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Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză – ep.9

Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete

 Vă prezentăm în continuare, în serial, una dintre cele mai complexe documentații referitoare la crimă organizată și terorism, derulate de celebrul traficant de armament Viktor Bout și complicii săi. Reamintim că celebrul Bout a fost prins de autoritățile americane, judecat și condamnat la 25 de ani închisoare de abia după ce serviciile secrete române (partenere de trafic cu armament ale lui Viktor Bout) l-au trădat. Parchetul General și serviciile secrete române au deschis cu această ocazie dosarul strict secret de importanță deosebită 628/D/P/2005, care și astăzi este ținut la sertarul cuplului Băsescu-Kovesi. Dosarul “Armamentul”, cum este acesta cunoscut,  a fost disjuns în 4 iulie 2005, din dosarul “Răpirea din Irak” și conține date importante din dosarul Țigareta 2. Inclusiv Anexa S207 a dosarului Țigareta 2, secretizată abuziv de Palatul Cotroceni. Iată de ce s-au deplasat în ianuarie 2008 ofițerii DEA USA la București și de ce au lucrat cu procurorii DIICOT la prinderea lui Viktor Bout ! Iată ce ascunde dosarul “Răpirea din Irak” în partea sa secretizată abuziv de Traian Băsescu și mai ales, de ce au fost maziliți procurorii șefi adjuncți ai DIICOT, Angela Ciurea și Ciprian Nastasiu. Iată  motivele pentru care singurii teroriști ai României Omar Hayssam și Mohamad Munaf ( parteneri de afaceri cu Bout și complici ai serviciilor secrete române) au fost scoși din țară sau predați autorităților americane. Ce mai ascund complicii români ai lui Viktor Bout dela Cotroceni și din Ministerul Public ? Veți afla în continuare. Din păcate, informațiile ne-au fost furnizate în limba franceză, neavând timpul necesar traducerii.

 Episodul 9

Et puis dans la saga Viktor Bout vient s’en insérer une autre : celle de la famille Diveroli, marchands d’armes américains issus d’une famille juive plutôt orthodoxe, qui va envoyer leur plus jeune de ses représentants négocier un improbable contrat avec le Pentagone. Un contrat mirobolant de 300 millions de dollars pour amener en Irak des munitions de Kalachnikov aux policiers irakiens. Le jeune garçon (il a 19 ans au moment de la signature du contrat !) va écrire sans le savoir un des plus beaux épisodes de la duplicité américaine en matière de ventes d’armes, en réussissant à refourguer des balles chinoises de plus de cinquante années extraites d’un dépôt albanais que les contribuables américains payaient pour le voir disparaître, ses munitions devant être vidées, la poudre d’un côté, les douilles de l’autre. Le tout se terminera en apothéose avec l’explosion massive du dépôt qui déclenchera même des sismographes, et un Viktor Bout ravi de faire la navette entre Rinas (près de Tirana) ou de Burgas (en Bulgarie) vers Bagdad, en passant par l’inévitable Sharjah. Mais la terrible explosion de Gerdec marque aussi la fin d’une histoire : huit jours avant, Viktor Bout était arrêté et emprisonné, par ceux qu’il n’avait pas cessé de servir, pourtant. L’explosion de Gerdec est bien le point d’orgue de cette histoire.

 Ce sont bien les avions de Bout qui vont être réquisitionnés par le jeune entrepreneur sponsorisé par son père et son oncle. Les deux vendeurs d’armes, certainement „grillés” dans des contrats précédents qui s’étaient mal passés (l’oncle ayant une fort mauvaise réputation dans la vente) se sont servis du fils et neveu comme prête-nom. La première livraison du contrat de 300 millions de dollars signé avec le Pentagone a eu lieue le 16 mars 2007, effectuée par un avion cargo de Victor Bout parti de Bourgas, en Bulgarie. Avec à bord 110 000 grenades. „L’après-midi du 16 mai 2007, un avion cargo Ilyouchine Il-76 grondait sur le tarmac de l’aéroport de Burgas (ou Bourgas) en Bulgarie orientale, sa soute pleine de 110 000 grenades emballées à destination de Kaboul, en Afghanistan. L’ avion a décollé, a grimpé au-dessus des vallons de l’ouest et la mer Noire à l’est, et s’est dirigé vers la guerre „… A 10H30, le jeune Diverol avertit par fax le Pentagone du départ de l’avion. L’avion était parti directement direction Kaboul : „ce ne fut que vers minuit que l’Iliouchine a débarqué et un membre important de l’armée américaine à Kaboul a signé le certificat de conformité du chargement”. Avec ça, allez tenter de faire croire comme au début de cet article que les USA ignoraient avec qui ils travaillaient…. est de l’ordre du mensonge éhonté.

 L’aérodrome de Bourgas et Bout sont deux vieilles connaissances, comme on a déjà pu le voir : à la fin des années 90, c’était son point de départ vers l’Afrique favori : „des enquêteurs de l’ONU ont découvert une petite tranche de ses activités en Angola. De juillet 1997 à octobre 1998, les avions de Bout ont effectué 37 vols à partir de Burgas, en Bulgarie jusque, à Lomé, au Togo, avec des armes destinées aux rebelles de l’UNITA en Angola. Le fret comprenait notamment 20 000 obus de mortier de 82 mm , 6300 roquettes antichars , 790 AK-47, 1 000 lance-roquettes, et 15 millions de balles comme munitions. La valeur totale des envois était estimé à 14 millions de dollars.” Avec une telle somme, il est évident que le tarif requis par Bout pour le transport a dû être également astronomique. Vendre des armes c’est comme vendre de la drogue : ça rend riche. „Un seul contrat avec l’Unità en Angola valait plus de 15 millions de dollars : pour ce prix l’Unità reçut de l’artillerie anti-aérienne, de l’artillerie de terre, des missiles anti-chars, des systèmes de missiles, des projectiles de mortiers, et 20 000 mines. On connaît au moins 38 transactions où Bout a violé des sanctions de l’ONU ” nous dit MARCO D’ERAMO dans l’éditorial du mardi 9 septembre 2003, d’Il Manifesto.

 Riche, il l’est effectivement devenu :  „Il possède (ou possédait, jusqu’à l’année dernière) un domaine agricole en Ouganda, une villa luxueuse au Sharjha, une maison à Kigali, capitale du Rwanda (où il hébergeait tellement de pilotes russophones que les gens avaient baptisé la maison « le Kremlin »). L’équation armes = diamants trouve sa meilleure application en Bout qui a transporté aussi bien les unes que les autres et a vendu au Congo les équipements pour creuser des nouvelles mines de diamant. Et d’ailleurs, les diamants interviennent tout le temps dans les relations entre Bout, Taylor et le Liberia, comme l’a révélé en 2002 aux autorités belges, le marchand d’armes de nationalité kenyane (mais au nom tout à fait indien) Sanjivan Ruprah, associé de Bout et jusqu’à présent le meilleur informateur sur les affaires de ce dernier : Ruprah -qui a un passeport diplomatique libérien- possédait plusieurs mines dans ce pays.” Ruprah, l’homme qui a fini par le trahir semble-t-il, ce que nous verrons plus loin dans cette (longue) enquête.

 Tout a donc été supervisé par l’armée américaine, signataire du contrat de Diveroli, dans ce transfert : impossible d’ignorer le rôle de Victor Bout, et notre responsable „découvrant” en 2010 seulement les vols de Viktor Bout et soit un farceur, soit un fieffé menteur… Le contrat du jeune vendeur a bien été passé par le Pentagone ! Lee Scott Wolosky, l’ancien membre du contre-terrorisme sous Clinton a la mémoire bien trop courte ! Moins d’une semaine plus tard après sa première livraison réussie, en effet, l’équipe de Diveroli va à nouveau sabrer le champagne : „5 jours plus tard AEY (la société aux initiales des trois fils Diveroli), a décollé de Rinas, en Albanie (l’aéroport de Tirana), pour son nouvel envoi de cartouches de 7,62 mm pour AK-47 et de nouveau le champagne coulait à flots „. A Gerdec, en effet, il y en avait du stock ; on y recensait la bagatelle de 104 millions de cartouches de 7,62 mm un des calibres parmi les plus employés, car aussi celui de la Kalachnikov d’origine.

 A Gerdec, il y avait aussi des responsables. Il n’étaient pas qu’Albanais : le dépôt avait été cédé à une firme locale liée à sa société mère… américaine. „Le 28 Décembre 2006, Mihal Delijorgji – un jeune, homme d’affaires talentueux et efficace, enregistre son entreprise, „Albdemil”, dont l’objectif principal est le « Démantèlement et l’exportation de toutes sortes de munitions”. Le siège de la société est déclaré à Gerdec. Patrick Henry Cornelious III, un représentant de la société américaine SAC („Société des Munitions du Sud”), est un co-partenaire de la société Albdemil. Jusqu’à cette époque, il n’y avait pas de législation en Albanie qui aurait permis à une entreprise privée de faire une entreprise de commerce ou des munitions” note un document sur la corruption du pays. Le dépôt de Gerdec est géré par une firme américaine privée ! Et ce sont les avions de Vikt)or Bout qui vont le déménager !

 Les appareils de Viktor Bout, je les avais déjà retrouvés en juin 2009 : „le premier avion était l’EW-76734 de Transavia Export, encore un prête-nom pour Victor Bout, un avion Biélorusse qui sera retiré du service le 31 mai 2009, vu à Burgas et à GellenKirchen en Allemagne, à Kaboul bien entendu, au Congo, à Kindu, à Larnaka, à Chypre, mais aussi à Vatry (à Châlons) à proximité d’un Boeing de Kalitta Air…dont les appareils sont aussi impliqués dans le même trafic (et ont tendance aussi à se crasher facile). A Kaboul, l’auteur de la photo de l’llyushin 76 de Bout note en 2006 un avion „Apportant de la nourriture et autres fournitures dans le camp de la FIAS à Kaboul sur une base hebdomadaire”… un vol hebdomadaire ???… Bout fournissait bien régulièrement l’armée US à Kaboul même ! En deux ans à peine, Efraïm est devenu riche avec près de 150 contrats signés : „D’ici la fin de l’année 2006, AEY avait gagné 149 contrats d’une valeur estimée à 10,5 millions de dollars. Diveroli louait un noir Audi A6 et avait trouvé un bel appartement, mais autrement, il vivait plutôt chichement. Il préférait un bar local à la scène somptueuse du SouthBeach club”. Il n’y a pas, l’éducation orthodoxe ça laisse quelques traces…” Issu d’une famille juive pratiquante, le jeune Efraïm Diveroli avait gardé ce mode de vie, malgré des frasques liées à l’alcool qui l’avaient déjà amené au poste de police à 17ans.

 Ignorer le rôle de Bout, alors que ses avions ont été vus sur toutes les bases de l’Otan en train de croiser leurs avions, comme ce Boeing 707 de 1969 de transport de VIPs ou de soldats devient en effet impossible. Ce Boeing un avion cargo, lui aussi ancien de la Sabena et de Jet Charter Services, relève du mensonge. Ou, comme on l’a vu, croisant des avions de Kalitta Airways, paravent connu de la CIA et transporteur de drogue colombienne à leurs heures… ou à Sharjah, derrière des réacteurs de 707 démontés. Personne n’ignore, à ce moment comme maintenant, que Transavia appartient bien à Viktor Bout. Et tout le monde y fait allusion : „Son influence en Afrique était telle que par le biais de l’une de ces compagnies, la TransAvia Export Cargo Cie, il a permis l’acheminement sur le terrain d’humanitaires et d’agents de l’ONU en Somalie en 1993 ou encore de soldats français au Rwanda en 1994. Selon le journaliste Jean-Michel Vernochet, Viktor Bout a encore acheminé les négociateurs aux Philippines pour la libération des otages du groupe Abou Sayyaf en 2000 et participé aux transports de l’aide humanitaire au Sri Lanka après le Tsunami” note le 5 octobre dernier Yannick Vely dans Paris-Match.

 Ignorer Bout via Transavia est donc impossible, car Diveroli appuyait ses commandes à partir du site de Gerdec, via un contrat signé par le Pentagone. Une fameuse histoire en fait, que ce contrat : ce dépôt avait touché 10 millions de dollars de la communauté internationale, dont 500 000 offerts par les Etats-Unis pour être nettoyé de ses munitions : la poudre devait y être récupérée séparément du cuivre des douilles. Au lieu de le faire, les albanais vont revendre les cartouches telles quelles…. à savoir des munitions parfois âgées de plus de 50 ans, aux douilles verdâtres, en mauvais état parfois, provenant surtout de Chine, revendues aux américains, dans un montage ahurissant ou tout le monde va se servir au passage. L’ancien premier ministre Sali Berisha, en premier,  mais aussi Ylli Pinari, le directeur de la Meico (pour Military Export Import Company), la société chargée de superviser le démantèlement, effectué sur place par Alba Demil, une société dirigée par Mihal Delijorgji. Difficile à l’administration américaine d’ignorer ce qui se passait à Gerdec pour une deuxième raison : Alba Demil n’est autre que la société albanaise sous-traitante de Southern Ammunitions Company (SAC), une société… américaine véritable maîtresse d’œuvre de l’opération !

 La corruption, dans le dossier d’attribution de la gestion du dépôt de Gerdec est évidente : le contrat est un de ces „no bid contract”, c’est à dire sans concurrence. „La société américaine SAC, a été choisie (on ne sait pas s’il y avait d’autres sociétés) dans la salle d’attente du Secrétaire Général du Ministère de la Défense, sur la base d’une présentation fournie avec un ordinateur portable présenté par le Colonel Ndreu. Mais ce qui est du SAC ? Southern Ammunition Compagny a été créé en 1975 et son activité principale est de vendre des bicyclettes et des équipements pour les armes sportives, et des munitions. La société est connue pour avoir eu beaucoup de problèmes avec les impôts aux États-Unis et a été 9 fois poursuivie par les autorités fiscales pour ne pas se conformer aux règles. Les journaux albanais prétendent qu’ Ammunition Compagny et Patrick Henry III C, est juste une société fantôme qui a vendu son nom américain afin de bénéficier d’armes et du trafic de munitions en Albanie. Baze Mero, un commentateur bien connu de la politique de droite et des partis, fait valoir qu’il existe de bonnes raisons de croire qu’il s’agit d’une pure histoire de corruption venue de haut.” Une société qui vendait des vélos et des pistolets à air comprimé (et de vrais également) est choisie pur démanteler l’un des plus gros dépôts de munition existants au monde : on croit rêver ! En fait de démantèlement, ce sera du trafic et de la revente, via la famille Diveroli-Botach. Et ses „spécialités”. Et ses fournisseurs attitrés comme „Grace-Ammo”.

 J’ai expliqué ici la méthode : c’est pourtant simple : la plupart de celles annoncées comme neutralisées ou détruites ne l’ont jamais été… L’Etat albanais, corrompu au dernier degré, sinon au plus haut, a empoché l’aide de l’Otan, et s’est empressé de revendre les cartouches sur les marchés parallèles. Via sa mafia locale, une des plus violentes et des plus sordides de l’Europe. L’Etat albanais a lâché les cartouches de Kalachnikov pour 22 dollars les 1 000, tarif que se sont empressés de multiplier les intermédiaires, en n’oubliant pas d’arroser en retour ceux qui leur avaient offert un si juteux marché. Et donc en priorité Ylli Pinari, étroitement lié à un tout jeune surveillant de transaction : le propre fils du Premier ministre albanais, Shkelzen Berisha. Un garçon parfois comparé à d’autres peu recommandables. Les deux sous la responsabilité de Fatmir Mediu, le ministre de la Défense lui-même. Un Mediu qui déclare pourtant, le 12 décembre 2007, vouloir „donner” ces munitions à la coalition pour donner le change à la communauté internationale :  „Le gouvernement albanais seraient prêt à donner l’excès de munitions pour qu’il puisse être utilisé efficacement dans des pays commel’ Irak et l’Afghanistan pour essayer de construire leurs forces armées pour la paix et la stabilité”. Donner ce qui a déjà été payé, la belle idée généreuse ! On n’entendra plus jamais cette proposition, faite pour appuyer la demande pressante d’intégration à l’Otan…Bref, une vente sordide, qui n’a pu avoir lieu qu’avec toute une série d’échelons corrompus.

 Pour arriver à vendre ses cartouches albanaises, le jeune marchand d’armes de Floride qui manque visiblement d’expérience va en effet contacter Henri Thomet, un trafiquant suisse réputé qui dirige une société chypriote de vente d’armes, Evdin Limited, puis un deuxième individu qui lui sert d’intermédiaire sur place. Thomet possède deux sociétés de vente d’armes : Brugger & Thomet AG et BT International Ltd. Chypre, on le sait, par son statut spécial de pays n’existant pas aux yeux des autres nations, héberge un bon nombre de personnes douteuses. Le chapelet de contacts du jeune vendeur est en fait le même que celui de Viktor Bout. Et cela, le département d’Etat US le sait pertinemment : en 2005, quand les américains décideront de tout bloquer avec lui, ils éditent une très longue liste d’adresses le concernant : on y trouve AIR ZORI ou AIR ZORI LTD ou encore AIR ZORY LTD, qui possède deux adresses de sièges : l’une en Bulgarie, 54 G.M. Dimitrov Blvd, Sofia BG-1125, l’autre à Chypre : 6 Zenas Kanther Str, Nicosia 1065, Cyprus…

 Heinrich Thomet travaille lui avec Shmuel Avivi, de Telon („an arms-brokering company “based in Tel Aviv, Israel”), qui livre régulièrement l’ US SOCOM business”. Via Taos, une société installée à Madison, Alabama, mais qui est aussi présente à Belgrade, pour fournir le Socom. Autrement dit le célèbre U.S. Army Special Operations Command, les petits malins de FortBragg ! Créé en 1989, et dont le but est d’effectuer la logistique des Special Operations Forces. Bref, l’opération Diveroli de fournitures de vieilles munitions avariées est une „black op”, à savoir une opération liée au secret des opérations à part, cachées au Congrès. Le Pentagone achète ses propres munitions à des trafiquants reconnus, quand il s’agît de ne pas laisser de traces officielles ! Achète, mais ne gère pas précisément le stock : c’est ainsi qu’en 2007 on va constater la disparition d’une centaine de tonnes d’armes, deux ans après les faits. „De grandes quantités de petites armes légères de la Bosnie-Herzégovine, des stocks de guerre et des dizaines de millions de munitions ont été exportées et soi-disant envoyés en Irak par une chaîne de courtiers privés, et leurs entrepreneurs de transport, sous l’égide des États-Unis et le Department of Defense (DoD) entre le 31 juillet 2004 et le 31 juin 2005, selon des sources au sein de l’UE dirigée par les forces de paix (EUFOR) l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et le Bureau du Haut Représentant (OHR). Cependant, de savoir si une série d’expéditions de fusils d’assaut AK47 documentés comme pesant 99 tonnes au total on atteint ou non l’Irak est impossible à déterniner” dit un excellent rapport implacable d’Amnesty International. Cent tonnes d’armement, dont on a perdu toute trace… Viktor Bout aurait-il joué avec le feu en 2005 en détournant ses 100 tonnes, soit au bas mot le contenu de deux Il-76 ? Force est de constater que les poursuites contre lui coïncident pile avec cette étrange disparition…

 Les armes délivrées par Taos ont été transportées, elles, par Aerocom, l’une des deux sociétés Moldaves de… Victor Bout , et ont bien été commandités par le Department of Defense américain nous dit également Amnesty, qui dénonce la gabegie et le manque de sérieux des opérations : „Le DoD américain et son sous-traitant principal des États-Unis, Taos, ne semblent pas avoir un système efficace pour veiller à ce que leurs sous-traitants et sous-traitants n’utilisent pas les entreprises qui violent les embargos des Nations Unies, ni également de ne pas utiliser les entreprises de fret aérien pour les livraisons d’armes qui n’ont pas de certificat valable d’opérer, malgré les clauses relatives à la conduite illégale, par les entrepreneurs et sous-traitant dans les accords d’approvisionnement du DoD, dans la fourniture à l’Irak.”Je trouve choquant qu’elle (une entreprise de courtage bulgares) a utilisé une entreprise (une compagnie sans licence moldave de fret aérien, Aerocom, qui avait violé un embargo sur les armes) impliquée dans la contrebande ” note un militaire US, rapporté par Amnesty. En résumé, les avions utilisés étaient illégaux et département d’Etat US avait fermé les yeux !

 En 2007 encore, les avions de Viktor Bout achemineront à l’armée US d’autres ventes d’Efraïm Diveroli, dont des gilets pare-balles, des lampes à forte intensité et des viseurs à amplification de lumière. „En février 2007, le Département d’Etat a signé un ordre d’achat de 70 330 $ pour la fourniture par AEY de gilets pare-balle. Également en février 2007, le Département d’Etat a signé un ordre d’achat de 166 357 $ pour AEY pour 340 systèmes d’armes Halographic et 400 RICO Alpha 9 Systèmes. En juin 2007, le Département d’Etat a signé un ordre d’achat 34 878 $ pour davantage de gilets pare-balles.” Des ventes toutes droit sorties du catalogue de son oncle Botach !! Catalogue dans lequel elles sont présentées comme des „BlackWater I-O Hard Armor Plate Carrier Vests” ou des „BlackHawk”, vendues de 25 à 120 dollars pièce. Le contrat de l’armée est clairement défini. Le 19 mars 2007, l’armée US le publie officiellement : „AEY Inc, Miami Beach, en Floride, a reçu le 13 mars 2007, un montant de 48 717 553 dollars, dans le cadre d’un contrat total de 298 004 398 dollars pour des munitions diverses destinées aux Forces de sécurité en Afghanistan. Le travail sera effectué à Miami, en Floride, et devrait être achevé d’ici le 30 décembre 2008. Les versements des fonds du contrat n’expireront pas à la fin de l’année fiscale. Un nombre important d’appels d’offres avaient été lancés par l’intermédiaire du World Wide Web le 28 Juillet 2007, et dix offres avaient été reçues. L’US Army Sustainment Command, Rock Island, Illinois, est chargé de la réalisation du contrat (N° W52P1J-07-D-0004). ” Or cette année là, c’est le plus gros contrat de l’armée américaine, et de loin. Le second est remis à General Dynamics, et il est de 114 millions „seulement” pour développer un „Expeditionary Fighting Vehicle” amphibie… une énième „danseuse” au Pentagone. L’engin est en effet toujours en développement… sur le contrat de Diveroli, nulle indication du transporteur recommandé ou à utiliser… ce sera Viktor Bout.

 Et ce n’est pas fini encore, comme je l’avais déjà précisé : „Efraïm vend toujours en 2007 et 2008, alors que dès 2006 déjà, des gens, au sein de l’armée s’étaient posés de sérieuses questions à son encontre, révèle l’enquête du Congrès. „AEY et son président, EfraimDiveroli, étaient sur la liste d’alerte dès avril 2006 sous la surveillance de l’ US Immigration and Customs Enforcement (ICE) qui avait ouvert une enquête de la société en 2005 pour „de nombreuses violations de la Loi sur les exportations d’armes et des contrats frauduleux”, selon le Comité de Surveillance de la Chambre „. Néanmoins, l’état fédéral lui passe encore commande pour plus de 100 000 dollars d’armes : „pourtant, selon un site Web du gouvernement qui suit les activités relatives aux marchés du gouvernement fédéral, le Département d’Etat au 1 décembre 2006, a signé un ordre d’achat de 113 967 dollars avec AEY pour fournir un lot de mitrailleuses légères K3”. Le 12 décembre 2006, pourtant, une enquête du Département d’Etat avait conclu à de nombreuses inquiétudes („suspicions”) à l’encontre d’AEY : „Il semble y avoir plusieurs caractéristiques suspectes chez cette société, y compris le fait que Diveroli est seulement âgé de 21 ans et a négocié ou a concouru pour plusieurs millions de dollars impliquant des fusils d’assaut semi-automatiques. Les futures demandes de licence impliquant Diveroli et / ou son entreprise doiventt être soigneusement examinées. „.. . note le vérificateur. Et pourtant rien de tout cela ne va se faire. Ce qui ne peut s’expliquer que par des protections en haut lieu… en échange sans doute de part de gâteau (des responsables militaires américains ?). Ceci jusqu’en mars 2008, où sa licence de vente lui sera enfin retirée. Durant toute la période, vendeur comme transporteur ont agi en toute impunité, pour des montants de contrats assez faramineux.

 La licence de vente est jetée au panier alors que le mois précédent Gerdec a sauté, emmenant tous ses secrets dans une explosion qui sera ressentie par les sismographes européens (ou même l’émission de TV Big Brother locale. A-t-on décidé de s’en séparer ? Le dossier de Diveroli n’était-il pas une patate chaude que personne ne voulait plus assumer ? Etrange, fortétrange coïncidence comme enchaînement. Gerdec saute le 15 mars 2008, les contrats de Diveroli sont rompus à la même date… Quelqu’un a-t-il cherché à volatiliser la manne de Diveroli ? Le gouvernement albanais a t—il cherché à supprimer ce qui pouvait être un scandale énorme ? Un concurrent évincé de la SAC s’est-il vengé ? Toutes les options sont possibles ! Huit jours auparavant, le 6 mars 2008, vingt jours avant la parution de l’article du NYT sur les découvertes des munitions de Gerdec chez les… talibans, Victor Bout, dont les avions remplis de munitions faisaient encore des rotations à Rinas… était arrêté et emprisonné en Thaïlande. Les américains venaient de retrouver une partie des 99 tonnes de munitions disparues ? Ou plutôt : le New-York Times avait trouvé ce qu’il n’aurait jamais dû trouver… ???

 Les américains avaient acheté en effet en une seule année près de 80 millions de cartouches et 100 000 roquettes pour bazookas RPG-7, soit, comme le dit le journal anglais Daily Telegraph : soit 15 fois les besoins de l’armée anglaise !!! L’armée afghane avait-elle besoin de 100 000 roquettes ? Les talibans ne disposent en face d’aucun char ! A qui d’autre pouvait être destiné cette incroyable commande ? Là est bien la question : Bout aurait-il servà l’impensable ? Questionné, le gouvernement de G.W.Bush avait eu cette incroyable répartie : „l’administration Bush a dit vouloir la traiter en raison des inquiétudes que le prochain président pourrait être un démocrate, éventuellement Hillary Clinton, qui pourrait abandonner l’Afghanistan „. C’était grotesque comme réponse, et renforçait surtout l’idée d’un armement… d’en face, pour faire durer la guerre plutôt que de chercher à l’arrêter faute de munitions ! „Abandonner l’Afghanistan”, ou y faire perdurer une guerre rémunératrice pour certains ? Viktor Bout n’aurait été qu’un maillon, certes, mais qui savait à qui était destiné véritablement ses millions de balles transportées : il savait d’où elle venaient (de Gerdec) et à qui elles étaient destinées… (en défintiive… aux Talibans !) !

 Que ce soit avec Aerocom ou Transavia Export, le Pentagone a donc bien signé des contrats de transport avec des sociétés dont les américains ne pouvaient ignorer le propriétaire : en 2005 quand on commence enfin à s’attaquer à Viktor Bout, dans la liste des société désormais interdites, les deux figurent en bonne place. Or le contrat de 300 millions de dollars du jeune broker en armement a commencé à être effectif le 16 mars 2007 alors qu’un mandat belge vise Viktor Bout depuis 2002 ! Pire encore : placé en difficulté par un sous-traitant local, Kosta Trebicka, et sa société Xhoi Ltd, Efraïm Diveroli fera appel à l’aide de… l’ambassadeur américain en Albanie, John L. Withers II, qui allait l’aider à se dépêtrer à la fois des paperasseries et des pressions du fils de l’ancien président, Shkelzen Berisha. Pour ce qui est de son intermédiaire sur place, Kosta Trebicka, on le retrouvera raide mort, éjecté de son 4×4 à plus de 45 mètres de sa voiture en pleine rase campagne, sur une piste où il n’y avait aucun obstacle. La police locale conclura à une faute de pilotage… dans le milieu des vendeurs d’armes, on a le volant difficile, sans doute. Surtout quand on envoie à la presse une cassette dénonçant le fils du premier ministre albanais comme responsable d’un gigantesque trafic d’armes !

 PS : cet été, alors qu’on le pensait réfugié en Israël depuis 2008 car placé sous la menace d’un mandat d’arrêt du FBI, sur plainte du Pentagone pour fournitures de munitions défectueuses (des balles de mauvaise qualité avaient explosé ou fait long feu dans les Kalachnokovs !), Efraïm Diveroli a resurgi (passablement grossi)….tranquillement, en Floride ! Logiquement, il aurait dû recevoir la sentence de son jugement, ici, en novembre prochain. Il s’est fait arrêter une deuxième fois ce 25 aout 2010… en train de tenter de vendre… devinez quoi ? „De larges quantités de munitions”  (des lots de chargeurs de 100 balles pour Kalachnikovs en fait) à des agents déguisés du FBI ! Il n’avait rien trouvé de mieux que de leur raconter qu’il importait des munitions de Corée du Sud, maintenant. Plus surprenant encore : l’homme, qui attendait son jugement, avait recommencé avec le même nom de société qu’en 2007, AmmoWorks ! Mais avait aussi créé depuis Advanced Munitions Distribution (qui dispose d’un site Web), Inc et Pinnacle Minerals Corporation (cette dernière société ayant curieusement son site dispo en arabe !).  Parmi ses nouveaux associés, un dénommé Dejan Djuric, 29 ans, possédant une société appelée Balkan Export LLC (*). On croit rêver, mais non. Il vendait des armes sur le net avec le même nom de société avec laquelle il était recherché depuis deux années… Et le FBI l’ignorait ? Impossible à penser ! Et deux ans auparavant, le croirez-vous, le nom de Djuric était déjà apparu…. lors de l’explosion du dépôt de Gerdec ! Rideau là !

  Advanced Munitions Distribution, Inc.”, „2228 Park Avenue”, „Unit 2”, „Miami Beach”, , FL, , „33139”, „(Also AEY, Inc. (Primary Record) ; Balkan Export, Inc. ; Diveroli, Efraim ; Djuric, Dejan, Mr. ; LOW, LLC ; Monahan, Aaron L., Mr. ; Pinnacle Minerals Corporation ; Shprecher, Jacob Franklin, Mr. ; aka Shprecher, Jake, Mr.)”, „B”, „ARMY”, „28-Sep-2010”, „Indef.

 „Balkan Export, Inc.”, „2228 Park Avenue”, , „Unit 2”, , FL, , „33139”, „(Also AEY, Inc. (Primary Record) ; Advanced Munitions Distribution, Inc. ; Diveroli, Efraim ; Djuric, Dejan, Mr. ; LOW, LLC ; Monahan, Aaron L., Mr. ; Pinnacle Minerals Corporation ; Shprecher, Jacob Franklin, Mr. ; aka Shprecher, Jake, Mr.)”, „B”, „ARMY”, „28-Sep-2010”, „Indef.”

 „Djuric, Dejan, Mr.”, , „Miami Beach”, , FL, , „33139”, „(Also AEY, Inc. (Primary Record) ; Advanced Munitions Distribution, Inc. ; Balkan Export, Inc. ; Diveroli, Efraim ; LOW, LLC ; Monahan, Aaron L., Mr. ; Pinnacle Minerals Corporation ; Shprecher, Jacob Franklin, Mr. ; aka Shprecher, Jake, Mr.)”, „B”, „ARMY”, „28-Sep-2010”, „Indef.”

 Le gag de la liste étant Jacob Franklin Shprecher, lié à la firme JBI, une firme privée de recouvrement d’emprunts fédéraux….

 

 

22/09/2012 - Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Diplomatie, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe

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