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Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză – ep.6

Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete

 Vă prezentăm în continuare, în serial, una dintre cele mai complexe documentații referitoare la crimă organizată și terorism, derulate de celebrul traficant de armament Viktor Bout și complicii săi. Reamintim că celebrul Bout a fost prins de autoritățile americane, judecat și condamnat la 25 de ani închisoare de abia după ce serviciile secrete române (partenere de trafic cu armament ale lui Viktor Bout) l-au trădat. Parchetul General și serviciile secrete române au deschis cu această ocazie dosarul strict secret de importanță deosebită 628/D/P/2005, care și astăzi este ținut la sertarul cuplului Băsescu-Kovesi. Dosarul Armamentul, cum este acesta cunoscut  a fost disjuns în 4 iulie 2005, din dosarul Răpirea din Irak și conține date importante din dosarul Îigareta 2. Inclusiv Anexa S207 a dosarului Țigareta 2, secretizată abuziv de Palatul Cotroceni. Ce ascund complicii români ai lui Viktor Bout ? Veți afla în continuare. Din păcate, informațiile ne-au fost furnizate în limba franceză, neavând timpul necesar traducerii.

 Eduard Ovidiu Ohanesian

 Episodul 6

 Dans toute la saga de Viktor Bout, il existe un autre chargement qui est très représentatif de l’ineptie qui a prévalu à une époque (et encore maintenant) au sein du Pentagone. C’est à l’époque des soviétiques que ça se passe, et les avions de Viktot Bout sont réquisitionnés pour apporter discrètement aux chefs de guerre afghans des armes pour abattre les hélicoptères russes. L’arme ultime : un lance-missile tout nouveau capable de toucher au but à coup sûr. Le Stinger, il s’appelle. Pourquoi charge-t-on Viktor Bout de ce genre de basse besogne ? Car officiellement, ce ne sont pas les Etats-Unis qui les ont fournis pardi… mais tout ne va pas se passer comme prévu… les russes partis en 1989, il en restait énormément sur place, de ses missiles. Et avant d’intervenir en Afghanistan, ce que les américains rêvaient de faire, il fallait songer à les… ramasser, de peur qu’ils ne servent contre les hélicoptères américains. Alors, le Pentagone va décider cette chose incroyable : après les avoir offerts, il va proposer de les… racheter. Au prix fort. Sans que le pays ne le sache…

En Irak, les activités de Bout sont pourtant clairement établies. 190 atterrissages (au moins) de ses appareils ont été répertoriés à Bagdad, au service de la coalition. Le gouvernement anglais étant le signataire des contrats : „Jet Line International, la société utilisée par le DFID (Department for International Development, lié au ministère des affaires étrangères) en Irak, est un transporteur de fret aérien avec des bureaux en Ukraine. L’aviation civile Les notices d’autorité montrent que Jet Line a transporté des véhicules blindés à Bagdad pour le DFID. Le lot a quitté Manston, l’aérodrome du Kent en mars sur un cargo Ilyushin ill-76 ne portant aucun marquage d’entreprise. La compagnie aérienne est censée avoir été identifié comme une entreprise de Victor Bout dans une lettre d’avertissement distribué aux postes diplomatiques par le Département d’Etat américain en juin de cette année. (…)Trois semaines avant le vol Bagdad, le 27 février de cette année, le DFID a engagé un deuxième société, Aerocom,pour amener des tentes au Maroc après un tremblement de terre. Aerocom, basée dans l’ex-République soviétique de Moldavie, a également décollé à partir de Manston. L’entreprise, qui est également connue pour avoir travaillé avec plusieurs opérateurs, y compris Jet Line, a été nommée dans un rapport de sécurité de l’ONU d’avril 2003 comme étant impliquée dans les activités illégales, la contrebande ou le trafic de lanceurs de missiles, de grenades, de fusils automatiques de la Serbie au Libéria”. Les deux entreprises ont été embauchés pour le DfID par Air Charter Service (ACS), basé à Kingston, dans le Surrey. Des Illyushin sans marquage extérieur, voilà qui n’est pas sans nous en rappeler d’autres…

 Côté américain aussi Bout est de la fête : „L’armée américaine et les milliers d’entrepreneurs privés engagés pour restaurer les infrastructures en ruine de l’Irak ont besoin des fournitures nécessaires pour leur mission. À l’été, les Antonov sont en train de rugirur l’aéroport couvert de de cratères de Bagdad, transportant de tout, des tentes aux lecteurs vidéos en passant par les véhicules blindés et des kalachnikovs rénovées. Mais dans un embarras visible, les responsables américains ont appris plus tard que de nombreux avions russes ont été exploités par des sociétés travaillant pour Viktor Bout. Ses avions volaient pour des expéditions express pour l’US Air Force, des tentes pour l’Armée de terre, et l’équipement de terrain pour le pétrole et de personnel de KBR, une filiale d’Halliburton. Dans les mois qui ont suivi, l’entreprise phare de Bout a effectué des centaines de sorties dans et hors de Bagdad, en gagnant des millions de dollars sur le dos des contribuables américains”. Farah parle d’un embarras découvert plus tard : cela semble difficile à croire ; les américains ont travaillé avec lui pendant plus de dix années déjà… et savent très bien comment il maquille ses appareils en en changeant régulièrement l’enregistrement : c’est comme ça qu’ils livraient Massoud sans laisser de traces de leur implication directe : Victor Bout, ce n’était rien d’autre qu’un Air America d’une dimension supérieure !

 Mais Lee Scott Wolosky a perdu la mémoire. Il ne sait plus qu’en 2005, pourtant, un de ses supérieurs au sein du gouvernement de G.W.Bush, et pas des moindres, avait pourtant reconnu l’implication de Bout dans ses transports pour l’armée, en y mettant les précautions dont on se doute. „Dans une lettre de janvier 2005 au Congrès, l’adjoint au secrétaire à la Défense Paul Wolfowitz, avait admis que le ministère de la Défense a faire des affaires avec des entreprises qui, à leur tour, on confié en sous-traitance des travaux à des fournisseurs de second rang qui ont loué des appareils appartenant à des entreprises associées à M. Bout. Les responsables de la défense se sont occupés depuis à faire en sorte que les avions de Viktor Bout ne volent plus pour les États-Unis”, écrivait-il. „Neuf jours après la lettre de Wolfowitz lettre, un appareil que contrôlait Viktor Bout se posait à Mossoul, en Irak, selon les auteurs du livre”.

 Quatre ans avant le 11 septembre, Viktor Bout est partout et transporte de tout avec sa flotte d’une cinquantaine d’avions déjà . il quitte sa base d’Ostende à la même époque et commence à se créer un empire véritable, profitant de toutes les occasions pour empocher de l’argent  : „toujours en 1997, Bout monte une base dans un camp d’aviation abandonné à Pieterburg, en Afrique du Sud. Il construit une usine réfrigérante pour surgeler des poulets : un poulet surgelé coûte un dollar au kilo en Afrique du Sud et 10 dollars au Nigeria. Et c’est tout un tourbillon de compagnies : en août 1997 est créée Air Cess Swaziland qui fusionne avec un consortium local, AirPass. En 1998 est enregistrée en Guinée Equatoriale Cessavia, pendant que naît en République Centrafricaine Central African Airways. Toujours en 1998 apparaît à Alma Ata, au Kazakhstan la Irbis, une compagnie cargo qui n’a pas d’avions mais utilise seulement des transporteurs de Air Cess. Il y a ensuite Transavia Travel Cargo, Santa Cruz Imperial, Flying Dolphin, San Air General Trading ( la plus grande partie des informations sur cette compagnie sont tirées du rapport de l’ONU sur le rôle des transports dans la violation des sanctions contre l’Unità en Angola, rapport du 21 décembre 2001). Selon la Komsomolskaya Pravda( du 2 février 2002), la flotte de Bout comprendrait une soixantaine d’avions cargo. En 1997, c’est Bout qui évacue au Maroc le dictateur déchu du Zaïre, Mobutu Sese Seko. En 1999, en plus des glaïeuls à Dubaï et des poulets congelés au Nigeria, il transporte aussi des troupes du contingent de paix de l’ONU au Timor”.

 Difficile en ce cas d’ignorer ce qu’a fait Bout, et c’est aussi ne pas savoir comment USAID a acheminé pendant des années des vivres (et des espions !) comme je vous l’avais déjà dit, preuves photographiques à l’appui : „Sur un aéroport des émirats, on trouve donc logiquement des cartons d’USAID, manipulés par des soldats américains, pour être chargés à bord d’un drôle d’avion : un Ilyushin 76 d’Air Almaty, du nom de la capitale du Kazakhstan. Un avion conçu spécialement pour transporter… des chars. Sous son autre nom d’Irbis Air, on trouvait des avions d’Air Almaty, en réalité des avions de Victor Bout, dont les hangars (à Almaty !) jouxtent ceux de la firme nationale. Lui se promenait alors en Ouganda sous le nom d’Air Cess avec ses Ilyushin Il-18Gr, souvent aperçus à Djibouti. Bout faisait aussi souvent voler des vieux 727 Cargos, comme le UN-B2702, discrètement ciglé „cargo-cargo” et souvent aperçu à Sharjah, sa base de départ. C’était bel et bien un cargo appartenant à Victor Bout. Dont les avions ont donc aussi souvent véhiculé de l’USAID”. Parmi ces avions, le „célèbre” Antonov 12B, immatriculé 11007, d’East Wing, autre société écran de Victor Bout, employée régulièrement par… l’ONU.

 „Il avait donc certaines qualités. Au moment où le Mur de Berlin tombait, il a acquis ces gros porteurs de l’armée soviétique, qui se vendaient pour peu cher à un moment. Et il a eu ce coup de génie d’aller en Angola pour une opération des Nations unies. Et il a donc fait voler ses gros porteurs, car l’Angola était alors le seul pays qui enregistrait ces avions comme appartenant à l’aviation civile. Et c’est comme ça qu’il a fait ses premiers millions” dit Stephen Smith. De vrais caméléons, ses appareils, tel celui-là : vu à Sharjah en 1999, et devenu 3C-OOZ deux ans plus tard. Repeint en Air Cess sous le numéro RA-12975 (et devenu Bulgare !), qui a fini sa carrière au Mukalla Airport, au Yemen (tiens tiens !), le 31 mars 2005, fortement endommagé et devenu irréparable. Sept tonnes de poisson fichus. Le poisson, moyen idéal de dissimuler…. de la drogue ! Des Antonov repeints, démontés, remontés, cannibalisés, devenu de vrais Frankenstein volants, faits de pièces détachées éparses remontées à la va-vite. Résultat, au bout des crashs mémorables, invariablement, tant les engins sont dans un piteux état. „En résumé, la Compagnie russe East Wing a fait voler pendant un an au moins un avion sous un faux numéro. Et tout le monde, y compris les Nations Unies, s’en doutait. L’avion avait aussi volé en prime pour la Lybie, sous le registre de Buraq Air Services. GST Aero étant l’une des dernières compagnies à faire voler des BAC-111, comme celui dans lequel on avait harnaché sur chaque siège des caisses de Kalachnikovs”.

 Oublier USAID, et oublier aussi…. Massoud ! Qui avait livré et ravitaillé en armes le chef de la des moudjahidines du Nord ? Victor Bout ! Des voyages obligatoirement payés par… les Etats-Unis ! Car les fameuses caisses de missiles Stinger reçues par Massoud et ses acolytes chefs de guerre locaux comme Abdul Rachid Dostum, c’était lui qui les avaient transportées ! Dans l’ouvrage Ghost War, Steve Coll, prix Pulitzer, évoque la gestion catastrophique de ces Stingers amenés par les Antonovs de Bout. Une énorme gabegie et un autre détournement de fonds publics, encore une fois… Les américains ont tout d’abord donné les missiles aux afghans, pour les racheter plus tard, et bien plus cher ! „La CIA a fourni aux rebelles afghans des centaines de Stingers pour abattre les hélicoptères soviétiques et les avions de transport, entre 1986 et 1989 (…) Leur puissance a semé la peur au sein de milliers de piloteset de troupes russes. Après que les troupes soviétiques aient quitté le pays la CIA a craint que les Stingers soient achetés en masse par des groupes terroristes ou des gouvernements hostiles tels que l’Iran, pour en faire usage contre les avions américains transportant des passagers civils ou militaires” indique Coll.

 Il fallait donc faire quelque chose. D’abord les rechercher … ces fameuses boîtes, et ensuite les racheter, via l’intercession de l’ISI pakistanaise, c’est ça la révélation étonnante : „entre 2 000 et 2 500 missiles avaient été donnés par la CIA aux rebelles d’Afghanistan pendant la guerre. Beaucoup étaient allés aux chefs de guerre associés aux dirigeants islamistes radicaux anti-americains .Quelques missiles avaient déjà été acquis par l’Iran. Le président George H. Bush et plus tard président Bill Clinton ont donc autorisé un programme hautement classifié autorisant la CIA à en racheter le plus possible, car disséminés un peu partout. le Congrès l’a approuvé en secret et a offert des dizaines de millions de dollars pour soutenir ces achats. Le programme a été piloté par le Near East Division of the CIR’s Directorate of Operations, qui a supervisé le tout via la station d’Islamabad. La tenue de dossiers détaillés fondée sur les numéros de série des missiles a permis à la CIA de rester assez proche du nombre de Stingers remis au départ. Mais une fois que les armes ont atteint l’Afghanistan, on en a perdu la trace. En 1996, la CIA estimait qu’environ six cent Stingers étaient alors en fuite…” quand on entend ça, on se dit que rien n’a changé depuis 1996 : quand le général Petraeus décide d’armer les milices sunnites, en 2007, il leur donne des armes sans numéros… „un pari risqué” note la presse. Aucune comptabilité sérieuse ne sera faite de ces distributions d’armes. Le 6 août, au même moment, on apprenait justement que le Pentagone avait perdu la trace de 190 000 armes destinées à être distribuées à la police irakienne, de 2004 à 2005. Ce qui avait fait dire à Rachel Stohl, une analyste du Center for Defense Information que „cela signifieprobablement que les États-Unis ont involontairement fourni des armes aux mauvais acteurs… mais qui arme qui, dans ce fichu pays ?

A la fin des années 90 les Stingers ont été quand même récupérés, en définitive, mais à quel prix ! „Ce programme de rachats est allé plus loin encore”, nous précise en effet Coll  : „le programme a évolué ensuite en une sorte de suite de Guerre Froide avec enchères financières pour les seigneurs de guerre afghans. Le taux de rachat par missile variait entre 80 000 et 150 000 dollars pièces. Le service de renseignement du Pakistan (l’ISI) a traité la plupart des achats sur une base de sous-traitance pour la CIA, en profitant au passage pour prendre une commission sur chaque missile collecté. En partie parce que la puissance aérienne ne figurait pas beaucoup dans la guerre civile qu’a connue alors l’Afghanistan (en 1996), les chefs de guerre se sont révélés prêts à vendre leurs missiles. Le total des dépenses en espèces par la CIA sur les rachats des Stinger au milieu des années 1990, rivalise avec la totalité des liquidités des dons du gouvernement américain pour des raisons humanitaires d’assistance en Afghanistan au cours de ces dernières années. Les rachats des Stinger peuvent avoir amélioré la sécurité aérienne, mais ils ont aussi donné des liasses d’argent aux chefs de guerre qui ont détruit les villes d’Afghanistan”. Incroyable gabegie ! Inadmissible gestion ! On a enrichi les chefs de guerre en leur rachetant ce qu’on leur avait offert ! Inepte !

 Mieux encore, en mai 2006,l’ineffable Lieutenant General retraité et manipulateur Hameed Gul enfonçait le clou en rappelant sournoisement aux USA que „le Pakistan n’avait pas fourni à l’Iran des missiles Stinger et que seulement 35 s’y étaient retrouvés, mais par erreur”… jouant sur le rôle qu’avait tenu le Pakistan et ses services spéciaux dans le retour des missiles égarés, ou laissant entendre que l’ISI aurait pu s’en garder. Juste assez, en quelque sorte, pour en démonter un bon tiers et les examiner à la loupe pour en faire des copies… une sortie qui revenait en écho le 28 juillet dernier avec les documents de Wikileaks qui montraient qu’effectivement des talibans avaient tiré soit des Stingers soit des SA-7s russes, des HN-5 chinois, (tous classés dans la catégorie des MANPADS ou „Man-portable air-defense systems”) en tout cas des missiles qui ont bel et bien abattu des hélicoptères, notamment un Chinook. Des „manpads” qui peuvent se retourner contre les propres avions de Victor Bout : il est fort probable que l’Ilyushin Il-76 (EW-78849) de TransAVIAexport Airlines qui s’est écrasé à Mogadiscio, en, Somalie, le 23 mars 2007, ait été atteint par un de ces engins. En fait, Gul ressortait un texte imprimé dans le numéro du 17 octobre 1987 du New-York Times. Celui indiquant à peu près les mêmes chiffres de Stingers „perdus” : une trentaine. Survenue en juin 87, avec une patrouille de mudjahidines conduite par Yunus Khalis(du Hezb-i-Islami) , qui, pour se rendre dans la province de Nimruz ont fait un détour… par l’Iran où ils sont tombés en panne d’essence. Et ont été faits prisonniers et leurs engins saisis. Les USA „amis”les avaient alors réclamés diplomatiquement… sans les obtenir en définitive semble-t-il… les Stingers n’avaient pas été „envoyés” à l’Iran, ils y étaient arrivés par mégarde. Khalis, après avoir versé taliban, serait mort au Pakistan le 19 juillet 2006. En 2009, épilogue de l’affaire des Stingers (du moins on l’espère !) un „complot” est déjoué aux Etats-Unis : un américain a réussi à acheter un des ces Stinger, qui se révèle être inopérant, el FBI a tout pisté depuis le début (a-t-il rendu l’engin inopérant avant sa livraison, on ne peut le dire). On craint en tout cas pour une attaque civile… mais on se rappelle de ce qui a dû se passer en Afghanistan, et que la censure militaire a refusé de reconnaître, ce que Wikileaks a révélé : des missiles du type Stinger ont bien été tirés contre des hélicoptères US ou de la coalition. „Une autre explication possibleest tout simplement que les Stingers et les autres missiles tirés à l’épaule ont été utilisés par des militants islamistes, mais contre des cibles militaires américains plutôt que des civiles. En Afghanistan et en Irak, les rapports sur les causes exactes d’accidents d’hélicoptère ou en jet sont difficiles à trouver. Dans une récente note sur le blog du Washington Post, le colonel Lawrence Wilkerson, qui a été chef de cabinet de l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell, a suggéré que 200 000 soldats américains en Irak et en Afghanistan „présentent un bien plus grande cible pour Al-Qaïda que la patrie des États-Unis. „Il est certainement possible que des missiles tirés à l’épaule ont fait quelques-uns des près de 5 000 morts américains dans cette guerre”, reconnaît enfin le New-York Times le 22 mai 2009. Combien y-a-t-il encore de Stingers dans la nature, et sont-ils encore opérants, on n’en sait strictement rien !

19/09/2012 Posted by | Diverse | Un comentariu

Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză – ep.5

Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete Viktor Bout

Vă prezentăm în continuare, în serial, una dintre cele mai complexe documentații referitoare la crimă organizată și terorism, derulate de celebrul traficant de armament Viktor Bout și complicii săi. Reamintim că celebrul Bout a fost prins de autoritățile americane, judecat și condamnat la 25 de ani închisoare de abia după ce serviciile secrete române (partenere de trafic cu armament ale lui Viktor Bout) l-au trădat. Parchetul General și serviciile secrete române au deschis cu această ocazie dosarul strict secret de importanță deosebită 628/D/P/2005, care și astăzi este ținut la sertarul cuplului Băsescu-Kovesi. Dosarul Armamentul, cum este acesta cunoscut a fost disjuns în 4 iulie 2005, din dosarul Răpirea din Irak și conține date importante din dosarul Țigareta 2. Inclusiv Anexa S207 a dosarului Țigareta 2, secretizată abuziv de Palatul Cotroceni. Ce ascund complicii români ai lui Viktor Bout ? Veți afla în continuare. Din păcate, informațiile ne-au fost furnizate în limba franceză, neavând timpul necesar traducerii.

Eduard Ovidiu Ohanesian

Episodul 5

Et puis, dans mes recherches sur Viktor Bout, au détour d’un livre hélas bien trop méconnu, je suis tombé sur un épisode nordiste de la saga du vendeur d’armes. Un épisode qui s’est passé à l’aéroport de Lille-Lesquin, en 1985, au plus fort du conflit Iran-Irak, qui, par bien des côtés va ressembler à la guerre 1914-1918, les deux armées, assez dépourvues de moyens aériens se retrouvant à se faire une guerre de tranchées effroyable ; ou tout a été essayé, ou réutilisé, tel le „fameux” gaz moutarde ! Pour approvisionner les deux belligérants, tout un système quasi-mafieux de vente d’armes va se mettre en place avec ce qu’on va appeler „le Cartel des Poudres”, la réunion des plus grands producteurs européens de poudre à canon, dans lequel la France va avoir une part prépondérante. C’est ainsi qu’un jour un vieux Boeing va faire son apparition à Lesquin. Un avion de Santa Lucia, société où la CIA est plus que présente et qui bénéficie du soutien de de bon Viktor… ce transport incongru, en prime, n’aurait pas eu lieu si en Europe les mois de juillet et août n’avaient pas été des mois de congés payés : c’est l’autre aberration de cet épisode. Le conflit est un gouffre financier pour les deux pays comme notent si justement Walter de Bock et Jean Charles Deniau dans leur formidable livre „Des armes pour l’Iran”. Ils vont s’y ruiner tous deux. Une vraie mine, ce livre, un des rares ouvrages sur la question des livraisons européennes d’armes pendant le conflit dévastateur Iran-Irak. Une mine de révélations, aussi. Car c’est un conflit qui nous concerne, au premier chef, car la France, via la SNPE fera partie du „cartel des poudres” unissant divers pays créé par Karl-Eric Schmitz pour vendre au mieux de la poudre noire aux deux bélligérants. Cette poudre et des armes sont passées par Zaventem, Ostende mais aussi par Lille, comme le décrivent les deux auteurs.. Enorme révélation ! Nous allons emprunter de larges pans à l’ouvrage, tant il décrit avec brio le système que l’on vous explique depuis cinq épisodes déjà : tout d’abord la scène hallucinante du conflit. „Lorsqu’en 1983, les experts occidentaux parlent d’enlisement de la guerre, ils ne croient pas si bien dire. Trois ans après le déclenchement des hostilités, à quelques modifications territoriales près, le conflit Iran-Irak stagne (…) Malgré ses efforts Rouollah Khomeyni ne pourra reconquérir les lieux saints de l’islam chiite que sont Nadjaf et Kerbala en Irak. Les attaques « Aurore » se déroulent selon un scénario immuable. L’artillerie lourde lance un tir de barrage en préparation pendant que les avant-postes cisaillent les barbelés et font sauter les mines pour faciliter la progression des fantassins qui arrivent ensuite. Peu de blindés, pas d’aviation, des cohortes d’hommes à pied montant à l’assaut de citadelles de sable en traversant des champs de mines. Les Irakiens, enterrés, attendent et repoussent la plupart du temps l’attaque. Les deux armées utilisent du matériel des années 80 pour mener une guerre qui ne dépayserait pas les poilus de la Somme (…) Petit à petit la tactique des « vagues d’assaut humaines », aussi meurtrières que vaines, va faire place à des « opérations ponctuelles limitées ». Cela veut dire que l’Iran renonce aux grandes offensives qui devaient abattre le régime de Saddam Hussein « comme un château de cartes ». Face à cet enfer, les deux bélligérants achètent des quantités astronomiques de poudre et d’obus. „Le rapport du SiPRI suédois (institut international de recherches sur la paix) fait état pour les années 1983 et 1984 d’un accroissement considérable du nombre des pays fournisseurs d’armes et de munitions aux deux belligérants. L’Irak a reçu en 1984 ses approvisionnements de dix-huit pays différents contre trois en 1979 et l’Iran est alimenté par dix-sept pays contre cinq auparavant. Les experts du SiPRI remarquent que l’Iran reçoit ses armes aussi bien d’Israël que de Libye, de Syrie et de Corée du Nord. Ce qu’ils ignorent sans doute, c’est que ces trois pays ne servent que de transitaires, moyennant finance, à de l’armement occidental, principalement européen.”A noter les livraisons israéliennes, notamment en missiles sophistiqués et en roquettes Grad… les mêmes, datant du même âge, montrées récemment sur un port israélien (nous y reviendrons également). On va même aller plus loin : „Il a été montré que la Grande-Bretagne avait exporté du thiodiglycol, le précurseur du gaz moutarde et du chlorure de thionyle, le précurseur des gaz neurotoxiques, qui ont été tous deux utilisés dans une attaque chimique à grande échelle contre l’Iran pendant la guerre Iran-Irak par le régime de Saddam Hussein (…) Le 21 Mars 1986, le Conseil de sécurité des Nations Unies a reconnu que „des Armes chimiques ont été utilisées à de nombreuses reprises par les forces irakiennes contre les forces iraniennes, mais le Royaume-Uni est resté inébranlable et s’est abstenu de voter ou de condamner les d’armes chimiques du programme Irakien. Ironiquement, en 2003, le Royaume-Uni a utilisé cette excuse pour envahir l’Irak”. „En 1985, ce conflit est devenu le plus long conflit conventionnel depuis la Seconde Guerre mondiale. Bloquées à terre, les deux armées déclenchent l’escalade dans les airs, c’est la”guerre des villes”, ou sur mer en essayant à tout prix d’internationaliser le conflit d’où la „guerre des pétroliers „au cours de laquelle trente-huit navires seront détruits ou endommagés en 1985. Enfin durant l’été 1985, l’Irak va attaquer le terminal pétrolier de Kharg, par où transite 90 % des exportations de pétrole iranien. L’objectif, qui est d’asphyxier économiquement l’ennemi, ne se réalisera pas, bien que les dégâts causés soient importants. Le SIPRI note pour cette année 1985 l’apparition massive de nouveaux fournisseurs sur le marché lucratif du conflit Iran-Irak : le Brésil, l’Argentine, Taiwan. Ces pays, déjà remarqués les années précédentes, se taillent cette fois une place de choix au box office des marchands d’armes officiels. Ils sont moins chers, acceptent des conditions commerciales moins rigides et ne posent pas de questions. Les pays industrialisés ont-ils joué les apprentis sorciers en transférant leurs technologies dans ces pays qui produisentmaintenant à moindre prix les mêmes produits qu’eux ?”… Et les stocks, il faut bien les acheminer. Bizarrement, c’est en Europe du Nord que ça va se passer :)-à Ostende, on l’a vu, mais aussi à… Lille. „Dans l’après-midi du 24 juillet 1985, un Boeing 707 décolle de l’aéroport de Lesquin près de Lille, dans le Nord de la France. Quelques heures plus tard, en pleine nuit, il touche la piste de l’aéroport iranien de Chahbahar près de Téhéran. Les services de sécurité y sont aux aguets. Cela fait plusieurs jours qu’ils attendent l’atterrissage de cet avion et ses numéros, NI4AZ et 9G-ACX, leur sont connus depuis une semaine grâce au ministère iranien de la défense. A peine arrêté en bout de piste, l’appareil est entouré par des militaires. Près de 25 tonnes de poudre sortent du Boeing qui est loué par la société Santa Lucia Airways. Les Iraniens recensent notamment près de 11 tonnes de poudre-propulseur pour munitions de calibre 35 mm. Il y a aussi près de 7 tonnes de poudre pour balles et quelques autres composants pour la fabrication de munitions diverses.Au même moment, à Anvers en Belgique, André Bract, l’administrateur-délégué de la sdciété Transammo, spécialisée dans le transport de munitions et d’explosifs, établit la facture de l’opération. C’est lui qui a organisé l’acheminement vers Lille, en camions, de la poudre, depuis les usines PRB, en Belgique, et Muiden-Chemie aux Pays-Bas. Cette facture doit être envoyée à une société suédoise du nom de Scanco appartenant à Karl-Eric Schmitz, un homme d’affaires qu’il connaît fort bien. André Bract sait parfaitement que la poudre était destinée à l’Iran. Et il n’a pas été troublé non plus quand il a jeté un coup d’oeil aux documents qui l’accompagnaient”. Le numéro cité par les auteurs prêtera aussi à confusion : le 9G-AXC (et non 9G-ACX !) est un DC8, mais on le trouvait cet été 2010 encore à Ostende, aux couleurs de Meridian Airways, et juste aux côtés d’un Boeing en cours de démontage final. Meridian Airways, une firme ghanéenne sise à Ostende et qui ne trompe personne… c’est l’ancienne Air Charter Express, (ACE) fondée en 2005 (vu ici à Ostende en 2008 et en vol ici) avec ses deux DC-8 employés par le British Ministry of Defence sur la base de RAF Lyneham.. pour ravitailler l’Irak ! Les deux DC-8, depuis cet été, sont blacklistés et interdits de vol en Belgique pour défauts de maintenance répétés ! Or, à bien regarder, les fameux „Meridian” (bien entretenus pourtant !) ne sont autres que les non moins fameux „Ace Cargos” ceux d’une firme dont le siège est dans l’Arkansas… sur le Little Rock Municipal Airport. En fait, on trouve pourtant bien un 707 au même indicatif donné par les auteurs : l’ancien de la „West Africa Airline”, photographié ici à Mulhouse. C’est bien un cargo. Que l’on retrouvera sous les noms de Seagreen en 1994, et d’une firme „inconnue” des Caraïbes en 1987… on ne lui avait repeint alors que la queue : c’est pour y couvrir le logo de Santa Lucia Airways ! A Bruxelles, en 1986, sous on numéro de NI4AZ, il arborait le bon encore de Santa Lucia… Seagreen, la firme de David Paul Tokoph et son frère Gary ! Que tout cela est bien imbriqué ! Jonglages de numéros et de logos, avions dont on ne repeint que la queue ou dont on efface le sigle sur le fuselage : du grand Bout ! Selon beaucoup, Rossignol est un trafiquant bien protégé, comme je vous le disait déjà il y a deux ans : „ex-avocat et pilote issu des milieux d’extrême-droite – mais dire de mercenaires et de trafiquants d’armes qu’ils sont issus de l’extrême droite, c’est souvent un pléonasme”. Ronald Rossignol a été arrêté en France en 1984, accusé d’une banqueroute frauduleuse de quelque 130 millions de FF. Il était en affaires avec Mobutu. Et pourtant il disposait du plus vaste hangar de l’aéroport d’Ostende, à côté de la tour de contrôle ; sa cause était ardemment défendue par un haut respon sable de l’aéroport, Paul Waterlot. Son père était un proche collaborateur du ministre de la Défense belge, Paul Van den Boeynants ». » Une commission d’enquête du Sénat belge avait expliqué la difficulté de l’enquête sur les trafics de Rossignol par l’opacité des diverses contributions : le Boeing était loué par la branche ostendaise de la firme britannique ACS, soit Air Charter Service. L’avion, parti à vide d’Ostende, était piloté par un Américain et un Britannique et la transaction fut organisée par la compagnie Trans Balkan Cargo Service, basée à Amsterdam et utilisant les locaux ostendais d’ACS. ACS déclara avoir été trompée par la firme néerlandaise et, selon des experts militaires, le matériel exporté pourrait être un système bulgare de missiles portables Igla”.Nous allons les retrouver, ces fameux missiles… Le système est rodé et c’est tout un montage sophistiqué, et cela passe par la fabrication de fausses commandes, nécessaires pour leurrer les douanes : „sur ces papiers il a. vu que la poudre venue de PRB était prétendument envoyée à une société près d’Athènes du nom d’Elviemek. Et que la marchandise qu’il est allé chercher chez Muiden-Chemie aux Pays-Bas était, apparemment, destinée au ministère de la défense de Belgrade. Curieuses cargaisons pour un• avion qui part de l’Iran ? Certainement pas pour André Braet qui jouit en Belgique, depuis de longues années, d’une sorte de monopole pour le transport de munitions. Le Belge est un homme-fige du Cartel dont les membres, aussi bien en Belgique, en Grande-Bretagne qu’aux Pays-Bas, apprécient la discrétion. Chaque fois que leur marchandise passe par la Belgique, à Zeebrugge, à Anvers et vers Lille ou Cherbourg, ils font appel à la Transammo. Ce qu’il fait aujourd’hui avec l’Iran, André Braet le faisait déjà dans les années 70 pour l’Afrique du Sud : remplir des docu-ments, régler les formalités douanières, puis envoyer la acture et, surtout, se taire. Avec lui, au moins, Karl-Eric Schmitz n’a pas besoin de faire semblant. Dans leur correspondance, ils parlent ouvertement de l’Iran, ce que les membres du Cartel évitent soigneusement. Ce rapport de confiance entre les deux hommes repose sur un petit secret : André Bract fabrique aussi, sous les ordres du Suédois, des faux en écriture pour duper les autorités belges, françaiseset espagnoles sur la destination réelle des fournitures du Cartel.” Karl-Eric Schmitz ne l’a pas inventée, la poudre, mais il en a été le roi ! Comme le raconte ici ean-Philippe Miginiac : „Les Douanes suédoises ont très bien expliqué le fonctionnement du Cartel. Y participaient les plus grands fabricants européens de ” poudre „, Nobel en Suède, PRB en Belgique, SNPE en France, Nobel Explosives en Ecosse, Muiden Chemie en Hollande, Forcit et Kemira en Finlande, Rio Tinto et Snia Bdp en Italie, Vinnis en Suisse, Vass en Allemagne… qui, durant leurs repas d’affaire à Paris, Madrid, Genève ou Brugges, se partageaient les marchés. Au centre était Karl Erich Schmitz, l’organisateur, dont la tâche consistait à assurer les paiements et la logistique des livraisons afin de ne pas attirer l’attention des autorités. Comme l’expliqua lui-même Karl Erich Schmitz aux Douaniers suédois, la compagnie d’Etat Yougoslave, FDSP, acheta par exemple les quantité non-livrées par l’Afrique du Sud à des membres du cartel pour les livrer elle même à l’Iran… et pour ne pas attirer l’attention des autorités égyptiennes lors du passage du Canal de Suez, les cargaisons étaient sensées avoir pour destination le Kenya grâce à des faux certificats fournis par Karl Erich Schmitz. Les affaires étaient florissantes car Iran et Irak consommaient chacun à peu près, d’après les experts, dix fois la consommation des principales armées européennes en munitions d’artillerie lourde”. Dans ce livre étonnant encore, on découvre que le transport de poudre, un produit lourd, est passé aux avions après les containers pour une raison très étonnante : la subite pénurie de containers due aux… congés d”été des fournisseurs habituels ! „C’est la première fois que Karl-Eric Schmitz fait appel à une compagnie aérienne pour ses livraisons à l’Iran. En raison des congés annuels dans le secteur maritime, il a pris cette décision, à la demande insistante de Téhéran qui veut à tout prix éviter l’interruption des livraisons. La guerre, elle, ne prend pas de congés. Au cours de l’été 1985, il y aura en tout, à partir de la France, deux vols pour assurerla continuité du trafic avec le régime de l’imam Khomeyni. personnes qui l’ont fréquenté en Belgique. Entre mars et mai 1986, la Santa Lucia a transporté des armes, pour le compte de la CIA, jusqu’à la base militaire de Kamina au Zaire. Elles étaient, selon le New York Times, destinées aux rebelles angolais de 1’UNITA. Le 23 mai 1986, un Boeing de cette même compagnie a emmené Robert McFarlane, l’un des hommes clé de l’Irangate, au Proche-Orient. Un autre Boeing de la Santa Lucia a servi, en novembre 1985, puis deux fois en février 1987, à des transports d’armes vers l’Iran à partir de bases militaires américaines.” Robert Mac Farlane, alors déjà en retraite, à bord d’un avion de la nébuleuse Victor Bout ? Les américains auraient donc déjà il y a 23 ans été complices, pour l’oublier 23 ans plus tard ? Oui, et sans beaucoup de surprise, car les activités de ce dernier sont elles aussi au cœur du scandale des Contras. „McFarlane servait en qualité d’assistant au secrétaire d’État Alexander Haig, en 1981, comme il l’a écrit lui-même dans son livre „Taking the War to Nicaragua” et a dirigé la Restreint Inter-Agency Group (RIG) qui a formulé et exécuté les ordres de l’administration centrale de la politique américaine. Plus tard, en tant que National Security Adviser, McFarlane a exhorté Reagan à négocier un contrat d’armement avec des intermédiaires iraniens contre l’avis du secrétaire à la Défense Caspar Weinberger et le secrétaire d’État George Shultz. En mai 1986, après sa retraite, il a agi comme responsable de l’envoi de deux avions remplis de pièces d’armes livrées aux Iraniens. Lorsque le premier plan a échoué à gagner la coopération iranienne pour relâcher tous les otages, McFarlane a refusé d’effectuer le second plan et est retourné à les États-Unis où il a conseillé au président d’arrêter les livraisons. Quand les nouvelles de la mission secrète échouée a été publiée au Liban dans l’hebdomadaire Shiraa Al, avec des détails peu flatteurs et la confirmation de hauts responsables iraniens, le chef d’état-major de Donald Regan a tenté de raconter des histoires. McFarlane refusé de parler à la presse, mais a été secoué par l’accusation Reagan comme quoi il avait été l’agent unique derrière les transferts d’armes. McFarlane a rapidement envoyé un courriel à Poindexter le menaçant d’une poursuite en diffamation et avertissant qu’il „ne tolérerait pas les menaces de Don Reagan”. Mac Farlane, lâché par Reagan aura une triste fin de carrière : Découragé, et plutôt lâché et injurié par ses anciens collègues, McFarlane a tenté de se suicider avec une surdose de Valium le 9 Février 1987, disant qu’il avait failli à son pays. En 1988, il a plaidé coupable à quatre chefs d’accusation, dont celui de délit d’avoir caché des sources au Congrès pour son rôle dans le cover-up de l’Iran-Contra. Il a été condamné à deux ans de probation et une amende de 20 000 dollars, mais a été gracié par le président George H.W. Bush la veille de Noël 1992 avec les autres acteurs clés dans le scandale, au cours de la période „tordue” de la présidence de Bush (père). Ah, grâcier les vieux amis, le privilège présidentiel préféré semble-t-il… Pour transporter, ce sera donc parfois aussi des avions : Mais Karl Erich Schmitz était surtout un organisateur génial qui savait résoudre au mieux tous les problèmes de transport. Ainsi c’est le Wall Street Journal qui révélait en 1987 que pour assurer deux transports d’explosifs vers l’Iran en 1985, Karl Erich Schmitz avait utilisé les services de la compagnie aérienne ” Santa Lucia Airways „. Le premier vol eut lieu le 24 Juillet 1985,transportant des explosifs de Muiden Chemie et PRB avec de faux certificats yougoslaves et grecs. Le second vol eut lieu le 14 Août de la même année, d’Israël vers Lille et de Lille vers l’Iran. Une commission d’enquête parlementaire belge confirmera en 1989 que Santa Lucia Airways, sous-traitant de la compagnie Belge Sabena, était bien connectée à des transports illégaux d’armes vers l’Iran et l’Angola.Santa Lucia Airways, aujourd’hui disparue, est une des compagnies aérienne connue pour ses liens étroits avec la CIA. Trois mois après Karl Erich Schmitz, d’ailleurs, Olivier North, le célèbre officier américain organisateur de l’affaire Iran-Contra avait en effet utilisé le même Boeing 707 de Santa Lucia Airways, immatriculé J6-SLF, pour livrer des missiles américains à l’Iran”.C’est celui-là qui décollera de Lille-Lesquin ! Ici photographié à Ostende en avril 85,et à Bruxelles en mars 1987… avec sa peinture queue de Tradewinds, son propriétaire précédent en train de ressortir. A noter déjà la technique consistant à ne faire que reprendre une déco existante : ici, seule la queue avait été repeinte ! Viktor Bout n’a rien inventé et a appliqué les techniques de masquage de la CIA ! L’avion lillois utilisait le procédé de dissimulation en fausse facture décrit : son trajet indiqué n’est pas celui de la réalité. Et cela donne des choses rocambolesques devant les pandores de la République : „Selon les documents officiels, les deux appareils partis de Lille auraient atterri à Athènes. Mais le prix de la facture correspond exactement à celui d’un vol Lille-Téhéran, le quintuple du prix habituel pour la capitale grecque. Ces deux expéditions ont d’ailleurs causé des soucis à André Bract. Le 24 juillet, quand ses camions ont voulu franchir la frontière franco-belge à Ménin-Est, les douaniers français ont bien laissé passer les trois premiers véhicules, chargés de poudre, mais ils en ont stoppé un quatrième qui transportait quelques centaines de milliers de détonateurs destinés, eux aussi, à l’Iran. André. Bract a eu beau plaider qu’un avion attendait, les braves fonctionnaires sont restés sur leur position : en France des détonateurs ne peuvent être transportés que par train. Et comme il n’y a pas de liaison ferroviaire entre la frontière belge et l’aéroport de Lille-Lesquin..” Des douaniers qui participent aux transferts d’armes on aura tout vu dans cette affaire, comme le précisent un peu plus loin les auteurs… Mais continuons ce savoureux récit :”le premier Boeing de la Santa Lucia est finalement parti avec la poudre du Cartel mais sans les détonateurs. Lors du second voyage vers Lille, les camions de la Transammo auraient été escortés par cinq gendarmes français, de la frontière à l’aéroport de Lesquin. André Bract mentionne ce fait sur la facture destinée à la Scanco. Le coût, explique-t-il, est de près de 100 dollars par gendarme. Ces serviteurs de la loi ne se sont certainement pas rendu compte qu’ils couvraient, ce jour-là, une opération de contrebande. Qui a fait appel à eux et pourquoi ? André Bract ment-il ? Mystère.La direction nationale des enquêtes douanières à Paris pourrait sans doute dire d’où venaient et où partaient réellement la poudre et les accessoires pour munitions qui ont été chargés dans ces avions mais elle s’est toujours montrée évasive, malgré les demandes officielles, des douanes belges en particulier. Et pourtant des conventions obligent les pays européens à coopérer dans de tels cas.” Des avions de trafiquants escortés par la police nationale, avouez que c’est un comble ! Dans les deux Boeing de Lesquin il y a bien tout ce qu’il faut au final.”Une première partie des deux cargaisons a été officiellement fournie, comme on l’a dit, par la société belge PRB. Ils’agit, essentiellement, en dehors d’une tonne de poudre CBI, d’accessoires pour la fabrication de munitions, des détonateurs en particulier. Ce matériel a notamment pour origine un sous-traitant ouest-allemand, la Dynamit Nobel. La plus grande part des deux cargaisons était cependant composée de 28 tonnes de poudre venant de la société néerlandaise affiliée au Cartel, la Muiden-Chemie. Selon les factures de cette firme, il y avait dans’ le premier avion 6,9 tonnes de poudre Ml 155 mm et 11,9 tonnes de poudre 105 mm. Le solde a été transporté dans le second Boeing. Comme on l’a vu, ces 28 tonnes de poudre étaient prétendument destinées au ministère yougoslave de la défense à Belgrade qui a fourni, une fois de plus, un certificat de destination finale fictif. Cette filière yougoslave risque cependant d’être découverte à tout moment. Le 16 août 1985, Karl-Eric Schmitz s’en inquiète auprès de ses amis de Belgrade : „Les autorités belges ont demandé une confirmation que les marchandises, citées dans nos contrats, sont bien destinées à vous. Puisque nous venons de solliciter une licence d’exportation, il est important que vous apportiez cette confirmation. Sinon, on donnerait l’impression d’avoir, dès le début, préparé une opération de réexportation. Faites-nous savoir si vous pouvez nous fournir une déclaration dans ce sens”. Le trafiquant s’affole. L’ingénieux système, celui d’un cartel des fournisseurs de poudre européens est éventé… quant à Karl Erich Schmitz, il ne sera pas perdu pour tout le monde, et surtout pas pour Jean-Louis Gergorin (? ??)… KES, et sa fameuse „European Association for the Study of Safety Problems in the Production of Propellant Powder” (EASSP)…” Dans l’affaire de Lesquin, Bout, via la société écran Santa Lucia Airways de son ami Roy Reagan n’a joué qu’au transporteur : c’est Karl-Eric Schmitz le vendeur d’armes. Les profits faramineux qu’il engrange donnent envie à Victor Bout de faire de même : dès 1987, il est déjà tenté de ne plus être simple transporteur : il devient comme Karl-Eric Schmitz vendeur et livreur. L’occasion de faire davantage de profits encore : ce qu’il apporte est une solution clés en mains. A l’époque, une fois Schmitz grillé, il devient le seul à pouvoir le faire. Et comme Schmitz…”Santa Lucia Airways, aujourd’hui disparue, est une des compagnies aérienne connue pour ses liens étroits avec la CIA. Trois mois après Karl Erich Schmitz, d’ailleurs, Olivier North, le célèbre officier américain organisateur de l’affaire Iran-Contra avait en effet utilisé le même Boeing 707 de Santa Lucia Airways, immatriculé J6-SLF, pour livrer des missiles américains à l’Iran”. Claude Moniquet ne dit rien d’autre en définitive, même s’il se trompe sur l’Artic Sea : „les iraniens ont cherché à diversifier leurs approvisionnements dès 1984 : Le recours au trafic et aux achats illicites est né durant la guerre avec l’Irak et a été pratiqué de manière récurrente par Téhéran depuis les années 80 ainsi qu’en témoignent les quelques dossiers suivants … 1984 : le Suédois Karl-Erik Schmitz organise un vaste réseau d’approvisionnement de l’Iran, en passant notamment par l’Italie et la France” ..suit la liste des fournisseurs, dans laquelle on retrouve des gens tels que Jacques Monsieur, arrêté aussi depuis aux USA. La France, citée dans le conflit, nous ramène au Rwanda, où les avions de Bout font des rotations pour l’armée française…. Avec les profits réalisés, Bout peut songer à moderniser sa flotte… mais cela nous le verrons plus tard…

19/09/2012 Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Diplomatie, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Raportul Ohanesian, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe | Un comentariu

Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete – ep. 4

Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză

 Episodul 4

 Dans les pays cités parmi ceux qu’ont le plus visité Viktor Bout et ses avions, figure un pays européen central : la Roumanie, ex satellite de l’URSS libéré de son joug dictatorial Ceaucescien, à la chute de l’emprise russe. Comme tous les pays périphériques d’une machine de guerre devenue folle et démesurée, c’est un grand fournisseur en armements. Un pays membre désormais de l’union européenne, mais qui a continué à produire des armes, notamment légères, en quantités astronomiques : c’est sa façon d’entrer dans „l’économie de marché” sans doute. Avec la Slovaquie, la Moldavie et son croupion de Transnitrie, nous avons là les principaux lieux de production d’armes dans le monde européen. Logique d’y voir passer régulièrement les avions d’approvisionnements de Viktor Bout. La plupart des armes ayant servi lors lors du conflit Rwandais provenaient de cette région du monde. Apportées par les Antonov ou les Tupolev de Bout, en même temps que les miliaires français dépêchés sur place…

 La Roumanie, donc et son industrie de matériel de guerre. Sur les forums des obnubilés par les armes („un public averti” !), on vante les copies de „Dragunov à vendre”,déniché sur Internet ! La Dacia Logan et Sandero, mais pas que cela donc : la Roumanie est le onzième producteur d’armes dans le monde. Regia Arsenalul Armatei et RATMIL, La Compania Nationala Romarm, S. C. Metrom Sa, S.C. Avioane Craiova S.A., S.C. Uzina Mecanica Cugir S.A.et stimpex s.a. SPECTRUM Ltd. Aerostar S.A sontles usines principales. Devant une telle pléthore de firmes et de produits, il existe bien une „filière roumaine” de Viktor Bout pour les écouler : „Les avions de Victor Bout ont opéré non seulement de la Roumanie, mais aussi de pays voisin, comme la République de Moldavie. Un de ces avions immatriculés en Moldavie, l’ER-75929 (un Il-18 photographié ici à Chisinau) a effectué 73 vols, dans le trafic d’armes de la Roumanie pour l’Afrique, via le tarmac de l’aéroport militaire de Bucarest Otopeni-sous le nom d’Air Acvila (code RRM), une société détenue par le ministère roumain de la Défense”. Pour donner le change, le même avion transportait l’équipe nationale de foot de Moldavie en 1999. Et était photographié aussi à …Ostende.

 Tous ces vols sont suivis de près par… la CIA.”Un journaliste de la télévision polonaise, M. Witold Gadowski, a rapporté dans son article, publié en Mars 2008, que de seulement juillet 1997 à octobre 1998, des officiers de la CIA ont répertorié 37 vols d’avions de Victor Bout de la Mer Noire, à l’aérodrome de Burgas vers les pays africains. Seulement pour l’Angola, les compagnies aériennes de Victor Bout ont livré pour 15 millions de dollars de dollars d’obus d’artillerie, 20 milles obus de mortier ainsi que 20 lanceurs de missiles et 6 300 missiles. En Afrique, Bout a coopéré avec un autre fameux marchand d’armes, Ranjivan Ruprah, du Kenya. „Burgas était le nœud central du trafic de cigarettes organisé au profit de Milosevic, auquel a aussi amplement participé Victor Bout. La Roumanie n’a pas arrêté de vendre depuis, loin de là. Au 1er septembre 2010, un rapport indiquait que la Roumanie avait accordé 432 permis en 2009 pour des ventes d’armes, dont 294 „d’importation et de transfert”pour une liste de clients dont la tête était tenue par l’Algérie, l’Afghanistan, les USA et l’Iraq pour 145 millions de dollars au total. Les importations représentant 72 millions de dollars, notamment de de France (!), des USA et d’Iraq (?). le 19 juin 2010, Amnesty dénonçait ce trafic en termes très nets. „Le rapport cite en tant que vendeur bulgare provenant de Sofia les armes livrées par Armico Ltd, qui avait l’autorisation du gouvernement bulgare de les exporter au Rwanda. La Bulgarie, les gouvernements français et kenyans qui ont permis l’exportation et le transit de la cargaison d’armes à travers leurs territoires ont omis d’arrêter ces transferts, selon le rapport”.

 En 1989, l’effondrement de l’URSS ruine littéralement l’industrie d’armement roumaine, qui perd alors 90% de ses commandes : il faut trouver de nouveaux débouchés, et c’est ce dont vont se charger les militaires eux-mêmes. „Au sommet de l”organisation du trafic roumain, des personnes du sérail militaire. En fait, la gestion du réseau d’entreprises sous-traitantes appartient au colonel George Dumitrescu, un officier de haut rang de la brigade anti-terroriste du SRI (le Service roumain de renseignements intérieure), qui a coordonné les activités des citoyens arabes et de leurs frères musulmans en Roumanie. Son cousin, l’ex- responsable du personnel de l’Académie du renseignement dans leannées 1990, a été nommé procureur de l’armée à la Cour suprême. Toutes les opérations de contrebande de cigarettes de ce réseau ont été soutenues par un général et le chef de la Division économique du contre-espionnage de la SRI.” La SRI joue un rôle extrêmement important dans la fabrication des faux papiers nécessaires au exportations clandestines d”armes. „Du personnel de la SIE (Foreign Intelligence Agency de la Roumanie) basés dans les ambassades roumaines a été chargé de préparer les faux documents nécessaires pour les opérations commerciales des trafiquants d’armes du réseau”. La section des commentaires à cet article du Times Online mentionne un lien entre Bout et le gouvernement roumain dans la période allant de 1996 à 1999 en la personne du colonel Gigel Bratiloveanu. Ce colonel travaille actuellement comme conseiller économique pour l’Ambassade de Roumanie à Moscou, de sorte que le gouvernement roumain ne doit pas être très loin de ses activités. Après tout, l’ambassade se trouve à Moscou, pas en Sibérie.”` L’homme cité aurait eu un rôle dans les événements qui ont conduit Bout en prison : „Maintenant, M. Bratiloveanuest chargé en tant que représentant commercial de l’ambassade de Roumanie à Moscou. C’est lui qui a donné la clé USB à Viktor Bout avec dedans le prix roumain des systèmes de missiles sol-air pour la guérilla des FARC”.

 Roumanie, Moldavie mais aussi Slovaquie. Parfois, les avions de Bout font le relais pour les autres : en janvier 1999, le Sunday Times, de Londres, a également indiqué que Sky Air Cargo, de Londres, et la Airlines Occidental, d’Ostende appartenant à un commerçant belge d’armes, Ronald Rossignol et ont utilisé de vieux Boeing 707 chargés de fusils d’assaut AK47 et des mortiers portatifs de 60 mm vers Bratislava, la capitale slovaque. Soi-disant destinés à l’Ouganda, les armes, 40 tonnes à la fois, sont allées au Libéria et la Gambie, où ils ont été ensuite transférées sur les vols à partir d’un aérodrome de brousse à Kenema en Sierra Leone, par les services de Victor Bout. Finalement, les armes ont été apportées à des rebelles dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). On le voit, quand ce ne sont pas les avions que l’on déguise, ce sont les trajets que l’on rend complexes.

 La Roumanie donne également à Viktor Bout l’occasion d’ouvrir d’autres portes. Parmi les russes expatriés, beaucoup deviennent citoyens israéliens. „Dans ces nébuleuses, les membres des mafias de l’ex-URSS, devenus ressortissants israéliens, sont de plus en plus nombreux. Shimon Naor est ainsi suspecté par la Roumanie, son pays d’origine, d’avoir frauduleusement alimenté en armes le Burkina Faso et le Togo entre 1996 et 1999” note Fanny Pigeaud de RFI. Israël, fortdemandeur en armes de toutes sortes, a en effet déjà un pied dans la place : Un exemple en est l’activité de la société israélienne Romania Emtam, qui a tenté d’exporter en Israël plus de 3 000 lance-flammes adaptables sur armes automatiques qui avait été illégalement fabriqués en Roumanie. Afin d’obtenir la licence d’exportation, les lance-flammes avait été étiquetés comme „pièces de tour industriel”. Viktor Bout est évidemment à l’affut. „Son partenaire israélien en Roumanie, l’amiral Shimon Naor, un ami de l’ex-président roumain Emil Constantinescu, le fait entrer dans l’arsenal de Romtehnica, et les entreprises roumaines de Defense. Les cigarettes embarquées selon les papiers à bord de l’avion d’Air Sofia, seront en fait, des fusils et des munitions chargés à Bucarest-Otopeni pour une destination sous embargo en 1998 (la Sierra Leone). Qui est Naor Shimon ? Ou plutôt, qui est le lieutenant-colonel Shimon-Hershkovitz ? C’est Ha’aretz qui l’explique, dans le contexte des scandales de corruption au ministère de la Défense israeilien (…). A après sa sortie des Forces de défense israéliennes, Naor Shimon est devenu un marchand d’armes pour plusieurs entreprises israéliennes. Il sera arrêté en Roumanie au mois d’août 1999sur la suspicion de vendre des armes roumaines, au moyen de faux documents (ceux des certificats de l’utilisateur final, qui indiquent que les armes étaient à destination auTogo) à la guérilla deJonas Savimbi, violant ainsi les sanctions de l’ONU sur les ventes d’armes à l’Angola”. Naor, arrêté en Jordanie en 2004 et condamné en 2006 à 11 ans de prison recevra six années de plus pour activités criminelles. Mais il avait réussi à s’enfuir, grâce à l’imbroglio de la justice roumaine. Fuyard, la France l’a retrouvé en mai dernier : „Bucarest a demandé samedi aux autorités françaises le transfert d’un ressortissant roumano-israélien condamné à onze ans de prison pour trafic d’armes et arrêté en France. Selon les autorités roumaines, Shimon Naor, âgé de 60 ans et recherché depuis 2006, „a falsifié plusieurs documents de transport” obtenant „une licence d’exportation d’armement et de munition dans des pays soumis à un embargo”. Selon l’agence de presse Mediafax, les armes auraient été transportées au Nigeria et en Érythrée. M. Naor qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen, avait été arrêté en août 1999 et libéré pour des raisons procédurales. Il avait aussitôt fui la Roumanie mais a été jugé par contumace (ROMÂNIA LIBERĂ)” nous apprend l’ambassade de France en Roumanie”. Dans la presse, rien sur le personnage. En mars 2007, Air Sofia avait été interdite de vol et s’était aussitôt mue en United International Airlines, une compagnie…serbe, disposant de 5 vieux Antonov 12 (YU-UIA. YU-UIB, YU-UIC, YU-UID, YU-UIE).

 Devant la forte demande du Libéria, ou émanant du conflit Rwandais, Bout va être obligé de se disperser, et de confier des transferts à d’autres associés tels que Leonid Minin, trafiquant arrêté en Italie dans des conditions rocambolesques évoquées ici.Dans son rapport de juin 2010, Amnesty revient sur son jugement. „Les documents de la Cour semblent montrer comment Minin aurait fourni non seulement les armes, mais aussi un avion qui a servi à les transporter au Libéria. Avec l’aide d’une société immatriculée à Gibraltar, aurait Minin pris des dispositions pour la livraison d’armes à transporter de l’Ukraine à Burkina Faso à l’aide d’un Antonov-124 un aéronef exploité par une société du Royaume-Uni et a fourni un certificat d’utilisateur final indiquant ostensiblement que les armes étaient destinées au gouvernement du Burkina Faso. Les documents de vol et les photographies révèlent que les armes ont ensuite été envoyées sur Ouagadougou, et de Bobo Dioulasso au Burkina Faso vers le Liberia, en utilisant un jet privé BAC-111 appartenant à Minin, enregistré aux ïles Caïman.”

 Cela n’a pas de fin, semble-t-il en effet. „Le lien entre l’aéroport d’Ostendeavec des entreprises de trafic d’armes semble être une histoire sans fin. Selon le Sunday Times de Londres du 3 juillet 2005, et un rapport d’Amnesty International du 5 Juillet, 2005, African International Airways a fait un total de six vols en provenance de l’Albanie vers capitale rwandaise de Kigali à la fin 2002, et début 2003 en pleine violation des sanctions de l’ONU, transportant plus de 250 tonnes d’armes dans des DC-8 acargos. La cargaison d’armes, composée de mitrailleuses et de munitions de pistolets, des grenades et des lance-roquettes, a fini dans les mains de groupes rebelles soutenus par le Rwanda basé dans la province du Congo en proie aux conflits de l’Ituri et reconnus coupables d’actes de torture, de viol et assassinat. African Airways est depuis de nombreuses années un visiteur très régulier à l’aéroport d’Ostende. Ainsi, ont également été enregistrés à la fois des appareils du Swaziland en AIA, des DC8 responsables de vols d’armes et il en reste encore trois autres en Afrique du Sud enregistré AIA également. L’organisateur du transport d’armes était un courtier en location du Royaume-Uni, Platinum Air Cargo, qui a également une branche à Ostende enregistrée dans un siège adjacent à l’aéroport.”

 Le procédé d’envoi par faux documents d’export passe toujours par l’émission de faux documents d’exportation, en provenance soit de la Roumanie, ou de la Bulgarie, nous dit Amnesty : „Le 16 Janvier 2007, le gouvernement rwandais a publié un „certificat d’ utilisation finale” (EUC) pour l’acquisition de 49 kits de pièces et outils pour canons de 14,5 mm KPVT. Selon l’EUC, les armes devaient être achetés par une société de courtage d’armes enregistrée au Royaume-Uni, System Use Contract Ltd, qui ne semble pas avoir obtenu de licence de courtage du gouvernement britannique pour la transaction. Les documents de transport indiquent que les pièces de mitrailleuses ont été fournies par une firme basé à Sofia, Armico Ltd, agréée pour l’exportation au Rwanda par le gouvernement bulgare. Les armes ont été finalement exportées de Sofia le 19 Septembre 2008″…. via les avions de Viktor Bout !

 Mais il n’y a pas que la filière Bout : dans un étonnant document, Amnesty démontre dans le même rapport que des armes ont été encoyées à Kigali via des avions… d’Air France, et même pas via des avions cargos : les passagers étaient donc assis au dessus des armes, disposées en soute ! „Les documents de transport montrent que l’expédition a été réalisée sur une base régulière du vol régulier de passagers d’Air France (numéro de vol AF2687 ) à partir de Sofia vers Charles de Gaulle, à Paris. Il s’était ensuite rendu à Nairobi sur le vol KQ 8002 le 24 Septembre 2008. Sa destination finale, dans les documents de transport, était Kigali. Le document d’expédition énumère également une société sud-africaine comme étant en charge de la manipulation du cargo.” Amnesty, très amer, conclut :  „les entreprises françaises, bulgares et d’Afrique du Sud semblent avoir agi en toute légalité. Les gouvernements de la Bulgarie, de la France et ldu Kenya qui ont permis l’exportation et le transit de l’envoi à travers leurs territoires n’ont rien fait dans ce cas pour arrêter les transferts d’armes irresponsables. Dans le cas de la France, les mécanismes institutionnels pour le faire correctement ne sont pas en place.La France, aux côtés de la Belgique, a été à la pointe pourtant des efforts multilatéraux visant à intégrer les transporteurs dans les transferts d’armes et les mécanismes d’octroi de licences”. Notre bon ministre Morin, futur démissionnaire, devra bien s’expliquer un jour sur le vol AF2687… où des passagers français sont partis assis sur des bombes volantes… Viktor Bout a toujours bénéficié d’un laxisme généralisé ! Celui des Etats, tous heureux de se trouver une couverture.

 D’autant plus que la circulation de ses avions au Rwanda a bien été répertoriée. „Pendant dix semaines environ pour l’entretien et la rénovation. Inscrit comme 9XR-SC (ici à Zaventem), l’avion est de propriété rwandaise, appartient à Silverback Cargo Freighters, fondée en 2002. Selon le rapport d’Amnesty du 5 Juillet, 2005, deux avions DC8 de Silverback, le 9XR-SC ’-(ici à Ostende en décembre 2004) et le 9XR-SD (ici à Adis-Abbeba) ont effectué une autre série de livraisons de munitions de l’Albanie à Kigali, d’avril à Juin 2003. Entre Mars et Septembre 2004, l’avion de Silverback-9XR-SC a été loué à des services aériens internationaux pour le transport de quantités supplémentaires d’armes en provenance d’Europe orientale vers le Rwanda. (…) La société du Libéria est la dernière création de marchand d’armes Duane Egli. Lorsqu’en 2003 Egli, avec Ducor World Airlines s’est déclaré en faillite Il restait deux autres Lockheed Tristar au Kyrgyzstan  ! le N°1201, ex-Tradewinds et ancien 5X-AAL d’Almidon Aviation est alors devenu EX-102, (stocké ici à Sabiha Gokcen en Turquie), sera scrappé à Ras al-Khaimah en mai 2007. En février de la même année, sous les couleurs de Reem Air, il balladait encore les pélerins vers la Mecque…. chez Bout, tout était bon pour se faire de l’argent !

 Un Viktor Bout aidant les français au Rwanda ? Pas qu’un peu ! Voilà ce qu’en dit Laurent Léger dans „trafics d’armes” :”Ah, ces ingrats de Français. Les diplomates du Quai d’Orsay ont plaidé pour que l’empereur du trafic d’armes soit inscrit sur la liste noire des Nations Unies. Et pourtant : l’une des opérations militaires françaises les plus importantes de ces dernières années s’est en partie déroulée grâce à lui. Peu de spécialistes le savent mais c’est Victor Bout qui a fait démarrer Turquoise, l’intervention française au Rwanda, sur les chapeaux de roue.(…)” Et pourtant… Lors des auditions de la mission d’information sur le Rwanda, une étrange amnésie française va frapper : on ne trouve nulle part le nom de Viktor Bout. Interrogé, le ministère de la défense français affirmera bien que „pour la mise en place des forces de Turquoise, il a été fait appel à une centaine de rotations d’Antonov qui, à partir de cinq plates-formes en France, notamment Roissy, Nantes, Istres et Lyon, ont amené les personnels, les matériels et les ressources” sans en citer le propriétaire : ce bon Viktor.

 Et pourtant  : „c’est grâce à Michel Victor-Thomas que celui à qui un ministre britannique a un jour collé l’étiquette de « Bill Gates du trafic », a transporté les troupes françaises en 1994. « Le 21 juin, j’ai reçu un coup de fil d’un commissionnaire de transport mandaté par l’Etat-major des armées », raconte-t-il. « On a des urgences sur Turquoise. Est-ce que tu peux passer nous voir », me dit-on. J’y vais, et on me donne carte blanche. Après cela, j’ai travaillé en ligne directe avec l’Etat-major pour toutes les questions logistiques. » Patron de la société Spairops, une entreprise d’affrètement d’avions, Victor-Thomas se charge de trouver les Antonov, les énormes avions-cargos qui transportent les matériels les plus gros qui soient. La « faiblesse » et l’« état de délabrement du transport aérien militaire français », selon un expert, sont tels que l’armée, avec ses Transall et ses C-160 insuffisants, doit sous-traiter au privé le transport de ses troupes et de ses équipements. Dans l’urgence, il faut se débrouiller”. Le système débrouille, grande spécialité française. Car il est vrai qu’en face, c’est du lourd : Bout a étoffé son offre dans de sérieuses proportions.”Quand on demande à Bout un avion en urgence, il répond « OK, à quelle heure ? » et accepte de faire décoller ses appareils sans paiement d’avance, ce qui est rarissime dans le métier, se souvient Michel Victor-Thomas. Il ne faut pas perdre de vue que l’armée française paie au mieux à échéance de 90 jours…” La meilleure sans doute celle-là : Viktor Bout accordant un CREDIT à l’armée française qui saute aussitôt sur l’occasion…. „Au plus fort du transport – de la « projection » sur le terrain, disent les militaires -, douze avions voleront en même temps” énonce Laurent.

 „Deux de ces trois avions transportaient du personnel. Et le troisième transportait des munitions (…) pour l’armée rwandaise (.. )cils restèrent quelques minutes à l’aérodrome et aussitôt après (les munitions) étaient chargées sur des véhicules qu’ils dirigèrent vers le camp de Kanombé”écrit un officier belge sur l’attitude de la France lors du génocide rwandais dans Le Monde du 23 juillet 1995. Pour d’autres, dont un président en exercice, l’opinion est différente il semble.

 Si Viktor Bout est en procès un jour (prochain) à Washington, les français iront-ils le défendre pour le remercier de les avoir autant aidés, dans une opération présentée par le président actuel comme exemplaire ? Certainement pas. Dans ce genre de milieu, vous n’y pensez pas !

 

 

 

18/09/2012 Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Raportul Ohanesian, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe | Un comentariu

Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete – ep.3

Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză

 Vă prezentăm în continuare, în serial, una dintre cele mai complexe documentații referitoare la crimă organizată și terorism, derulate de celebrul traficant de armament Viktor Bout și complicii săi. Reamintim că celebrul Bout a fost prins de autoritățile americane, judecat și condamnat la 25 de ani închisoare de abia după ce serviciile secrete române (partenere de trafic cu armament ale lui Viktor Bout) l-au trădat. Parchetul General și serviciile secrete române au deschis cu această ocazie dosarul strict secret de importanță deosebită 628/D/P/2005, care și astăzi este ținut la sertarul cuplului Băsescu-Kovesi. Dosarul Armamentul, cum este acesta cunoscut  a fost disjuns în 4 iulie 2005, din dosarul Răpirea din Irak și conține date importante din dosarul Îigareta 2. Inclusiv Anexa S207 a dosarului Țigareta 2, secretizată abuziv de Palatul Cotroceni. Ce ascund complicii români ai lui Viktor Bout ? Veți afla în continuare. Din păcate, informațiile ne-au fost furnizate în limba franceză, neavând timpul necesar traducerii.

 L’Afrique, avant l’Afghanistan ou le Kosovo, donc, mais encore avant un petit aéroport perdu au fond de l’Arkansas, patrie de Bill Clinton. Car cet endroit, dans les années 80-90, où les USA soutiennent les mouvements islamistes par haine du communisme est vite devenu une plaque tournante incontournable de différents trafics : celui des armes, bien sûr, mais en même temps celui de vastes quantités de drogue, de la cocaïne, surtout, en provenance de Colombie et chargée d’inonder le marché américain et européen. Sur ce tout petit aéroport de campagne vont donc se poser des engins inattendus. D’antiques Fairchild C-123 Providerde la guerre du Viet-Nam, des Hercules HC-130 et autres avions de transports, et même des Boeing 727 Afghans ! Pour cela, toute un myriade de fausses sociétés commerciales d’aviation vont être inventées, toutes reproduisant le syndrome d’Air America. A savoir des avions au look civils, mais pilotés par des militaires ou des mercenaires en mission gouvernementale. Ces sociétés, nous les retrouverons durant l’ère Bush, car ce sont les mêmes qui effectueront les fameux vols de „renditions”, pour que les prisonniers de Guantanamo aillent se faire torturer ailleurs qu’aux USA… Parmi celles-ci, une entreprise de Viktor Bout.

 Des Kalachnikovs des Balkans apparues on ne sait comment en Afghanistan, où Al-Qaida „prend le contrôle” disait-on précédémment „officiellement” ? Sauf… que des photos vont démonter le bel édifice. Une seule, pour commencer. Celle-ci. Un des fameux Boeing d’Ariana Airlines, (ici un exemplaire de 1973 à Orly !) en train d’être remis à neuf au beau milieu… de l’Arkansas. Le fief des Clinton, en un endroit très spécial : la base „secrète” de la Mena, celle qui relie le pays aux trafics de l’Iran-Gate d’un côté et des opérations douteuses de la CIA en… Afghanistan. Le même, repeint et photographié ici à Athènes, en 2008. Je reviendrais bientôt plus en détail sur le rôle de cette base qui a fait la une des journaux à scandale aux temps de Clinton (une manœuvre des républicains pour l’abattre politiquement qui sera arrêtée quand ceux-di redécouvriront que la Mena avait également beaucoup servi à Reagan !). L’avion était un ancien d’Air France (ici à Roissy en 1993, déjà repeint aux couleurs d’Ariana et photographié ici en 1988 sous les couleurs d’Air France) ! La Mena, décrite ainsi en 1991 : „Quoi qu’il en soit Mena possède un aéroport et il ressemble de l’extérieur à un aéroport ordinaire, normal. La seule chose qui différencie Mena Aéroport de tout autre est le fait qu’il y a des rangées et des rangées de hangars pour entretiens d’avions Aujourd’hui, le réaménagement d’avion est une industrie qui est fortdemandé par deux principaux clients payants. L’un d’eux est la CIA, et l’autre sont des trafiquants de drogue”… indique Mark Swaney, interviewé en sur la radio WBAI, qui continue un tableau assez affolant de l’endroit : „aujourd’hui, la Mena a le plus grand deuxième ou troisième – je ne sais pas exactement, en tout cas l’une des plus grosses installations de réaménagement d’avion des États-Unis. Et comme telle, elle a été – bien avant l’épisode des événements au Nicaragua – une base des opérations secrètes de la CIA- et reste à ce moment encore une base de la CIA”. En somme, les avions d’Ariana affrêtés par Victor Bout étaient entretenus par la CIA… voilà qui est aussi très clair, et même indéniable ! La fable de la découverte de 1998 de „techniciens” d’Al-Qaida réparant les avions d’Ariana ne tient pas la route deux minutes : c’était bien ceux de la CIA ! Les „équipes au sol du trafiquant d’armes clandestines Victor Bout” qui „effectuaient des tâches de maintenance sur les avions d’ Ariana Airlines ” n’étaient autres en réalité que des gens de Dodson International Parts, société installée à la Mena, comme nous allons le voir.

Un deuxième cliché plus récent encore ruine la maison de briques du petit cochon effarouché Wolosky. La fable s’effondre. Celui d’un bus, fourré comme il se peut dans la soute d’un Illyushin-76, sur une base américaine le 30 décembre 2009. Poussé par les hommes du 380th Expeditionary Logistics Readiness Squadron stationnés pour l’occasion à l’Andrews Air Force Base. Deux bus, exactement, de 44 places, note le site. Direction l’Afghanistan. Dans le reportage, on ne parle que du modèle „russe” de l’avion. Or, sur sa queue, son code, EK-76787, indique qu’il s’agit d’un avion de …. Phoenix Aviation. Un bloggeur note que ce transport n’a au fond aucun sens :”on dirait une part de l’argent pour le programme Clunkers (la reprise des vieilles voitures aux USA). Prenez un bus à 75 000 dollars et dépensez 60 000 dollars le faire voler à l’autre bout du monde. Alors qu’un bus chinois coûte ….35 000 dollars et largement moins à transporter…” un autre ajoute, hilare : „plan impressionnant, mais lorsque vous calculez le coût du fret, ce doit être l’autobus scolaire le plus cher au monde”. Mais transporté à grands frais par Phoenix Aviation… société de Victor Bout ! L’avion est l’ancien RA-76787, de chez „Magadan Avia” Leasing et „A400”. La même société qui volait en 2004 en ill-18. Avec son RA-76464 photographié ici à Sharjah en mars 2010. Un transport de deux bus de cette manière n’a en effet aucun sens. Mais c’est fout ce qu’on peut aussi caser, dans un bus, comme sait si bien le faire l’ISI en Afghanistan… rappelez-vous donc ! Le but du jeu n’est pas de se rendre utile : le car on ne sait pas ce qu’on va en faire à Kaboul (à moins qu’il ne serve de transport à autre chose !) : le but du jeu est de facturer à Phoenix Aviation une prestation qui lui fait empocher un bénéfice conséquent. Evidemment, dans le contrat, il ne faut pas chercher non plus l’appel d’offres et la mise en concurrence : c’est encore un de ces fameux „no bid contract”, à savoir un choix sans aucune concurrence. Le système est parfait : les bus ne servent strictement à rien dans cette histoire !

Phoenix, déjà décrit sur Agoravox en mars 2008 : „en 2003 encore, en effet, les fameux Antonov de Bout ont effectué 190 rotations en Irak. A partir bel et bien d’aéroports contrôlés par l’armée américaine. Tout est consigné dans un document, disponible ici. On y apprend que la société Phoenix Aviation se chargeait des transports d’armes à bord d’Ilyushin 18 et de quelques Boeing 737, immatriculés cette fois aux Emirats Arabes Unis. Une autre firme, Mega Airlines, immatriculée au Kazakhstan et dotée de 3 Boeing 727 et de 4 Ilyushin IL-18 a également servi aux transferts. Mega Airlines provient de la société Trans Aviation Global Group et de Air Bas, deux anciennes compagnies de Bout, appelée aussi parfois Irbis, qui détient un vieil Antonov 12 qui a pas mal sillonné le monde pour un avion cargo. Enregistré sous le nom de Trans Air Congo à Kinshasa, il provenait de Dolphin, encore une autre société écran de Viktor Bout. Immatriculé A6-ZYB, il est devenu 9L-LEC chez une firme nommée Skylink/Aerolink… on le retrouvera en Irak également, avant qu’il ne se crashe au Congo. Les avions de Viktor changent régulièrement d’affectation et d’immatriculation, meilleur moyen de brouiller les pistes pour ceux qui veulent prouver leur utilisation délictueuse”.Bref, le système est en place et fonctionne : au gré des coups de pinceaux, Viktor Bout jongle avec ses appareils et brouille les pistes. Chez lui, un appareil reste rarement trois mois avec la même décoration. Voire le même enregistrement.

Phoenix Aviation, créé avec un „ami” américain assez particulier,, un cas „passionnant : „en 1993, Richard Chichakli se lie d’amitié et d’affaires partenaires avec But. En 1995, l’aéroport de Sharjah embauche Chichakli comme directeur commercial d’une zone de libre-échange aujourd’hui très utilisée par Bout. Chichakli, un Syrien de naissance, a un aspect intéressant. Il prétend avoir été ami avec Oussama ben Laden alors qu’il étudiait en Arabie saoudite au début des années années 1980 (…) En 1986, il a déménagé au Texas, est devenu un citoyen américain, et a servi dans l’armée des États-Unis jusqu’en 1993, se spécialisant dans l’aviation, l’interrogatoire, et les services secrets. Il affirmera plus tard que non seulement il a servi dans l’armée américaine, mais aussi qu’il passé environ 18 années à travailler dans les services secrets (qui, si c’est vrai voudrait dire aussi qu’il était un agent de renseignement quand il était ami avec Ben Laden). La encore, on sait donc qu’il est, mais on laisse faire… Chichakli est un homme-clé des opérations : c’est le point d’ancrage sur le sol américaine de Viktor Bout.

Comme le dit un grand spécialiste de Bout, relevé encore par Farah… : „Il avait un réseau logistique, le meilleur dans le monde”, dit (notre fameux) Lee S. Wolosky, un ancien membre du personnel au Conseil de sécurité nationale (NSC), qui a dirigé les efforts inter-institutions des États-Unis pour suivre Bout à la fin des années 1990. „Il ya beaucoup de personnes qui peuvent livrer des armes à l’Afrique ou l’Afghanistan, mais vous pouvez compter sur une main ceux qui peuvent fournir les principaux systèmes d’armes rapidement. Viktor Bout est au sommet de cette liste.”Question logistique, s’est en effet rôdé : ce qui va enrichir Bout, c’est de faire des vols retours qui rapportent eux aussi :”l’argent est venu en quantité quand il a réalisé qu’il pouvait voler lucrativement avec une cargaison commerciale sur les vols de retour des armes. Son plus beau coup il le fera avec des glaïeuls achetés 2 dollars à Johannesburg et revendus 100 dollars à Dubaï”. Lee S. Wolosky peut après ça toujours venir parler en 2010 de sa „grande surprise” de découvrir le Pentagone utilisant les avions de Victor Bout : c’est lui qui organisait son trafic dans les Balkans ; vingt ans auparavant !

A la Mena, au beau milieu des Etats-Unis, il se passait donc de bien étranges choses. Au fond de l’Arkansas, pays des Clinton mais pas uniquement : la Mena relie également Bill Clinton à Bush père : „Beaucoup de gens ne savent pas que l’Arkansas a été très fortement et très profondément impliqué dans l’affaire Iran-Contra tout le temps où le gouverneur s’appelait Clinton ???? Le Gouverneur de l’État ! Et il y a eu de nombreuses histoires écrites à ce sujet dans la presse. Eh bien l’histoire, c’est que Mena Mena est une ville très petite au milieu des montagnes du sud-ouest de Ouachita, au sud-ouest de l’Arkansas et ce n’est pas un hasard, car c’est aussi situé dans le disctrict du congressiste John Paul Hammerschmidt, le troisième de l’Etat. Or il s’avère que John Paul Hammerschmidt est aussi l’un des très proches amis de George Bush (père) : il a été le Presidential Campaign Manager pour sa campagne de 76 et à nouveau en 1980. Les deux personnes sont très proches”. Hammerschmidt, pilote émérite décoré de la Distinguished Flying Cross. Hammerschmidt, qui avait battu Clinton de quelques voix, lors de l’élection de 1974, en pleines suites du Watergate, où a été abondamment utilisé la „dénégation plausible”. Hammerschmidt, proche des milieux d’extrême droite US, resté fort intéressé par les questions d’aviation et resté aussi visiblement très proche des services spéciaux : il fut en effet membre en 1989 de la Commission on Aviation Security and Terrorism (PCAST) après l’explosion du Boeing de la Pan Am de l’accident de Lockerbie, (Flight 103) survenu le 21 décembre 1988. La Mena a donc bien deux mentors ! Un républicain tendance dure, et un démocrate tendance molle. Mais à la Mena, on ne fait pas que fourbir les avions pour les Contras au Nicaragua.

A la Mena, les avions d’Ariana ont été clairement vus, notamment chez Dodson International Parts, une société de pièces détachées d’avion de l’Arkansas, installée sur place à Rantoul.En septembre 2009, elle vendait toujours un vieux B-727 d”Ariana qui a donc depuis trouvé preneur…. „Une autre révélation intéressante qui se répercute au travers des échos des opérations secrètes de renseignement américains est la confirmation que Dodson exploite une entreprise distincte dans l’Arkansas appelé Mena Aerospace Inc, situé à l’Intermountain Mena Aéroport municipal. En fait, un site Web de spotters a même espionné un avion appartenant à Dodson International sur la piste de la Mena l’aéroport en 2006. Cet aéronef est actuellement inscrit chez Dodson International, selon les registres de la FAA, mais il était la propriété dans le début des années 1990 d’Ariana Afghan Airlines”. A la Mena, il y a deux entreprises spécialisées dans la peinture d’aéronefs de grande taille : dans un si petit aéroport, c’est plus qu’étonnant. La encore, nous y reviendrons bientôt… Or, à partir de Dodson, on retombe sur ce qu’on déjà croisé ici à de multiples exemplaires : le trafic de drogue incluant des jets, dont le fameux DC-9 capturé à Mexico avec 4,5 tonnes de cocaïne à bord le 21 avril 2006 et particulièrement bien repeint, avec des symboles calquant très pour trait une organisation gouvernementale. L’appareil appartient à O’Connor’s Core Investments, une firme créée par le pilote du Gulfstream II crashé au Yucatan bourré de plus de 120 sacs de coke (pour 4,5 tonnes à nouveau !), qui avait été rachetée par Dodson ,juste avant le crash. Armes, drogue, la Mena a servi a beaucoup de choses… on retombe sur du sulfureux ! On saura peut-être un jour ce qui s’est passé la-bas (j’y reviendrai bientôt), et pour l’instant ne retenons qu’un nom : celui de Barry Seal, ami de Peter Goss(patron de la CIA sous G.W.Bush) et mercenaire des Contras, roi du pilotage de C-123 Provider et mort assassiné à Bâton Rouge, en Lousiane, le 19 février 1986 alors qu’il venait juste de commencer à parler. Dans le milieu, on ne fait pas de vieux os avec une langue bien pendue. Ses tueurs ? Des membres du Cartel de Medellin, retrouvés et envoyés en prison pour la vie en 1987.

Tout un système, donc, avec des pistes d’atterrissages semi-clandestines au cœur même des Etats-Unis, où atterrissent des „avions gris”, le surnom que l’on donne à ceux qui n’ont pas de marquage visible. Ou, qui, lorsqu’ils en ont un, est le même qu’un tout autre appareil existant : ce qui signifie que l’Agence Fédérale Américaine de l’Aviation couvre elle aussi les opérations ! La Mena, ou Base Camp , minuscule aéroport du Nevada en plein milieu d’un ancien site d’essais nucléaires (idéal pour dissuader les visiteurs, les panneaux dissuasifs „attention aux radiations” ça aide ! – ça ou les rumeurs sur les martiens !-) où avaient été vus de petits avions, un Pilatus blanc (V20A/PC-6), un CASA militaire, CN-235 immatriculé 66049, et deux Cessna Caravan 208 (N208NN et N403VP) de la base de Pope, du 427th Special Ops Squadron, spécialisé dans les opérations „hors normes officielles”. Un bien étrange „campement” muni de caméras et de gros radars. Qui reçoit régulièrement la visite de son Beechcraft N20RA attitré, celui de Janett Airlines, les avions liés aux activités les plus secrètes. Pas loin de la base de Nellis. Des avions tous retrouvés à Bagram, en 2003, aux côtés d’un Hercules, le C-130 N923SJ, assez spécial, lui aussi, car doté d’une décoration civile de Southern Air Transport, nommé aussi Air Foyle, qui sera vu lui aussi au retour sur le terrain de Base Camp . Et deux ans plus tard déjà repeint aux couleurs de Prescott Support Compagny( alors N3755P), puis devenu le N° 382-4673 chez Safair, censée travailler pour la firme de pétrole Oil Spill Response Ltd, OSRL. Bref, un avion changeant souvent de look. Un C-130 régulièrement vu en même temps que les gros Ilyushin IL-76 de…Victor Bout, qui a partagé Air Foyle Charter, via un des paravents de Bout appellé Norse Air Charter… A l’occasion Bruce Bird, le porte-parole d’Air Foyle, avait avoué que „Victor se présente à nous tous comme une personne et une entreprise dignes de confiance J’ai eu une longue conversation avec lui en Afrique du Sud et il semblait avoir un bon sens pratique qui comprenait l’entreprise. Nous ne savions pas que Bout était soupçonné jusqu’à ce que les journaux le rapportent. ”

C’est fou, en effet, avec Victor Bout le nombre de gens qui ne savaient pas ce qu’il faisait exactement…

PS : en attendant d’en savoir davantage, on peut regarder l’excellent reportage de CBS de mars 1994 sur le sujet de la Mena. La mise en cause de Rich Moutain Aviation y est nette et affirmée. De même que les manœuvres judiciaires pour cacher tout le trafic. On en reparlera bientôt en détail. Le documentaire de 1987 avec le logo „war on drugs” (à mettre aux côtés de ’War on Terror”) est tout aussi affligeant pour le régime de Clinton. La cocaïne est bien citée comme le moteur financier de la fourniture d’armes aux Contras. C’est le début d’une histoire qui se continue aujourd’hui… en Afghanistan. L’avion civil utilisé sur les bases US de l’armée était déjà déguisé en appareil humanitaire… l’avion était un DC-6 du Honduras. „Dans son témoignageen date du 9 août 1985, Oliver North résume dans une réunion avec Robert Owen („Rob”), sa liaison avec les contras. Ils discute d’un avion utilisé par Mario Calero, le frère d’Adolfo Calero, chef de la FDN, pour le transport de fournitures aux contras de la Nouvelle- Orléans au Honduras. North, écrit : „Le DC-6 du Honduras qui est utilisée pour les vols de la Nouvelle-Orléans est probablement être utilisé pour le transport de drogue aux Etats-Unis”. Très tôt, on trouve des Ill-76 dans l’histoire : n avril 1983 trois avions Libyens (LARAF) Il-76TDs et un C-130 atterrissent à l’aéroport de Manaus, au Brésil, après qu’un des l’IL-76 ait annoncé avoir certains problèmes techniques. Les appareils ont ensuite été fouillés par les autorités brésiliennes : au lieu de fournitures médicales – comme cités dans les documents de transport – il y avait 17 caisses avec dedans des avions Aero L-39 démontés à destination du Nicaragua. La cargaison a été mis en fourrière, tandis que les transports ont été autorisés à retourner en Libye d’où ils venaient. Les avions étaient siglés des Jamahiriya Air Transport. A Tripoli, on peut en voir encore, toujours actifs, avec en fond d’aéroport les avions de l”époque, abandonnés..

17/09/2012 Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Diplomatie, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Raportul Ohanesian, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe | Un comentariu

Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete ep.2

 Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză

Episodul II

La „surprise” feinte de l’ancien responsable de l’anti-terrorisme, on l’avait déjà eue en septembre 1996, date à laquelle un journal américain avait montré, exemples à l’appui, le soutien du gouvernement à la mouvance islamiste d’europe centrale. A l’époque personne n’en n’avait mesuré les conséquences. Les russes étaient partis de l’Afghanistan, et les talibans commençaient leur règne de terreur. Dans les Balkans, il est déjà grand temps de s’apercevoir des dégâts et de la méprise. Les américains ont déversé des millions de dollars pour soutenir des groupes d’extrémistes dangereux. Il n’empêche : en Afghanistan, on était déjà en train de refaire pareil dès la mi-90. L’Alliance du Nord défaite en 1996 par les Talibans a bénéficié d’un chef charismatiique qui cachait la forêt des autres dirigeants, qui n’étaient que des chefs de guerre locaux que seul l’argent intéressait. Même le propre frère de Massoud tournera mal (en acceptant toute la corruption de son pays et en y participant largement). Un homme a manigancé tout ça et s’est trompé sur toute la ligne, „le protégé” de Zginew Brzezinski. Ses erreurs manifestes favorisent sur place l’arrivée de mercenaires de tous poils et les trafics en tous genre. Une circulation folle d’armes légères va alors envahir le monde : la Russie effondrée avait fait des stocks faramineux, ses satellites pire encore (par crainte d”une invasion on a avait disséminé partout en Yougoslavie comme en Albanie) : il faut bien les retrouver quelque part. Les américains, en puisant dedans, équipent donc à moindre frais leurs nouveaux alliés des vestiges de l’armée russe. La kalachnikov devient l’arme la plus répandue. Un homme fait voler tout ça et en sème partout : Victor Bout. Le logisticien de l’horreur, qui va en disséminer partout, en Afrique et au Moyen et Proche Orient. Quinze années plus tard, on les retrouvent disséminées dans les banlieues des grandes villes européennes.         

 Le système instauré par Viktor Bout est particulièrement au point. „Ces avions transportent des armes à travers la Croatie pour les musulmans en Bosnie, mais en raison de la détérioration des relations entre la Croatie et Bosnie musulmane, le gouvernement croate suspend les vols et et stocke sous surveilllance 120 tonnes d’armes. Dans le même temps, des hélicoptères lourds russes loués apportent plus directement des armes à la Bosnie musulmane. Des agents du gouvernement autrichien découvrent que la Third World Relief Agency (TWRA) est à l’origine du financement de l’ensemble de ces expéditions. Elle travaille avec Hasan Cengic, un imam radical qui est aussi un fonctionnaire du gouvernement de Bosnie. La TWRA et Cengic vont alors passer par d’autres voies. L’année suivante, le gouvernement allemand tombe sur un projet d’armes illégales en cours de négociation en Allemagne par les musulmans bosniaques et des marchands d’armes turcs, et arrête environ 30 personnes. TWRA a été l’intermédiaire financier de la transaction. Mais en dépit de l’exposition des TWRA comme un fontd de charité, pas un gouvernement ne prend des mesures contre elle, et elle continuera à être le principal véhicule par lequel la Bosnie musulmane se fournit en armes illégales”. En somme, on se doute du procédé, mais on ne fait rien pour l’empêcher… cette inertie va provoquer des ravages.

 Le 22 septembre 1996, un journal américain plutôt conservateur, le Washington Post, expose toute l’affaire, en citant les 350 millions de dollars qui ont servi aux transferts, et explique qu’à la tête du réseau figure un ex-diplomate indonésien, Elfatih Hassanein (ici à droite), qui a créé en 1987 l’agence qui détourne les aides. Malaise diplomatique évident à Washington. Car la filière remonte plus haut et atteint directement le gouvernement bosniaque : „un banquier de l’Ouest en Autriche affirme qu’Hassanein n’est que le „grand argentier” du président bosniaque Alija Izetbegovic. „Si la gouvernement de Bosnie dit „nous avons besoin de la farine”, „il court après la farine”. „Si il dit nous avons besoin d’armes, il court après les armes”. A la tête de la TWRA on trouve Hasan Cengic, Irfan Ljevakovic, Husein Zivalj et Dervis Djurdjevic, tous membres du SDA, le pari présidentiel ! Parmi les donateurs : l’Iran, le Soudan, et la (très) généreuse Arabie Saoudite, mais aussi un homme riche, dénommé Ben Laden, note le Washington Post. Or, au même moment, ce dernier commence à s’en prendre aux intérêts américains en tuant deux touristes au Yemen. A l’été 1991, il a été briévement arrêté puis relâché par l’Arabie Saoudite pour avoir dénoncé la présence de soldats US sur le territoire : bref, l’ancien allié des américains se forge (ou on lui forge !) une nouvelle vie… et s’expatrie au Soudan, où il pose au milieu des dirigeants du pays.

 L’argent américain coule à flots cependant pour approvisionner la Bosnie, sans aucun contrôle de son utilisation : „une étude ultérieure du gouvernement bosniaque, avec l’aide de l’Ouest et des agences de renseignement permettra de déterminer qu’au moins 2,5 milliards de dollars ont été versés à la TWRA en Bosnie entre 1992 et 1995”. Que ne ferait-on pas pour freiner le communisme, cette grande peur restée très vive aux USA. On est prêt à tout pour ça ,et comme en Afghanistan, à s’allier aux musulmans les plus extrêmes. L’étrange noria des avions de Victor Bout s’explique d’autant plus. Selon le Post également, l’administration Clinton aurait fermé les yeux sur les agissements d’Hassanein…. „Un diplomate occidental de haut rang de la région a dit que l’administration Clinton était au courant à partir de 1993 des activités de la Third World Relief Agency. Pourtant, les États-Unis n’ont pas pris de mesures pour arrêter ses achats de collecte de fonds, en grande partie en raison de la sympathie de l’administration pour les gouvernements musulmans et de l’ambivalence sur le maintien de l’embargo sur les armes”.

 En résumé, Clinton, en 1993, soutient (sans trop le montrer bien sûr) l’extrémisme islamique et… Ben Laden en Europe Centrale ! Les Etats-Unis, via les avions de Victor Bout, détournent ouvertement l’embargo de l’ONU sur les armes à la Bosnie ! Et leur faculté à ne pas afficher de références américaines sur leurs fuselages aide bien les Etats-Unis. Tout ce fait discrètement, vu que dans les ambassades tout le monde est au courant mais que personne ne dénonce les faits. „On nous a dit [par Washington] d’y regarder, mais que ça ne les gênait pas”, a déclaré un diplomate. „La Bosnie tentait d’obtenir des armes de tout le monde, et nous ne l’aidions pas beaucoup. Le moins qu’on puisse faire était de faire marche arrière. Nous avons donc fait marche arrière.” Un diplomate bien amer sur la suite des événements : „Il a reconnu que l’administration Clinton, maintenant qu’elle essaye de ramener la paix en Bosnie, est troublée par l’influence acquise par les musulmans jusqu’à-boutistes de Bosnie dans leur travail avec leur agence. „C’est un inconvénient majeur, a -t-il dit”… Les Etats-Unis, boutefeux et après pompiers des Balkans… et la diplomatie européenne qui fermait les yeux ! Clinton, dans les Balkans, a joué aux échecs en ne prenant pas les bons pions.

 En Europe, donc, mais aussi ailleurs, en retour, car le phénomène va essaimer. Les fêlés islamistes des Balkans vont eux aussi aller combattre le communisme….en Afghanistan ! Le 11 décembre 1995 encore, le journal anglais London Times montre une photo sidérante de brigade islamiste armée en uniforme blanc (?), la Brigade d’Al Muwafaq, des „mudjahidines” bosniaques, dans lequel un auteur d’article reconnaît la touche de Zalmay Khalilzad, „le protégé” de Zginew Brzezinski, l’homme alors qui décide de tout à la place de Carter… Zalmay Khalilzad deviendra plus tard le stratège en chef de la guerre… en Afghanistan, bien à l’aise au milieu du nid de faucons autour de Cheney ! Conseiller de l’Unocal, rongé par les extrémistes islamistes et signataire du Project for the New American Century (PNAC) ! Il avait conseillé avec ses amis à Clinton, déjà, d’enlever Saddam de son poste  ! Sous sa houlette, va se dessiner le profil catastrophique des années à venir. Gag ultime de ces „investissements” clintoniens dans le djihadisme : un membre de la brigade d’Al Muwafaq, qui n’est autre qu’Ahmed Ressam, sera retrouvé en 1999 arrêté en train d’élaborer un complot contre l’aéroport de Los Angeles sous le nom de Beni Antoine Noris… et sera jugé en 2005, il sera rejugé en 2007 et condamné à nouveau à 22 ans de prison. „Membre du réseau d’Oussama ben Laden, Ahmed Ressam avait commencé, après son arrestation, par devenir une importante source d’informations pour les policiers américains, britanniques, canadiens et allemands dans leur traque de terroristes” dit la presse canadienne, en ne citant rien de son origine „d’algérien bosniaque” : rien ne doit être rappelé du soutien américain à Al Muwafaq… l’homme était très certainement un informateur depuis toujours, mais paie une décision arbitraire pour des tas de raisons. A nous rappeler fortement un autre, venu en Inde faire des repérages photographiques à Mumbaï pour la CIA et jeté depuis en prison, à vie : David Headley.

 Burr et Collins, dans leur excellent „Alms for Jihad,”(Cambridge University Press, 2006) résument ainsi le procédé mis en place et le trafic d’armes : au milieu, il y a aussi des banques. „La TWRA est basée à Vienne, en Autriche et Izetbegovic apportait des garanties personnellement là-bas pour Hassanein auprès des banques .Très vite, des mitrailleuses, des missiles et autres armes vont être expédiés dans des conteneurs en Bosnie siglés comme „aide humanitaire. ” Hassanein est membre du parti du gouvernement du Soudan et un disciple du haut chef soudanais Hassan al-Turabi. Tout comme al-Turabi, il travaille avec Ben Laden et le „Cheikh aveugle », le Sheikh Omar Abdel-Rahman. Il devient le principal agent en Europe pour la commercialisation et la vente de cassettes vidéo et audio des sermons d’Abdul-Rahman. En Mars 1992, le gouvernement soudanais lui donne un passeport diplomatique, et il l’utilise de manière illégale pour le transport de grandes quantités de trésorerie provenant de l’Autriche en Bosnie sans être fouillé”. Or, parmi les containers, figuraient ceux en bonne place ceux de l’USAID, dont on a eu de cesse ici d’expliquer la nature… pour le moins dérangeante, sinon embarrassante.

 Tout le système fonctionne parfaitement, les banques lavent consciencieusement l’argent sale du trafic qui mêle armes et drogue. Et ne pensez pas que la filière se soit subitement arrêtée après 2001… le 5 octobre 2005, nouveau coup de tonnerre dans le ciel des Balkans en effet : on apprend ce jour-là la disparition de 200 000 AK47, soit 99 tonnes d’armement, qui étaient partis de Bosnie dans 4 avions de l’inévitable Victor Bout… les avions ont chargé les armes, sur une base US de Bosnie, se sont envolés et ne sont jamais atterris en Irak où ils étaient attendus… par les gens du Pentagone. Les avions étaient bien ceux d’Aerocom, l’une des sociétés de Viktor Bout. Selon le Daily Mirror”les chefs de la défense américaine ont engagé une firme américaine pour transporter les armes, dans les années 90 de Bosnie, vers l’ Irak. Mais les contrôleurs du trafic aérien à Bagdad n’ont pas retrouvé d’antécédents de vols, qui aurait eu lieu cette fois entre juillet 2004 et juillet 2005. Le porte-parole des forces de coalition a confirmé qu’ils n’avaient pas reçu „toutes les armes de Bosnie » et a ajouté qu’ils n’étaient « pas au courant de tous les achats pour l’Irak à partir de la Bosnie ». L’OTAN et des responsables américains ont déjà exprimé la crainte que les armes vendues par États-Unis, les entreprises britanniques et la suisse – soient passées aux insurgés”. Incroyable aveu d’une gestion pifométrique de leurs stocks et de leurs transports ! On a réussi à égarer en plein conflit 200 000 kalachnikovs ! Egarées dans la nature ! On note aussitôt que cela correspond aussi à une rupture nette entre le marchand d’armes et ses protecteurs américains. A t-il voulu jouer trop gros ?Toujours est-il qu’après ce fameux 5 octobre 2005, le discours des américains vis à vis de Viktor Bout va changer du tout au tout. Les cent tonnes de trop, celles qui restent en travers d”un Pentagone berné sont une partie de l’explication du revirement…. Ici, en France, quand on ouvre son journal télévisé, en 2010 et qu’on y apprend que pour une attaque de Banque on a sorti ce genre d’arsenal et tiré sur la Police avec ou sur la population, il y a de quoi se poser quelques questions sur l’incompétence ou l’irresponsabilité américaine sur la question !

 J’avais déjà tiré la sonnette d’Alarme en novembre 2007 ici-même : „Au marché noir de Baghdad, un fusil d’assaut AK 47 est vendu 25 dollars, un fusil léger américain modèle M-16, 84 dollars, un lance-roquette RPG-7, 350 dollars, et une mitrailleuse lourde anglaise Tommy à cylindre 42 dollars. On est loin, très loin, des tarifs annoncés aux contribuables américains. En France, on trouve des RPG-7 et 54 Kalachnikovs quand les policiers dénichent une cache de grand banditisme dans le Var. L’engin idéal pour s’attaquer aux convoyeurs de fond. L’essaimage irakien a des retombées jusque chez nous, contrairement à certains lecteurs d’Agoravox qui voudraient circonscrire le conflit à ses simples frontières. Un article récent assez effrayant du Monde indique que l’armement des banlieues françaises est loin d’avoir cessé. À la base, on retrouve les fuites d’armes du Kosovo. À la tête du trafic, un Croate, Radomic Micic, 42 ans, surnommé „Mitza” et deux Bosniaques, toujours en fuite. Leur stock d’armes impressionnant était planqué à Buverchy, un petit village discret de la Somme. Des armes et des „complets croates”, ce qui signifie des faux papiers. Extrêmement inquiétant pour la politique intérieure française.” On note l’origine du trafic : c’est bien des Balkans, et le système est le même que pour les cent tonnes envolées : des gens fabriquent des faux papiers d’exportation, ceux avec lesquels l’Europe a réussi à alimenter les deux belligérants durant la monstrueuse guerre Irak-Iran.

 Le Monde découvre avec effroi l’affaire lors du procès de Micic le 21 novembre : „Il faut décrypter un sabir codé, et le président de la 13e chambre du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Jean-Dominique Launay, s’y attache, ce 13 novembre, avec une infinie patience. – „Votre interlocuteur vous dit : „Elle est grande, très belle, cinq têtes.” Ça veut dire quoi cinq têtes ?” – „Cinq têtes, c’est 500 euros.” – „La lettre K désigne un kalachnikov ?” – „Oui, mais parfois ça peut être calibre.” – „Il dit aussi : „Les 6.35 et les 7.65, c’est des beaux trucs, il y en a la quantité que tu veux.” Vous, vous lui réclamez deux complets croates. C’est quoi des complets croates ?” – „Des faux papiers”, soupire à la barre Ramiz Tursunovic. Quatre jours durant, M. Launay passe en revue les pages et les pages d’écoutes téléphoniques qui ont permis l’arrestation en France, en trois vagues, de 2003 à 2005, de quinze hommes et une femme originaires des Balkans, soupçonnés d’avoir alimenté un trafic d’armes en banlieue parisienne. Un procès exemplaire a estimé la substitut du procureur, Camille Palluel. Car rare. „Pour une fois, quasi unique, vous avez à connaître des réseaux d’approvisionnement et d’écoulement de ces armes”, a-t-elle souligné aux juges. Des armes de guerre que l’on trouve dans le milieu du grand banditisme mais aussi, de plus en plus fréquemment, dans les banlieues. Et l’ancienne Yougoslavie est aujourd’hui devenue l’une des principales filières d’approvisionnement. ” Le 25 juin 2010, trois ans après, le Figaro retrouve enfin la filière… en France, ces dernières semaines, les „fameuses” Kalachnikov ont „parlé”, et enlevé la vie à une jeune maman policière, Aurélie Fouquet, que beaucoup ont déjà oublié.

 Dans leur thèse de III eme cycle sur les „Zones de non droit dans la République Française, mythes et réalités”, sortie en 2002, Xavier Raufer (Christian de Bongain) et François Haut avaient déjà reconnus et la dissémination et les modèles utilisés. „A Béziers, le 2 Septembre 2001, après une perquisition chez Salir Bghioua, le criminel qui avait attaqué un fourgon de police au lance-roquette et tué au fusil d’assaut le directeur de cabinet du maire de Béziers, on trouvait un vrai équipement de mercenaire : fusils d’assaut, fusils à pompe, lance-roquette en provenance des balkans. Le 11 octobre, un AK 47, trois chargeurs et une lunette de visée pour fusil étaient retrouvés dans la cité des 4000 à la Courneuve. Début novembre, la police découvrait dans les parties communes d’une cité d’Epinay-sur-Seine une grenade défensive, un pistolet mitrailleur et plusieurs chargeurs. Ces armes de guerre proviennent le plus souvent de Yougoslavie. Elles prolifèrent de façon très inquiétante et nourrissent le grand banditisme qui les utilise notamment pour attaquer les transporteur de fonds. Le 23 mai 2002, le braquage manqué d’un fourgon de la Brink’s à Emerainville (Seine-et-Marne) permettait à la police de mettre la main sur un arsenal impressionnant lance-roquettes, fusils d’assaut de type Kalachnikov (AK 47), pistolets automatiques, munitions de gros calibres à profusion. Les attaques de fourgon, comme un grand nombre de hold-up se font désormais avec armes et parfois uniformes de guerre”. Les deux auteurs sont connus pour leurs sympathies pour l’extrême droite : le premier a été en 1971 membre du Conseil national d’Ordre nouveau, et le second est un ancien d’Occident et du Front national. Le premier a édité plusieurs ouvrages avec Alain Bauer, conseiller présidentiel et gérant d’une société de sécurité. Tous a dénoncer les trafics, mais certains à vivre sur la crainte que cela inspire… A la télévision française, „Envoyé Spécial” avait évoqué le problème des armes en banlieue….

 Pour ajouter à la facilité actuelle à trouver des armes, l’annonce le 8 septembre dernier de la découverte d’un arsenal en Angleterre chez un particulier, Graham Lane, de Worcester, un électricien responsable d’un club de tir, comportant roquettes, canon et obus est plus qu’inquiétant en effet : „tous achetés sur Internet”, déclare à la presse le „hobbyste” des armes… Pire encore en septembre 2010 avec la lecture d’un très inquiétant rapport en provenance du Mexique cette fois, où se passe une véritable guerre entre les cartels et le pouvoir. „Un nouveau rapport détaille l’abondance des armes américaines livrées aux cartels – et l’insuffisance des efforts américains visant à mettre fin à ce trafic illicite. Selon les auteurs, Colby Goodman et Michel Marizco, au moins 62 800 et au plus 80 000 armes à feu confisquées par les autorités mexicaines à partir de décembre 2006 jusque Février 2010 provenaient des États-Unis. Les armes passent en contrebande à travers la frontière à un taux pouvant aller jusqu’à 5 000 par an. Les deux variétés les plus utilisées sont des fusils d’assaut : l’AK-47 fabriqué en Roumanie et des clones de Bushmaster AR-15 (…) Plus de 2.000 policiers et des agents fédéraux sont parmi les 28.000 tués liés à la drogue et à la violence dans ces quatre dernières années. Selon Goodman et Marizco, dont le travail a été commandité par le Centre Woodrow Wilson et l’Université de San Diego, une seule armurerie de Houston a fourni en 15 mois 339 armes d’assaut, des fusils et des pistolets pour des acheteurs qui ont été responsables de la mort de 18 mexicains, policiers et civils. Quelque 7 000 magasins vendent des armes le long de la frontière américano-mexicaine. Ils ne sont pas tenus d’informer les autorités, même si une personne achète des dizaines d’armes d’assaut dans une courte période. pour l’exercice 2009, les agents des États-Unis ont révoqué les licences de 11 magasins seulement pour violation de la législation. Une fois les armes achetées – généralement par des hommes de paille, des acheteurs agissant au nom d’ intermédiaires des cartels – elles sont facilement écoulés dans le trafic à travers le frontière”.

 Le rapport accablant pousse loin son investigation. „Connu comme le „cuerno de chivo”, ou „la „corne de bouc”, pour son chargeur en forme de banane, les autorités mexicaines disent aussi que divers types d’AK-47 sont fréquemment saisis par les militaires mexicains et les forces de police. Jesse, un ancien trafiquant du cartel de Sinaloa a déclaré aux auteurs que des AK-47 sont très appréciés, en particulier ceux qui sont équipés avec un „underfolder ” (crosse repliable), au lieu du montage avec crosse normale, ce qui rend les plus courts, plus dissimulables, et sont très demandés par les trafiquants. „La plupart des AK-47 roumains qui ont trouvé leur chemin vers le Mexique ont été importés aux USA via l’Europe, déclarés comme une arme à feu complète ou en partie, ou sous forme de kit, malgré l’interdiction américaine sur l’importation de fusils d’ assaut semi-automatiques. D’autres types de fusils AK-47 ont également été récupérés en 2009. Par exemple, le Mexique a saisi 281 AK-47 chinoises de Norincodu 1er janvier au 30 juin 2009 (…) En plus les trafiquants essaient d’obtenir des chargeurs de calibre 7.62x39mm à tambour et des magazins de 50, 75 ou 100 munitions pour AK-47 à partir des États-Unis, beaucoup de dces chargeurs étant associés à des poursuites judiciaires à Tijuana”. C’est bien tout un système laxiste sur les armes qui permet cette effroyable dissémination ! On trouve en effet là-bas une Norinco AK-47 84S pour 1200-1700 dollars ; facilement… sur le net.

 Récemment, la découverte d’une cache en Belgique contenant des Kalachnikovs mais surtout des quantités importantes de Semtex ont ravivé les craintes d’un attentat majeur en Europe : selon les paroles du procureur de Liège, décrivant le poids des explosifs supposés dans la nature, elles peuvent être justifiées, en effet.

 

17/09/2012 Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Diplomatie, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Raportul Ohanesian, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe | Un comentariu

Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete

Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză

 Vă prezentăm în continuare, în serial, una dintre cele mai complexe documentații referitoare la crimă organizată și terorism, derulate de celebrul traficant de armament Viktor Bout și complicii săi. Reamintim că celebrul Bout a fost prins de autoritățile americane, judecat și condamnat la 25 de ani închisoare de abia după ce serviciile secrete române (partenere de trafic cu armament ale lui Viktor Bout) l-au trădat. Parchetul General și serviciile secrete române au deschis cu această ocazie dosarul strict secret de importanță deosebită 628/D/P/2005, care și astăzi este ținut la sertarul cuplului Băsescu-Kovesi. Dosarul Armamentul, cum este acesta cunoscut  a fost disjuns în 4 iulie 2005, din dosarul Răpirea din Irak și conține date importante din dosarul Îigareta 2. Inclusiv Anexa S207 a dosarului Țigareta 2, secretizată abuziv de Palatul Cotroceni. Ce ascund complicii români ai lui Viktor Bout ? Veți afla în continuare. Din păcate, informațiile ne-au fost furnizate în limba franceză, neavând timpul necesar traducerii.

 Episodul I

 Victor Bout enfin extradé apprend-on au début de cet été (à l’heure actuelle, ce n’est pas encore tout à fait le cas ) ! Voilà une nouvelle intéressante : s’il y a procès, on va apprendre des choses passionnantes, se dit-on (*). C’est compter sans les spécialistes de l’édification à la truelle de véritables barrages médiatiques. Un petit cochon qui construit vite une maison, face au loup qu’on vient de relâcher. Au premier rang de ses maçons-express d’un autre type, quelqu’un qui vient candidement de faire l’étonné en „découvrant”, selon lui, les livraisons des avions de Victor Bout à l’armée américaine pendant le conflit Irakien : or, n’importe quel pékin moyen est aujourd’hui au courant de tout cela. Pourtant, celui qui affirme être „surpris” n’est pas n’importe qui…. il s’appelle Lee Wolosky. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant… il en a des choses à nous dire ! Retour sur la carrière mémorable de Victor Bout, et révélations dérangeantes obligatoires à la clé. Et comme cela fait un petit bout de temps qu’on ne vous en a pas parlé, on va lui consacrer une bonne paire d’épisodes… le (très) vaste sujet méritant une étude approfondie… et quelques mises au point.

 L’homme qui fait semblant de tomber de haut et qui vient nous jouer le coup du „je ne connais pas cet individu” n’est autre en effet que Lee Scott Wolosky, ancien membre du contre-terrorisme sous Clinton et Bush (père), responsable des „menaces trans-nationales” du „National Security Staff”. Un organisme qui se charge depuis toujours, justement, de pister les marchands d’armes, jusqu’en dans leurs dépôt bancaires, et en ce sens… s’occupait activement du dossier Victor Bout ! L’homme qui vient nous faire croire à la surprise de découvrir les activités de Victor Bout est celui qui connaissait le mieux son dossier ! Cet homme, devenu avocat, ment, obligatoirement et nécessairement. Avec lui, les Etats-Unis s’enferment dans le déni. Et ressortent le vieux tiroir de la „dénégation plausible”, une vieille recette de la CIA inventée par Allen Dulles, lorsque ça sentait trop fort le roussi dans un de ses dossiers. En fait de roussi, l’incendie que pourrait déclencher Victor Bout, en révélant toutes ces activités, n’est rien à côté de celui qui vient d’enflammer la Russie… il va falloir trouver une autre image que celle du petit cochon en ce cas pour venir le défendre…. chez Walt Disney, toujours, s’entend bien.

 La déclaration est tout simplement scandaleuse, elle a été imprimée par le New-York Times du 29 août dernier : „M. Wolosky dit que lui et ses collègues ont été surpris d’apprendre dans les derniers bulletins d’informations que les sociétés de M. Bout ont été utilisées comme sous-traitants par l’armée américaine pour livrer des fourniture à l’Iraq en 2003 et 2004, y gagnant 60 millions de dollars, selon l’estimation de M. Farah. „J’ai lu ces rapports en état de choc”, a déclaré M. Wolosky. „Personnellement, je l’attribue au désordre de l’ effort de guerre en Irak” ajoute-t-il. Il y a longtemps qu’un responsable américain n’avait pas menti autant, c’est clair ! Cette fameuse sous-traitance, tout le monde en a parlé, tout le monde la connait, tout le monde l’a vue, et tout le monde en a vu les effets. Sauf Lee Scott Wolosky ! „Choqué” se dit-il ? Mais c’est nous qui le sommes devant pareille dénégation ! Cet homme était obligatoirement au courant : cela fait plus de vingt ans qu’il s’occupe personnellement de Victor Bout !

 Il devrait ne pas l’être, il ne peut pas l’être, en effet car il connaît parfaitement le sujet : „en 1999, Witney Schneidman, du département d’Etat, effectue la collecte d’informations sur les nombreuses guerres civiles et les conflits qui font rage en Afrique. Il remarque que le nom de Victor Bout, un Russie marchand d’armes, ne cesse d’apparaître dans de nombreux conflits. Parfois, Bout fournit même des deux côtés d’une guerre civile. Au début de l’été 1999, un fonctionnaire de la NSA fait à Schneidman un exposé sur Bout, du type „avis définitif” fondé principalement sur les communications interceptées par la NSA sur son cas. Les photos montrent des douzaines d’avions stationnés dans un aéroport de Sharjah, aux Emirats Arabes Unis, tous appartiennent à Bout. Schneidman commence alors à mobiliser d’autres fonctionnaires. Au début de 2000, lui et le conseiller Lee Wolosky du Conseil National de Sécurité créent une équipe chargée d’appréhender Bout. Tandis que Bout reste peu connu du grand public, pour de nombreux Etats-Unis fonctionnaires, il devient le plus criminel recherché dans le monde, en dehors d’Oussama Ben Laden et de ses proches collaborateurs” notent Farah et Brown dans leur livre „Marchands de mort”. Dès 1999, donc, Wolosky est parfaitement au courant de ce qui se trame à Sharjah. C’est lui qui monte une équipe pour le capturer ! Et quant à le chercher comme Ben Laden… on sait ce que ça signifie d’emblée : „Laissons-le courir”, plutôt…. un de plus !

 L’année précédente déjà, pourtant, la CIA avait „découvert”, paraît-il, l’activité illicite de Victor Bout, au même endroit, nous dit une presse complaisante. A Sharjah !  „En 1998, les analystes de la CIA se rendre compte que les équipes au sol du trafiquant d’armes clandestines Victor Bout effectuent des tâches de maintenance sur les avions d’ Ariana Airlines, pour des vols à destination et en provenance de l’Afghanistan. la flotte aérienne de Bout est basée à Sharjah, aux Émirats arabes unis (EAU), où en fait Bout travaille avec les Talibans depuis 1996 environ. La CIA a également collecté des renseignements selon lesquels les agents d’Al-Qaïda se déplacent fréquemment entre l’Afghanistan et les Émirats Arabes Unis. Ariana, la compagnie aérienne officielle de l’Afghanistan, est la seule compagnie aérienne qui effectue des vols entre le Moyen-Orient et en Afghanistan. Par conséquent, Michael Scheuer, a la tête de l”unité de Ben Laden à la CIA, conclut qu’ Ariana est utilisé comme un service de „taxis terroristes.” Et Scheuer conclut que Bout aide al-Qaïda”. Fin limier, le Scheuer !!!

 Très bien, voilà clairement exposé les faits, indéniables. La thèse tout ce qu’il y a de plus officielle, qu’on s’empresse de croire. Le Los Angeles Times en rajoute 2001 une couche au trafic. Selon lui, „en 1996, Al-Qaïda prend le contrôle de la compagnie aérienne Ariana, compagnie aérienne nationale de l’Afghanistan, pour une utilisation dans son réseau de commerce illégal. Les vols passagers sont rares et irréguliers, car les avions sont utilisés pour faire voler des drogues, des armes, de l’or, et le personnel, surtout entre l’Afghanistan, les Emirats arabes unis (EAU), et le Pakistan. L’Emirat de Sharjah, aux Émirats arabes unis, devient une plaque tournante pour la drogue d’Al-Qaïda et la contrebande d’armes. En règle générale, „grandes quantités de drogues „sont emportées à partir de Kandahar, en Afghanistan, vers Sharjah, et de grandes quantités d’armes sont rapatriées en Afghanistan”. La drogue en plus donc. Bien mais toujours pas d’implication américaine dans l’affaire… la thèse sert des intérêts uniques.

 A part que la réalité est quelque peu différente, selon l’un des auteurs de l’ouvrage déjà cité : cela a démarré il y a plus longtemps que cela, mais les américains ne le diront jamais, car cela revient à accepter de reconnaître le rôle de Victor Bout chez eux bien avant, nous explique-t-il : „Bout, d’abord, a fait des livraisons d’armes pour l’Afghanistan et l’Alliance du Nord en 1992. Trois ans plus tard, un chasseur Mig, piloté par les talibans, a intercepté un avion cargo loué par Bout pour la livraison de plusieurs millions de munitions destiné au gouvernement de Kaboul. Les talibans se sont emparés de l’avion cargo et son équipage a été emprisonné. Bout a négocié avec les mollahs pendant des mois. Enfin, après un an, l’équipage a réussi ce qui semblait être une évasion miraculeuse, déjouant leurs ravisseurs et volant l’Ilyushin resté à l’extérieur de Kandahar (Ils seront restés détenus 368 jours). Mais les services de renseignement occidentaux et les rivaux de Bout sont restés sceptiques, et ont suggéré plus tard que la libération de l’équipage était liée à un contrat secret avec les mollahs. Juste après, en 1995, Sharjah a établi une zone de libre-échange qui est rapidement devenue réputée pour ses contrôles laxistes et des liens étroits avec des islamistes radicaux. Parce que les Emirats Arabes Unis ont été l’un des trois seuls pays (avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite) à reconnaître le gouvernement des Talibans en Afghanistan, Sharjah est devenu le principal centre commercial du régime, où il a pu acheter tout ce qu’il désirait, des armes et aux téléphones par satellite aussi bien que les réfrigérateurs et les générateurs”. Toute l’affaire a bien commencé avec des livraisons pour l’Alliance du Nord, payées alors par les USA ! Wolosky a vraiment la mémoire courte ! Et ça a même commencé avant encore, comme nous allons le découvrir… Viktor Bout n’est pas né d’une génération spontanée ! Loin de là !

 L’avion intercepté par un MIG-21 taliban, je vous l’ai retrouvé, en Russie, dans un article paru cet été. C’est l’IL-76TD RA-76842. Dans un hangar, en train d’être remis à neuf et de devenir, repeint au pinceau (!) l’Aviacon Zitotrans RA-76842. Photographié ici en 2009 à… Cayenne. Mais aussi ici à l’atterrissage sur la base de Verona Villafranca, une base américaine. Ou à l’arrêt à Eindhoven Welschap, autre base US. L’avion a semble-t-il été restauré dès son échappée, et a depuis été repeint (au pinceau ?) plusieurs fois ; en 2006, on pouvait le voir immaculé à Vatry, en France. Alors qu’en 2001, déjà…. il se baladait à Ostende, le fief européen de Victor Bout, sous le nom d’Airstan Heavy Lift..(retenons ce nom !). au moment même où l’équipage et son leader, le „Captain Vladimir Sharpatov, échappés des mains des talibans” racontaient leur fable dans la presse mondiale, voilà qui tombait pile…. on l’avait pourtant déjà aperçu à Palma de Majorque, en 1998… à peine deux ans après avoir échappé aux talibans… En 2005, le revoilà chargeant des choses qui ne désiraient visiblement pas trop être vues, en Estonie. A ce moment là, Victor Bout est à peine soupçonné et ses avions font des norias journalières en Irak pour l’US Army. Ou interviennent au nom de l’ONU qui les loue lors des catastrophes comme les inondations ou les tremblements de terre. Si bien que parfois, certains appareils siglés ONU ont un tout autre chargement à bord…

 Des livraisons d’armes dès 1992 de la part de Victor Bout, avec des avions déguisés au nom de l’ONU ? Oui, comme le confirment Farah et Brown dans leur livre ; mais pas uniquement vers l’Afghanistan. Dans les Balkans, d’abord : „Un véritable pipeline à armes secrètes en Bosnie, en violation de l’embargo de l’ONU sur les armes est découvert. De gros avions de transport arrivent une fois par semaine pendant quatre semaines, du Soudan à Maribor, en Slovénie. La cargaison est marqué comme l’aide humanitaire, mais en fait les avions transportent des tonnes d’armes, principalement de l’excédent les stocks de vieux armes soviétiques. Les avions sont gérés par une société appartenant à Victor Bout, un marchand notoire d’armes illégales qui plus tard travaillera en étroite collaboration avec les talibans en Afghanistan.” Dès 1992, le système est donc en place : les avions portent les marques de l’ONU (parfois même pas, mais ils sont immatriculés UN, ce qui prête à confusion car c’est le symbole du Kazakhstan, là où Victor Bout enregistre ses avions !) et alimentent le conflit via un circuit assez sophistiqué (ici via le Soudan, où Bout fait effectivement dans l’humanitaire à l’aller et ramène des armes au retour !) et font à la fois dans l’humanitaire (à l’aller) et dans l’armement (au retour, ou l’inverse, c’est selon !).

 Viktor Bout, avait effectivement commencé son activité non pas en Afghanistan, à apporter des armes aux Moudjahidines que soutenaient les Etats-Unis ; mais ailleurs en Europe, en plein milieu des Balkans. Il est en effet venu en livrer d’autres auparavant, eux aussi soutenus par les Etats-Unis… mais cela, nous le verrons plus tard si vous le voulez bien.

 (*) à part si c’est comme à l’habitude, avec un plaider coupable pour tenter de réduire la peine : le jeune islamiste Faizal Shahzad n’a pas échappé à la règle. Résultat, nous n’avons rien su de son recrutement, et du rôle qu’à pu y jouer David Headley. A noter les „expériences” faites par le FBI sur l’équipement de la voiture de Faizal : évidemment, chez eux, ça marche et c’est dévastateur. Menée le 29 juin 2010 à Osceola Mills, en Pennsylvanie.

17/09/2012 Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Diplomatie, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Raportul Ohanesian, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe | Un comentariu

Ce-mi plac glumele mele !

Parlamentul European cere Romaniei sa deschida o ancheta independenta privind inchisorile CIA

de I.R. HotNews.ro

Marţi, 11 septembrie 2012, 17:03 Actualitate |

Esenţial Statele membre UE trebuie sa investigheze daca au existat inchisori secrete CIA pe teritoriul lor in primii ani ai acestui secol, se arata intr-o rezolutie adoptat marti de Parlamentu European, care indeamna in particular Lituania, Polonia si Romania sa deschida sau sa reia anchete in acest sens, se arata pe site-ul PE. „Numai motive reale ce tin de securitate nationala justifica un caracater secret”, se precieaza in rezolutia care denunta obstacolele intalnite de anchetele parlamentare si judiciare la nivel national legate de implicarea unor state membre in programul CIA. „Lipsa de transparenta, clasificarea documentelor, prevalenta intereselor nationale si politice, lipsa de tehnici de investigatie riguroase si de coopeare” se numara printre aceste obstacole. Parlamentarii europeni fac apel la autoritatile juridice din Romania sa deschida o ancheta independenta privind centrele de detentie secrete ale CIA in tara, „in special in lumina noilor dovezi de zboruri intre Romania si Lituania”. Acestia fac apel si la autoritatile din Lituania sa isi „onoreze angajamentul luat de a redeschide ancheta penala” avand in vedere informatiile care arata ca au avut loc zboruri CIA intre cele doua tari. De asemenea, ei incurajeaza Polonia sa continue ancheta deja deschisa in acest sens. In plus, parlamentarii fac un apel la adresa Finlandei, Danemarcei, Portugaliei, Italiei, Marii Britanii, Germaniei, Spaniei, Irlandei, Greciei, Ciprului, Romaniei si Poloniei sa faca publice toate informatiile referitoare la avioane suspecte asociate cu CIA si teritoriul lor. Potrivit raportoarei Helene Flautre, raportul care a stat la baza rezolutiei PE a relevat existenta unui sistem complex, secret si ilegal care a dus la acte de tortura si rapiri, iar concluziile se bazeaza pe noi informatii provenite in principal din baza de date a agentiei europene de control a traficului aerian, Eurocontrol.

11/09/2012 Posted by | Diverse | Lasă un comentariu