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Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete – ep.3

Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză

 Vă prezentăm în continuare, în serial, una dintre cele mai complexe documentații referitoare la crimă organizată și terorism, derulate de celebrul traficant de armament Viktor Bout și complicii săi. Reamintim că celebrul Bout a fost prins de autoritățile americane, judecat și condamnat la 25 de ani închisoare de abia după ce serviciile secrete române (partenere de trafic cu armament ale lui Viktor Bout) l-au trădat. Parchetul General și serviciile secrete române au deschis cu această ocazie dosarul strict secret de importanță deosebită 628/D/P/2005, care și astăzi este ținut la sertarul cuplului Băsescu-Kovesi. Dosarul Armamentul, cum este acesta cunoscut  a fost disjuns în 4 iulie 2005, din dosarul Răpirea din Irak și conține date importante din dosarul Îigareta 2. Inclusiv Anexa S207 a dosarului Țigareta 2, secretizată abuziv de Palatul Cotroceni. Ce ascund complicii români ai lui Viktor Bout ? Veți afla în continuare. Din păcate, informațiile ne-au fost furnizate în limba franceză, neavând timpul necesar traducerii.

 L’Afrique, avant l’Afghanistan ou le Kosovo, donc, mais encore avant un petit aéroport perdu au fond de l’Arkansas, patrie de Bill Clinton. Car cet endroit, dans les années 80-90, où les USA soutiennent les mouvements islamistes par haine du communisme est vite devenu une plaque tournante incontournable de différents trafics : celui des armes, bien sûr, mais en même temps celui de vastes quantités de drogue, de la cocaïne, surtout, en provenance de Colombie et chargée d’inonder le marché américain et européen. Sur ce tout petit aéroport de campagne vont donc se poser des engins inattendus. D’antiques Fairchild C-123 Providerde la guerre du Viet-Nam, des Hercules HC-130 et autres avions de transports, et même des Boeing 727 Afghans ! Pour cela, toute un myriade de fausses sociétés commerciales d’aviation vont être inventées, toutes reproduisant le syndrome d’Air America. A savoir des avions au look civils, mais pilotés par des militaires ou des mercenaires en mission gouvernementale. Ces sociétés, nous les retrouverons durant l’ère Bush, car ce sont les mêmes qui effectueront les fameux vols de „renditions”, pour que les prisonniers de Guantanamo aillent se faire torturer ailleurs qu’aux USA… Parmi celles-ci, une entreprise de Viktor Bout.

 Des Kalachnikovs des Balkans apparues on ne sait comment en Afghanistan, où Al-Qaida „prend le contrôle” disait-on précédémment „officiellement” ? Sauf… que des photos vont démonter le bel édifice. Une seule, pour commencer. Celle-ci. Un des fameux Boeing d’Ariana Airlines, (ici un exemplaire de 1973 à Orly !) en train d’être remis à neuf au beau milieu… de l’Arkansas. Le fief des Clinton, en un endroit très spécial : la base „secrète” de la Mena, celle qui relie le pays aux trafics de l’Iran-Gate d’un côté et des opérations douteuses de la CIA en… Afghanistan. Le même, repeint et photographié ici à Athènes, en 2008. Je reviendrais bientôt plus en détail sur le rôle de cette base qui a fait la une des journaux à scandale aux temps de Clinton (une manœuvre des républicains pour l’abattre politiquement qui sera arrêtée quand ceux-di redécouvriront que la Mena avait également beaucoup servi à Reagan !). L’avion était un ancien d’Air France (ici à Roissy en 1993, déjà repeint aux couleurs d’Ariana et photographié ici en 1988 sous les couleurs d’Air France) ! La Mena, décrite ainsi en 1991 : „Quoi qu’il en soit Mena possède un aéroport et il ressemble de l’extérieur à un aéroport ordinaire, normal. La seule chose qui différencie Mena Aéroport de tout autre est le fait qu’il y a des rangées et des rangées de hangars pour entretiens d’avions Aujourd’hui, le réaménagement d’avion est une industrie qui est fortdemandé par deux principaux clients payants. L’un d’eux est la CIA, et l’autre sont des trafiquants de drogue”… indique Mark Swaney, interviewé en sur la radio WBAI, qui continue un tableau assez affolant de l’endroit : „aujourd’hui, la Mena a le plus grand deuxième ou troisième – je ne sais pas exactement, en tout cas l’une des plus grosses installations de réaménagement d’avion des États-Unis. Et comme telle, elle a été – bien avant l’épisode des événements au Nicaragua – une base des opérations secrètes de la CIA- et reste à ce moment encore une base de la CIA”. En somme, les avions d’Ariana affrêtés par Victor Bout étaient entretenus par la CIA… voilà qui est aussi très clair, et même indéniable ! La fable de la découverte de 1998 de „techniciens” d’Al-Qaida réparant les avions d’Ariana ne tient pas la route deux minutes : c’était bien ceux de la CIA ! Les „équipes au sol du trafiquant d’armes clandestines Victor Bout” qui „effectuaient des tâches de maintenance sur les avions d’ Ariana Airlines ” n’étaient autres en réalité que des gens de Dodson International Parts, société installée à la Mena, comme nous allons le voir.

Un deuxième cliché plus récent encore ruine la maison de briques du petit cochon effarouché Wolosky. La fable s’effondre. Celui d’un bus, fourré comme il se peut dans la soute d’un Illyushin-76, sur une base américaine le 30 décembre 2009. Poussé par les hommes du 380th Expeditionary Logistics Readiness Squadron stationnés pour l’occasion à l’Andrews Air Force Base. Deux bus, exactement, de 44 places, note le site. Direction l’Afghanistan. Dans le reportage, on ne parle que du modèle „russe” de l’avion. Or, sur sa queue, son code, EK-76787, indique qu’il s’agit d’un avion de …. Phoenix Aviation. Un bloggeur note que ce transport n’a au fond aucun sens :”on dirait une part de l’argent pour le programme Clunkers (la reprise des vieilles voitures aux USA). Prenez un bus à 75 000 dollars et dépensez 60 000 dollars le faire voler à l’autre bout du monde. Alors qu’un bus chinois coûte ….35 000 dollars et largement moins à transporter…” un autre ajoute, hilare : „plan impressionnant, mais lorsque vous calculez le coût du fret, ce doit être l’autobus scolaire le plus cher au monde”. Mais transporté à grands frais par Phoenix Aviation… société de Victor Bout ! L’avion est l’ancien RA-76787, de chez „Magadan Avia” Leasing et „A400”. La même société qui volait en 2004 en ill-18. Avec son RA-76464 photographié ici à Sharjah en mars 2010. Un transport de deux bus de cette manière n’a en effet aucun sens. Mais c’est fout ce qu’on peut aussi caser, dans un bus, comme sait si bien le faire l’ISI en Afghanistan… rappelez-vous donc ! Le but du jeu n’est pas de se rendre utile : le car on ne sait pas ce qu’on va en faire à Kaboul (à moins qu’il ne serve de transport à autre chose !) : le but du jeu est de facturer à Phoenix Aviation une prestation qui lui fait empocher un bénéfice conséquent. Evidemment, dans le contrat, il ne faut pas chercher non plus l’appel d’offres et la mise en concurrence : c’est encore un de ces fameux „no bid contract”, à savoir un choix sans aucune concurrence. Le système est parfait : les bus ne servent strictement à rien dans cette histoire !

Phoenix, déjà décrit sur Agoravox en mars 2008 : „en 2003 encore, en effet, les fameux Antonov de Bout ont effectué 190 rotations en Irak. A partir bel et bien d’aéroports contrôlés par l’armée américaine. Tout est consigné dans un document, disponible ici. On y apprend que la société Phoenix Aviation se chargeait des transports d’armes à bord d’Ilyushin 18 et de quelques Boeing 737, immatriculés cette fois aux Emirats Arabes Unis. Une autre firme, Mega Airlines, immatriculée au Kazakhstan et dotée de 3 Boeing 727 et de 4 Ilyushin IL-18 a également servi aux transferts. Mega Airlines provient de la société Trans Aviation Global Group et de Air Bas, deux anciennes compagnies de Bout, appelée aussi parfois Irbis, qui détient un vieil Antonov 12 qui a pas mal sillonné le monde pour un avion cargo. Enregistré sous le nom de Trans Air Congo à Kinshasa, il provenait de Dolphin, encore une autre société écran de Viktor Bout. Immatriculé A6-ZYB, il est devenu 9L-LEC chez une firme nommée Skylink/Aerolink… on le retrouvera en Irak également, avant qu’il ne se crashe au Congo. Les avions de Viktor changent régulièrement d’affectation et d’immatriculation, meilleur moyen de brouiller les pistes pour ceux qui veulent prouver leur utilisation délictueuse”.Bref, le système est en place et fonctionne : au gré des coups de pinceaux, Viktor Bout jongle avec ses appareils et brouille les pistes. Chez lui, un appareil reste rarement trois mois avec la même décoration. Voire le même enregistrement.

Phoenix Aviation, créé avec un „ami” américain assez particulier,, un cas „passionnant : „en 1993, Richard Chichakli se lie d’amitié et d’affaires partenaires avec But. En 1995, l’aéroport de Sharjah embauche Chichakli comme directeur commercial d’une zone de libre-échange aujourd’hui très utilisée par Bout. Chichakli, un Syrien de naissance, a un aspect intéressant. Il prétend avoir été ami avec Oussama ben Laden alors qu’il étudiait en Arabie saoudite au début des années années 1980 (…) En 1986, il a déménagé au Texas, est devenu un citoyen américain, et a servi dans l’armée des États-Unis jusqu’en 1993, se spécialisant dans l’aviation, l’interrogatoire, et les services secrets. Il affirmera plus tard que non seulement il a servi dans l’armée américaine, mais aussi qu’il passé environ 18 années à travailler dans les services secrets (qui, si c’est vrai voudrait dire aussi qu’il était un agent de renseignement quand il était ami avec Ben Laden). La encore, on sait donc qu’il est, mais on laisse faire… Chichakli est un homme-clé des opérations : c’est le point d’ancrage sur le sol américaine de Viktor Bout.

Comme le dit un grand spécialiste de Bout, relevé encore par Farah… : „Il avait un réseau logistique, le meilleur dans le monde”, dit (notre fameux) Lee S. Wolosky, un ancien membre du personnel au Conseil de sécurité nationale (NSC), qui a dirigé les efforts inter-institutions des États-Unis pour suivre Bout à la fin des années 1990. „Il ya beaucoup de personnes qui peuvent livrer des armes à l’Afrique ou l’Afghanistan, mais vous pouvez compter sur une main ceux qui peuvent fournir les principaux systèmes d’armes rapidement. Viktor Bout est au sommet de cette liste.”Question logistique, s’est en effet rôdé : ce qui va enrichir Bout, c’est de faire des vols retours qui rapportent eux aussi :”l’argent est venu en quantité quand il a réalisé qu’il pouvait voler lucrativement avec une cargaison commerciale sur les vols de retour des armes. Son plus beau coup il le fera avec des glaïeuls achetés 2 dollars à Johannesburg et revendus 100 dollars à Dubaï”. Lee S. Wolosky peut après ça toujours venir parler en 2010 de sa „grande surprise” de découvrir le Pentagone utilisant les avions de Victor Bout : c’est lui qui organisait son trafic dans les Balkans ; vingt ans auparavant !

A la Mena, au beau milieu des Etats-Unis, il se passait donc de bien étranges choses. Au fond de l’Arkansas, pays des Clinton mais pas uniquement : la Mena relie également Bill Clinton à Bush père : „Beaucoup de gens ne savent pas que l’Arkansas a été très fortement et très profondément impliqué dans l’affaire Iran-Contra tout le temps où le gouverneur s’appelait Clinton ???? Le Gouverneur de l’État ! Et il y a eu de nombreuses histoires écrites à ce sujet dans la presse. Eh bien l’histoire, c’est que Mena Mena est une ville très petite au milieu des montagnes du sud-ouest de Ouachita, au sud-ouest de l’Arkansas et ce n’est pas un hasard, car c’est aussi situé dans le disctrict du congressiste John Paul Hammerschmidt, le troisième de l’Etat. Or il s’avère que John Paul Hammerschmidt est aussi l’un des très proches amis de George Bush (père) : il a été le Presidential Campaign Manager pour sa campagne de 76 et à nouveau en 1980. Les deux personnes sont très proches”. Hammerschmidt, pilote émérite décoré de la Distinguished Flying Cross. Hammerschmidt, qui avait battu Clinton de quelques voix, lors de l’élection de 1974, en pleines suites du Watergate, où a été abondamment utilisé la „dénégation plausible”. Hammerschmidt, proche des milieux d’extrême droite US, resté fort intéressé par les questions d’aviation et resté aussi visiblement très proche des services spéciaux : il fut en effet membre en 1989 de la Commission on Aviation Security and Terrorism (PCAST) après l’explosion du Boeing de la Pan Am de l’accident de Lockerbie, (Flight 103) survenu le 21 décembre 1988. La Mena a donc bien deux mentors ! Un républicain tendance dure, et un démocrate tendance molle. Mais à la Mena, on ne fait pas que fourbir les avions pour les Contras au Nicaragua.

A la Mena, les avions d’Ariana ont été clairement vus, notamment chez Dodson International Parts, une société de pièces détachées d’avion de l’Arkansas, installée sur place à Rantoul.En septembre 2009, elle vendait toujours un vieux B-727 d”Ariana qui a donc depuis trouvé preneur…. „Une autre révélation intéressante qui se répercute au travers des échos des opérations secrètes de renseignement américains est la confirmation que Dodson exploite une entreprise distincte dans l’Arkansas appelé Mena Aerospace Inc, situé à l’Intermountain Mena Aéroport municipal. En fait, un site Web de spotters a même espionné un avion appartenant à Dodson International sur la piste de la Mena l’aéroport en 2006. Cet aéronef est actuellement inscrit chez Dodson International, selon les registres de la FAA, mais il était la propriété dans le début des années 1990 d’Ariana Afghan Airlines”. A la Mena, il y a deux entreprises spécialisées dans la peinture d’aéronefs de grande taille : dans un si petit aéroport, c’est plus qu’étonnant. La encore, nous y reviendrons bientôt… Or, à partir de Dodson, on retombe sur ce qu’on déjà croisé ici à de multiples exemplaires : le trafic de drogue incluant des jets, dont le fameux DC-9 capturé à Mexico avec 4,5 tonnes de cocaïne à bord le 21 avril 2006 et particulièrement bien repeint, avec des symboles calquant très pour trait une organisation gouvernementale. L’appareil appartient à O’Connor’s Core Investments, une firme créée par le pilote du Gulfstream II crashé au Yucatan bourré de plus de 120 sacs de coke (pour 4,5 tonnes à nouveau !), qui avait été rachetée par Dodson ,juste avant le crash. Armes, drogue, la Mena a servi a beaucoup de choses… on retombe sur du sulfureux ! On saura peut-être un jour ce qui s’est passé la-bas (j’y reviendrai bientôt), et pour l’instant ne retenons qu’un nom : celui de Barry Seal, ami de Peter Goss(patron de la CIA sous G.W.Bush) et mercenaire des Contras, roi du pilotage de C-123 Provider et mort assassiné à Bâton Rouge, en Lousiane, le 19 février 1986 alors qu’il venait juste de commencer à parler. Dans le milieu, on ne fait pas de vieux os avec une langue bien pendue. Ses tueurs ? Des membres du Cartel de Medellin, retrouvés et envoyés en prison pour la vie en 1987.

Tout un système, donc, avec des pistes d’atterrissages semi-clandestines au cœur même des Etats-Unis, où atterrissent des „avions gris”, le surnom que l’on donne à ceux qui n’ont pas de marquage visible. Ou, qui, lorsqu’ils en ont un, est le même qu’un tout autre appareil existant : ce qui signifie que l’Agence Fédérale Américaine de l’Aviation couvre elle aussi les opérations ! La Mena, ou Base Camp , minuscule aéroport du Nevada en plein milieu d’un ancien site d’essais nucléaires (idéal pour dissuader les visiteurs, les panneaux dissuasifs „attention aux radiations” ça aide ! – ça ou les rumeurs sur les martiens !-) où avaient été vus de petits avions, un Pilatus blanc (V20A/PC-6), un CASA militaire, CN-235 immatriculé 66049, et deux Cessna Caravan 208 (N208NN et N403VP) de la base de Pope, du 427th Special Ops Squadron, spécialisé dans les opérations „hors normes officielles”. Un bien étrange „campement” muni de caméras et de gros radars. Qui reçoit régulièrement la visite de son Beechcraft N20RA attitré, celui de Janett Airlines, les avions liés aux activités les plus secrètes. Pas loin de la base de Nellis. Des avions tous retrouvés à Bagram, en 2003, aux côtés d’un Hercules, le C-130 N923SJ, assez spécial, lui aussi, car doté d’une décoration civile de Southern Air Transport, nommé aussi Air Foyle, qui sera vu lui aussi au retour sur le terrain de Base Camp . Et deux ans plus tard déjà repeint aux couleurs de Prescott Support Compagny( alors N3755P), puis devenu le N° 382-4673 chez Safair, censée travailler pour la firme de pétrole Oil Spill Response Ltd, OSRL. Bref, un avion changeant souvent de look. Un C-130 régulièrement vu en même temps que les gros Ilyushin IL-76 de…Victor Bout, qui a partagé Air Foyle Charter, via un des paravents de Bout appellé Norse Air Charter… A l’occasion Bruce Bird, le porte-parole d’Air Foyle, avait avoué que „Victor se présente à nous tous comme une personne et une entreprise dignes de confiance J’ai eu une longue conversation avec lui en Afrique du Sud et il semblait avoir un bon sens pratique qui comprenait l’entreprise. Nous ne savions pas que Bout était soupçonné jusqu’à ce que les journaux le rapportent. ”

C’est fou, en effet, avec Victor Bout le nombre de gens qui ne savaient pas ce qu’il faisait exactement…

PS : en attendant d’en savoir davantage, on peut regarder l’excellent reportage de CBS de mars 1994 sur le sujet de la Mena. La mise en cause de Rich Moutain Aviation y est nette et affirmée. De même que les manœuvres judiciaires pour cacher tout le trafic. On en reparlera bientôt en détail. Le documentaire de 1987 avec le logo „war on drugs” (à mettre aux côtés de ’War on Terror”) est tout aussi affligeant pour le régime de Clinton. La cocaïne est bien citée comme le moteur financier de la fourniture d’armes aux Contras. C’est le début d’une histoire qui se continue aujourd’hui… en Afghanistan. L’avion civil utilisé sur les bases US de l’armée était déjà déguisé en appareil humanitaire… l’avion était un DC-6 du Honduras. „Dans son témoignageen date du 9 août 1985, Oliver North résume dans une réunion avec Robert Owen („Rob”), sa liaison avec les contras. Ils discute d’un avion utilisé par Mario Calero, le frère d’Adolfo Calero, chef de la FDN, pour le transport de fournitures aux contras de la Nouvelle- Orléans au Honduras. North, écrit : „Le DC-6 du Honduras qui est utilisée pour les vols de la Nouvelle-Orléans est probablement être utilisé pour le transport de drogue aux Etats-Unis”. Très tôt, on trouve des Ill-76 dans l’histoire : n avril 1983 trois avions Libyens (LARAF) Il-76TDs et un C-130 atterrissent à l’aéroport de Manaus, au Brésil, après qu’un des l’IL-76 ait annoncé avoir certains problèmes techniques. Les appareils ont ensuite été fouillés par les autorités brésiliennes : au lieu de fournitures médicales – comme cités dans les documents de transport – il y avait 17 caisses avec dedans des avions Aero L-39 démontés à destination du Nicaragua. La cargaison a été mis en fourrière, tandis que les transports ont été autorisés à retourner en Libye d’où ils venaient. Les avions étaient siglés des Jamahiriya Air Transport. A Tripoli, on peut en voir encore, toujours actifs, avec en fond d’aéroport les avions de l”époque, abandonnés..

17/09/2012 Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Diplomatie, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Raportul Ohanesian, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe | Un comentariu

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 Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză

Episodul II

La „surprise” feinte de l’ancien responsable de l’anti-terrorisme, on l’avait déjà eue en septembre 1996, date à laquelle un journal américain avait montré, exemples à l’appui, le soutien du gouvernement à la mouvance islamiste d’europe centrale. A l’époque personne n’en n’avait mesuré les conséquences. Les russes étaient partis de l’Afghanistan, et les talibans commençaient leur règne de terreur. Dans les Balkans, il est déjà grand temps de s’apercevoir des dégâts et de la méprise. Les américains ont déversé des millions de dollars pour soutenir des groupes d’extrémistes dangereux. Il n’empêche : en Afghanistan, on était déjà en train de refaire pareil dès la mi-90. L’Alliance du Nord défaite en 1996 par les Talibans a bénéficié d’un chef charismatiique qui cachait la forêt des autres dirigeants, qui n’étaient que des chefs de guerre locaux que seul l’argent intéressait. Même le propre frère de Massoud tournera mal (en acceptant toute la corruption de son pays et en y participant largement). Un homme a manigancé tout ça et s’est trompé sur toute la ligne, „le protégé” de Zginew Brzezinski. Ses erreurs manifestes favorisent sur place l’arrivée de mercenaires de tous poils et les trafics en tous genre. Une circulation folle d’armes légères va alors envahir le monde : la Russie effondrée avait fait des stocks faramineux, ses satellites pire encore (par crainte d”une invasion on a avait disséminé partout en Yougoslavie comme en Albanie) : il faut bien les retrouver quelque part. Les américains, en puisant dedans, équipent donc à moindre frais leurs nouveaux alliés des vestiges de l’armée russe. La kalachnikov devient l’arme la plus répandue. Un homme fait voler tout ça et en sème partout : Victor Bout. Le logisticien de l’horreur, qui va en disséminer partout, en Afrique et au Moyen et Proche Orient. Quinze années plus tard, on les retrouvent disséminées dans les banlieues des grandes villes européennes.         

 Le système instauré par Viktor Bout est particulièrement au point. „Ces avions transportent des armes à travers la Croatie pour les musulmans en Bosnie, mais en raison de la détérioration des relations entre la Croatie et Bosnie musulmane, le gouvernement croate suspend les vols et et stocke sous surveilllance 120 tonnes d’armes. Dans le même temps, des hélicoptères lourds russes loués apportent plus directement des armes à la Bosnie musulmane. Des agents du gouvernement autrichien découvrent que la Third World Relief Agency (TWRA) est à l’origine du financement de l’ensemble de ces expéditions. Elle travaille avec Hasan Cengic, un imam radical qui est aussi un fonctionnaire du gouvernement de Bosnie. La TWRA et Cengic vont alors passer par d’autres voies. L’année suivante, le gouvernement allemand tombe sur un projet d’armes illégales en cours de négociation en Allemagne par les musulmans bosniaques et des marchands d’armes turcs, et arrête environ 30 personnes. TWRA a été l’intermédiaire financier de la transaction. Mais en dépit de l’exposition des TWRA comme un fontd de charité, pas un gouvernement ne prend des mesures contre elle, et elle continuera à être le principal véhicule par lequel la Bosnie musulmane se fournit en armes illégales”. En somme, on se doute du procédé, mais on ne fait rien pour l’empêcher… cette inertie va provoquer des ravages.

 Le 22 septembre 1996, un journal américain plutôt conservateur, le Washington Post, expose toute l’affaire, en citant les 350 millions de dollars qui ont servi aux transferts, et explique qu’à la tête du réseau figure un ex-diplomate indonésien, Elfatih Hassanein (ici à droite), qui a créé en 1987 l’agence qui détourne les aides. Malaise diplomatique évident à Washington. Car la filière remonte plus haut et atteint directement le gouvernement bosniaque : „un banquier de l’Ouest en Autriche affirme qu’Hassanein n’est que le „grand argentier” du président bosniaque Alija Izetbegovic. „Si la gouvernement de Bosnie dit „nous avons besoin de la farine”, „il court après la farine”. „Si il dit nous avons besoin d’armes, il court après les armes”. A la tête de la TWRA on trouve Hasan Cengic, Irfan Ljevakovic, Husein Zivalj et Dervis Djurdjevic, tous membres du SDA, le pari présidentiel ! Parmi les donateurs : l’Iran, le Soudan, et la (très) généreuse Arabie Saoudite, mais aussi un homme riche, dénommé Ben Laden, note le Washington Post. Or, au même moment, ce dernier commence à s’en prendre aux intérêts américains en tuant deux touristes au Yemen. A l’été 1991, il a été briévement arrêté puis relâché par l’Arabie Saoudite pour avoir dénoncé la présence de soldats US sur le territoire : bref, l’ancien allié des américains se forge (ou on lui forge !) une nouvelle vie… et s’expatrie au Soudan, où il pose au milieu des dirigeants du pays.

 L’argent américain coule à flots cependant pour approvisionner la Bosnie, sans aucun contrôle de son utilisation : „une étude ultérieure du gouvernement bosniaque, avec l’aide de l’Ouest et des agences de renseignement permettra de déterminer qu’au moins 2,5 milliards de dollars ont été versés à la TWRA en Bosnie entre 1992 et 1995”. Que ne ferait-on pas pour freiner le communisme, cette grande peur restée très vive aux USA. On est prêt à tout pour ça ,et comme en Afghanistan, à s’allier aux musulmans les plus extrêmes. L’étrange noria des avions de Victor Bout s’explique d’autant plus. Selon le Post également, l’administration Clinton aurait fermé les yeux sur les agissements d’Hassanein…. „Un diplomate occidental de haut rang de la région a dit que l’administration Clinton était au courant à partir de 1993 des activités de la Third World Relief Agency. Pourtant, les États-Unis n’ont pas pris de mesures pour arrêter ses achats de collecte de fonds, en grande partie en raison de la sympathie de l’administration pour les gouvernements musulmans et de l’ambivalence sur le maintien de l’embargo sur les armes”.

 En résumé, Clinton, en 1993, soutient (sans trop le montrer bien sûr) l’extrémisme islamique et… Ben Laden en Europe Centrale ! Les Etats-Unis, via les avions de Victor Bout, détournent ouvertement l’embargo de l’ONU sur les armes à la Bosnie ! Et leur faculté à ne pas afficher de références américaines sur leurs fuselages aide bien les Etats-Unis. Tout ce fait discrètement, vu que dans les ambassades tout le monde est au courant mais que personne ne dénonce les faits. „On nous a dit [par Washington] d’y regarder, mais que ça ne les gênait pas”, a déclaré un diplomate. „La Bosnie tentait d’obtenir des armes de tout le monde, et nous ne l’aidions pas beaucoup. Le moins qu’on puisse faire était de faire marche arrière. Nous avons donc fait marche arrière.” Un diplomate bien amer sur la suite des événements : „Il a reconnu que l’administration Clinton, maintenant qu’elle essaye de ramener la paix en Bosnie, est troublée par l’influence acquise par les musulmans jusqu’à-boutistes de Bosnie dans leur travail avec leur agence. „C’est un inconvénient majeur, a -t-il dit”… Les Etats-Unis, boutefeux et après pompiers des Balkans… et la diplomatie européenne qui fermait les yeux ! Clinton, dans les Balkans, a joué aux échecs en ne prenant pas les bons pions.

 En Europe, donc, mais aussi ailleurs, en retour, car le phénomène va essaimer. Les fêlés islamistes des Balkans vont eux aussi aller combattre le communisme….en Afghanistan ! Le 11 décembre 1995 encore, le journal anglais London Times montre une photo sidérante de brigade islamiste armée en uniforme blanc (?), la Brigade d’Al Muwafaq, des „mudjahidines” bosniaques, dans lequel un auteur d’article reconnaît la touche de Zalmay Khalilzad, „le protégé” de Zginew Brzezinski, l’homme alors qui décide de tout à la place de Carter… Zalmay Khalilzad deviendra plus tard le stratège en chef de la guerre… en Afghanistan, bien à l’aise au milieu du nid de faucons autour de Cheney ! Conseiller de l’Unocal, rongé par les extrémistes islamistes et signataire du Project for the New American Century (PNAC) ! Il avait conseillé avec ses amis à Clinton, déjà, d’enlever Saddam de son poste  ! Sous sa houlette, va se dessiner le profil catastrophique des années à venir. Gag ultime de ces „investissements” clintoniens dans le djihadisme : un membre de la brigade d’Al Muwafaq, qui n’est autre qu’Ahmed Ressam, sera retrouvé en 1999 arrêté en train d’élaborer un complot contre l’aéroport de Los Angeles sous le nom de Beni Antoine Noris… et sera jugé en 2005, il sera rejugé en 2007 et condamné à nouveau à 22 ans de prison. „Membre du réseau d’Oussama ben Laden, Ahmed Ressam avait commencé, après son arrestation, par devenir une importante source d’informations pour les policiers américains, britanniques, canadiens et allemands dans leur traque de terroristes” dit la presse canadienne, en ne citant rien de son origine „d’algérien bosniaque” : rien ne doit être rappelé du soutien américain à Al Muwafaq… l’homme était très certainement un informateur depuis toujours, mais paie une décision arbitraire pour des tas de raisons. A nous rappeler fortement un autre, venu en Inde faire des repérages photographiques à Mumbaï pour la CIA et jeté depuis en prison, à vie : David Headley.

 Burr et Collins, dans leur excellent „Alms for Jihad,”(Cambridge University Press, 2006) résument ainsi le procédé mis en place et le trafic d’armes : au milieu, il y a aussi des banques. „La TWRA est basée à Vienne, en Autriche et Izetbegovic apportait des garanties personnellement là-bas pour Hassanein auprès des banques .Très vite, des mitrailleuses, des missiles et autres armes vont être expédiés dans des conteneurs en Bosnie siglés comme „aide humanitaire. ” Hassanein est membre du parti du gouvernement du Soudan et un disciple du haut chef soudanais Hassan al-Turabi. Tout comme al-Turabi, il travaille avec Ben Laden et le „Cheikh aveugle », le Sheikh Omar Abdel-Rahman. Il devient le principal agent en Europe pour la commercialisation et la vente de cassettes vidéo et audio des sermons d’Abdul-Rahman. En Mars 1992, le gouvernement soudanais lui donne un passeport diplomatique, et il l’utilise de manière illégale pour le transport de grandes quantités de trésorerie provenant de l’Autriche en Bosnie sans être fouillé”. Or, parmi les containers, figuraient ceux en bonne place ceux de l’USAID, dont on a eu de cesse ici d’expliquer la nature… pour le moins dérangeante, sinon embarrassante.

 Tout le système fonctionne parfaitement, les banques lavent consciencieusement l’argent sale du trafic qui mêle armes et drogue. Et ne pensez pas que la filière se soit subitement arrêtée après 2001… le 5 octobre 2005, nouveau coup de tonnerre dans le ciel des Balkans en effet : on apprend ce jour-là la disparition de 200 000 AK47, soit 99 tonnes d’armement, qui étaient partis de Bosnie dans 4 avions de l’inévitable Victor Bout… les avions ont chargé les armes, sur une base US de Bosnie, se sont envolés et ne sont jamais atterris en Irak où ils étaient attendus… par les gens du Pentagone. Les avions étaient bien ceux d’Aerocom, l’une des sociétés de Viktor Bout. Selon le Daily Mirror”les chefs de la défense américaine ont engagé une firme américaine pour transporter les armes, dans les années 90 de Bosnie, vers l’ Irak. Mais les contrôleurs du trafic aérien à Bagdad n’ont pas retrouvé d’antécédents de vols, qui aurait eu lieu cette fois entre juillet 2004 et juillet 2005. Le porte-parole des forces de coalition a confirmé qu’ils n’avaient pas reçu „toutes les armes de Bosnie » et a ajouté qu’ils n’étaient « pas au courant de tous les achats pour l’Irak à partir de la Bosnie ». L’OTAN et des responsables américains ont déjà exprimé la crainte que les armes vendues par États-Unis, les entreprises britanniques et la suisse – soient passées aux insurgés”. Incroyable aveu d’une gestion pifométrique de leurs stocks et de leurs transports ! On a réussi à égarer en plein conflit 200 000 kalachnikovs ! Egarées dans la nature ! On note aussitôt que cela correspond aussi à une rupture nette entre le marchand d’armes et ses protecteurs américains. A t-il voulu jouer trop gros ?Toujours est-il qu’après ce fameux 5 octobre 2005, le discours des américains vis à vis de Viktor Bout va changer du tout au tout. Les cent tonnes de trop, celles qui restent en travers d”un Pentagone berné sont une partie de l’explication du revirement…. Ici, en France, quand on ouvre son journal télévisé, en 2010 et qu’on y apprend que pour une attaque de Banque on a sorti ce genre d’arsenal et tiré sur la Police avec ou sur la population, il y a de quoi se poser quelques questions sur l’incompétence ou l’irresponsabilité américaine sur la question !

 J’avais déjà tiré la sonnette d’Alarme en novembre 2007 ici-même : „Au marché noir de Baghdad, un fusil d’assaut AK 47 est vendu 25 dollars, un fusil léger américain modèle M-16, 84 dollars, un lance-roquette RPG-7, 350 dollars, et une mitrailleuse lourde anglaise Tommy à cylindre 42 dollars. On est loin, très loin, des tarifs annoncés aux contribuables américains. En France, on trouve des RPG-7 et 54 Kalachnikovs quand les policiers dénichent une cache de grand banditisme dans le Var. L’engin idéal pour s’attaquer aux convoyeurs de fond. L’essaimage irakien a des retombées jusque chez nous, contrairement à certains lecteurs d’Agoravox qui voudraient circonscrire le conflit à ses simples frontières. Un article récent assez effrayant du Monde indique que l’armement des banlieues françaises est loin d’avoir cessé. À la base, on retrouve les fuites d’armes du Kosovo. À la tête du trafic, un Croate, Radomic Micic, 42 ans, surnommé „Mitza” et deux Bosniaques, toujours en fuite. Leur stock d’armes impressionnant était planqué à Buverchy, un petit village discret de la Somme. Des armes et des „complets croates”, ce qui signifie des faux papiers. Extrêmement inquiétant pour la politique intérieure française.” On note l’origine du trafic : c’est bien des Balkans, et le système est le même que pour les cent tonnes envolées : des gens fabriquent des faux papiers d’exportation, ceux avec lesquels l’Europe a réussi à alimenter les deux belligérants durant la monstrueuse guerre Irak-Iran.

 Le Monde découvre avec effroi l’affaire lors du procès de Micic le 21 novembre : „Il faut décrypter un sabir codé, et le président de la 13e chambre du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Jean-Dominique Launay, s’y attache, ce 13 novembre, avec une infinie patience. – „Votre interlocuteur vous dit : „Elle est grande, très belle, cinq têtes.” Ça veut dire quoi cinq têtes ?” – „Cinq têtes, c’est 500 euros.” – „La lettre K désigne un kalachnikov ?” – „Oui, mais parfois ça peut être calibre.” – „Il dit aussi : „Les 6.35 et les 7.65, c’est des beaux trucs, il y en a la quantité que tu veux.” Vous, vous lui réclamez deux complets croates. C’est quoi des complets croates ?” – „Des faux papiers”, soupire à la barre Ramiz Tursunovic. Quatre jours durant, M. Launay passe en revue les pages et les pages d’écoutes téléphoniques qui ont permis l’arrestation en France, en trois vagues, de 2003 à 2005, de quinze hommes et une femme originaires des Balkans, soupçonnés d’avoir alimenté un trafic d’armes en banlieue parisienne. Un procès exemplaire a estimé la substitut du procureur, Camille Palluel. Car rare. „Pour une fois, quasi unique, vous avez à connaître des réseaux d’approvisionnement et d’écoulement de ces armes”, a-t-elle souligné aux juges. Des armes de guerre que l’on trouve dans le milieu du grand banditisme mais aussi, de plus en plus fréquemment, dans les banlieues. Et l’ancienne Yougoslavie est aujourd’hui devenue l’une des principales filières d’approvisionnement. ” Le 25 juin 2010, trois ans après, le Figaro retrouve enfin la filière… en France, ces dernières semaines, les „fameuses” Kalachnikov ont „parlé”, et enlevé la vie à une jeune maman policière, Aurélie Fouquet, que beaucoup ont déjà oublié.

 Dans leur thèse de III eme cycle sur les „Zones de non droit dans la République Française, mythes et réalités”, sortie en 2002, Xavier Raufer (Christian de Bongain) et François Haut avaient déjà reconnus et la dissémination et les modèles utilisés. „A Béziers, le 2 Septembre 2001, après une perquisition chez Salir Bghioua, le criminel qui avait attaqué un fourgon de police au lance-roquette et tué au fusil d’assaut le directeur de cabinet du maire de Béziers, on trouvait un vrai équipement de mercenaire : fusils d’assaut, fusils à pompe, lance-roquette en provenance des balkans. Le 11 octobre, un AK 47, trois chargeurs et une lunette de visée pour fusil étaient retrouvés dans la cité des 4000 à la Courneuve. Début novembre, la police découvrait dans les parties communes d’une cité d’Epinay-sur-Seine une grenade défensive, un pistolet mitrailleur et plusieurs chargeurs. Ces armes de guerre proviennent le plus souvent de Yougoslavie. Elles prolifèrent de façon très inquiétante et nourrissent le grand banditisme qui les utilise notamment pour attaquer les transporteur de fonds. Le 23 mai 2002, le braquage manqué d’un fourgon de la Brink’s à Emerainville (Seine-et-Marne) permettait à la police de mettre la main sur un arsenal impressionnant lance-roquettes, fusils d’assaut de type Kalachnikov (AK 47), pistolets automatiques, munitions de gros calibres à profusion. Les attaques de fourgon, comme un grand nombre de hold-up se font désormais avec armes et parfois uniformes de guerre”. Les deux auteurs sont connus pour leurs sympathies pour l’extrême droite : le premier a été en 1971 membre du Conseil national d’Ordre nouveau, et le second est un ancien d’Occident et du Front national. Le premier a édité plusieurs ouvrages avec Alain Bauer, conseiller présidentiel et gérant d’une société de sécurité. Tous a dénoncer les trafics, mais certains à vivre sur la crainte que cela inspire… A la télévision française, „Envoyé Spécial” avait évoqué le problème des armes en banlieue….

 Pour ajouter à la facilité actuelle à trouver des armes, l’annonce le 8 septembre dernier de la découverte d’un arsenal en Angleterre chez un particulier, Graham Lane, de Worcester, un électricien responsable d’un club de tir, comportant roquettes, canon et obus est plus qu’inquiétant en effet : „tous achetés sur Internet”, déclare à la presse le „hobbyste” des armes… Pire encore en septembre 2010 avec la lecture d’un très inquiétant rapport en provenance du Mexique cette fois, où se passe une véritable guerre entre les cartels et le pouvoir. „Un nouveau rapport détaille l’abondance des armes américaines livrées aux cartels – et l’insuffisance des efforts américains visant à mettre fin à ce trafic illicite. Selon les auteurs, Colby Goodman et Michel Marizco, au moins 62 800 et au plus 80 000 armes à feu confisquées par les autorités mexicaines à partir de décembre 2006 jusque Février 2010 provenaient des États-Unis. Les armes passent en contrebande à travers la frontière à un taux pouvant aller jusqu’à 5 000 par an. Les deux variétés les plus utilisées sont des fusils d’assaut : l’AK-47 fabriqué en Roumanie et des clones de Bushmaster AR-15 (…) Plus de 2.000 policiers et des agents fédéraux sont parmi les 28.000 tués liés à la drogue et à la violence dans ces quatre dernières années. Selon Goodman et Marizco, dont le travail a été commandité par le Centre Woodrow Wilson et l’Université de San Diego, une seule armurerie de Houston a fourni en 15 mois 339 armes d’assaut, des fusils et des pistolets pour des acheteurs qui ont été responsables de la mort de 18 mexicains, policiers et civils. Quelque 7 000 magasins vendent des armes le long de la frontière américano-mexicaine. Ils ne sont pas tenus d’informer les autorités, même si une personne achète des dizaines d’armes d’assaut dans une courte période. pour l’exercice 2009, les agents des États-Unis ont révoqué les licences de 11 magasins seulement pour violation de la législation. Une fois les armes achetées – généralement par des hommes de paille, des acheteurs agissant au nom d’ intermédiaires des cartels – elles sont facilement écoulés dans le trafic à travers le frontière”.

 Le rapport accablant pousse loin son investigation. „Connu comme le „cuerno de chivo”, ou „la „corne de bouc”, pour son chargeur en forme de banane, les autorités mexicaines disent aussi que divers types d’AK-47 sont fréquemment saisis par les militaires mexicains et les forces de police. Jesse, un ancien trafiquant du cartel de Sinaloa a déclaré aux auteurs que des AK-47 sont très appréciés, en particulier ceux qui sont équipés avec un „underfolder ” (crosse repliable), au lieu du montage avec crosse normale, ce qui rend les plus courts, plus dissimulables, et sont très demandés par les trafiquants. „La plupart des AK-47 roumains qui ont trouvé leur chemin vers le Mexique ont été importés aux USA via l’Europe, déclarés comme une arme à feu complète ou en partie, ou sous forme de kit, malgré l’interdiction américaine sur l’importation de fusils d’ assaut semi-automatiques. D’autres types de fusils AK-47 ont également été récupérés en 2009. Par exemple, le Mexique a saisi 281 AK-47 chinoises de Norincodu 1er janvier au 30 juin 2009 (…) En plus les trafiquants essaient d’obtenir des chargeurs de calibre 7.62x39mm à tambour et des magazins de 50, 75 ou 100 munitions pour AK-47 à partir des États-Unis, beaucoup de dces chargeurs étant associés à des poursuites judiciaires à Tijuana”. C’est bien tout un système laxiste sur les armes qui permet cette effroyable dissémination ! On trouve en effet là-bas une Norinco AK-47 84S pour 1200-1700 dollars ; facilement… sur le net.

 Récemment, la découverte d’une cache en Belgique contenant des Kalachnikovs mais surtout des quantités importantes de Semtex ont ravivé les craintes d’un attentat majeur en Europe : selon les paroles du procureur de Liège, décrivant le poids des explosifs supposés dans la nature, elles peuvent être justifiées, en effet.

 

17/09/2012 Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Diplomatie, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Raportul Ohanesian, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe | Un comentariu

Iată ce ascund Traian Băsescu și camarilla sa din parchete sau servicii secrete

Viktor Bout – Dosar complet de crimă organizată și terorism în limba franceză

 Vă prezentăm în continuare, în serial, una dintre cele mai complexe documentații referitoare la crimă organizată și terorism, derulate de celebrul traficant de armament Viktor Bout și complicii săi. Reamintim că celebrul Bout a fost prins de autoritățile americane, judecat și condamnat la 25 de ani închisoare de abia după ce serviciile secrete române (partenere de trafic cu armament ale lui Viktor Bout) l-au trădat. Parchetul General și serviciile secrete române au deschis cu această ocazie dosarul strict secret de importanță deosebită 628/D/P/2005, care și astăzi este ținut la sertarul cuplului Băsescu-Kovesi. Dosarul Armamentul, cum este acesta cunoscut  a fost disjuns în 4 iulie 2005, din dosarul Răpirea din Irak și conține date importante din dosarul Îigareta 2. Inclusiv Anexa S207 a dosarului Țigareta 2, secretizată abuziv de Palatul Cotroceni. Ce ascund complicii români ai lui Viktor Bout ? Veți afla în continuare. Din păcate, informațiile ne-au fost furnizate în limba franceză, neavând timpul necesar traducerii.

 Episodul I

 Victor Bout enfin extradé apprend-on au début de cet été (à l’heure actuelle, ce n’est pas encore tout à fait le cas ) ! Voilà une nouvelle intéressante : s’il y a procès, on va apprendre des choses passionnantes, se dit-on (*). C’est compter sans les spécialistes de l’édification à la truelle de véritables barrages médiatiques. Un petit cochon qui construit vite une maison, face au loup qu’on vient de relâcher. Au premier rang de ses maçons-express d’un autre type, quelqu’un qui vient candidement de faire l’étonné en „découvrant”, selon lui, les livraisons des avions de Victor Bout à l’armée américaine pendant le conflit Irakien : or, n’importe quel pékin moyen est aujourd’hui au courant de tout cela. Pourtant, celui qui affirme être „surpris” n’est pas n’importe qui…. il s’appelle Lee Wolosky. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant… il en a des choses à nous dire ! Retour sur la carrière mémorable de Victor Bout, et révélations dérangeantes obligatoires à la clé. Et comme cela fait un petit bout de temps qu’on ne vous en a pas parlé, on va lui consacrer une bonne paire d’épisodes… le (très) vaste sujet méritant une étude approfondie… et quelques mises au point.

 L’homme qui fait semblant de tomber de haut et qui vient nous jouer le coup du „je ne connais pas cet individu” n’est autre en effet que Lee Scott Wolosky, ancien membre du contre-terrorisme sous Clinton et Bush (père), responsable des „menaces trans-nationales” du „National Security Staff”. Un organisme qui se charge depuis toujours, justement, de pister les marchands d’armes, jusqu’en dans leurs dépôt bancaires, et en ce sens… s’occupait activement du dossier Victor Bout ! L’homme qui vient nous faire croire à la surprise de découvrir les activités de Victor Bout est celui qui connaissait le mieux son dossier ! Cet homme, devenu avocat, ment, obligatoirement et nécessairement. Avec lui, les Etats-Unis s’enferment dans le déni. Et ressortent le vieux tiroir de la „dénégation plausible”, une vieille recette de la CIA inventée par Allen Dulles, lorsque ça sentait trop fort le roussi dans un de ses dossiers. En fait de roussi, l’incendie que pourrait déclencher Victor Bout, en révélant toutes ces activités, n’est rien à côté de celui qui vient d’enflammer la Russie… il va falloir trouver une autre image que celle du petit cochon en ce cas pour venir le défendre…. chez Walt Disney, toujours, s’entend bien.

 La déclaration est tout simplement scandaleuse, elle a été imprimée par le New-York Times du 29 août dernier : „M. Wolosky dit que lui et ses collègues ont été surpris d’apprendre dans les derniers bulletins d’informations que les sociétés de M. Bout ont été utilisées comme sous-traitants par l’armée américaine pour livrer des fourniture à l’Iraq en 2003 et 2004, y gagnant 60 millions de dollars, selon l’estimation de M. Farah. „J’ai lu ces rapports en état de choc”, a déclaré M. Wolosky. „Personnellement, je l’attribue au désordre de l’ effort de guerre en Irak” ajoute-t-il. Il y a longtemps qu’un responsable américain n’avait pas menti autant, c’est clair ! Cette fameuse sous-traitance, tout le monde en a parlé, tout le monde la connait, tout le monde l’a vue, et tout le monde en a vu les effets. Sauf Lee Scott Wolosky ! „Choqué” se dit-il ? Mais c’est nous qui le sommes devant pareille dénégation ! Cet homme était obligatoirement au courant : cela fait plus de vingt ans qu’il s’occupe personnellement de Victor Bout !

 Il devrait ne pas l’être, il ne peut pas l’être, en effet car il connaît parfaitement le sujet : „en 1999, Witney Schneidman, du département d’Etat, effectue la collecte d’informations sur les nombreuses guerres civiles et les conflits qui font rage en Afrique. Il remarque que le nom de Victor Bout, un Russie marchand d’armes, ne cesse d’apparaître dans de nombreux conflits. Parfois, Bout fournit même des deux côtés d’une guerre civile. Au début de l’été 1999, un fonctionnaire de la NSA fait à Schneidman un exposé sur Bout, du type „avis définitif” fondé principalement sur les communications interceptées par la NSA sur son cas. Les photos montrent des douzaines d’avions stationnés dans un aéroport de Sharjah, aux Emirats Arabes Unis, tous appartiennent à Bout. Schneidman commence alors à mobiliser d’autres fonctionnaires. Au début de 2000, lui et le conseiller Lee Wolosky du Conseil National de Sécurité créent une équipe chargée d’appréhender Bout. Tandis que Bout reste peu connu du grand public, pour de nombreux Etats-Unis fonctionnaires, il devient le plus criminel recherché dans le monde, en dehors d’Oussama Ben Laden et de ses proches collaborateurs” notent Farah et Brown dans leur livre „Marchands de mort”. Dès 1999, donc, Wolosky est parfaitement au courant de ce qui se trame à Sharjah. C’est lui qui monte une équipe pour le capturer ! Et quant à le chercher comme Ben Laden… on sait ce que ça signifie d’emblée : „Laissons-le courir”, plutôt…. un de plus !

 L’année précédente déjà, pourtant, la CIA avait „découvert”, paraît-il, l’activité illicite de Victor Bout, au même endroit, nous dit une presse complaisante. A Sharjah !  „En 1998, les analystes de la CIA se rendre compte que les équipes au sol du trafiquant d’armes clandestines Victor Bout effectuent des tâches de maintenance sur les avions d’ Ariana Airlines, pour des vols à destination et en provenance de l’Afghanistan. la flotte aérienne de Bout est basée à Sharjah, aux Émirats arabes unis (EAU), où en fait Bout travaille avec les Talibans depuis 1996 environ. La CIA a également collecté des renseignements selon lesquels les agents d’Al-Qaïda se déplacent fréquemment entre l’Afghanistan et les Émirats Arabes Unis. Ariana, la compagnie aérienne officielle de l’Afghanistan, est la seule compagnie aérienne qui effectue des vols entre le Moyen-Orient et en Afghanistan. Par conséquent, Michael Scheuer, a la tête de l”unité de Ben Laden à la CIA, conclut qu’ Ariana est utilisé comme un service de „taxis terroristes.” Et Scheuer conclut que Bout aide al-Qaïda”. Fin limier, le Scheuer !!!

 Très bien, voilà clairement exposé les faits, indéniables. La thèse tout ce qu’il y a de plus officielle, qu’on s’empresse de croire. Le Los Angeles Times en rajoute 2001 une couche au trafic. Selon lui, „en 1996, Al-Qaïda prend le contrôle de la compagnie aérienne Ariana, compagnie aérienne nationale de l’Afghanistan, pour une utilisation dans son réseau de commerce illégal. Les vols passagers sont rares et irréguliers, car les avions sont utilisés pour faire voler des drogues, des armes, de l’or, et le personnel, surtout entre l’Afghanistan, les Emirats arabes unis (EAU), et le Pakistan. L’Emirat de Sharjah, aux Émirats arabes unis, devient une plaque tournante pour la drogue d’Al-Qaïda et la contrebande d’armes. En règle générale, „grandes quantités de drogues „sont emportées à partir de Kandahar, en Afghanistan, vers Sharjah, et de grandes quantités d’armes sont rapatriées en Afghanistan”. La drogue en plus donc. Bien mais toujours pas d’implication américaine dans l’affaire… la thèse sert des intérêts uniques.

 A part que la réalité est quelque peu différente, selon l’un des auteurs de l’ouvrage déjà cité : cela a démarré il y a plus longtemps que cela, mais les américains ne le diront jamais, car cela revient à accepter de reconnaître le rôle de Victor Bout chez eux bien avant, nous explique-t-il : „Bout, d’abord, a fait des livraisons d’armes pour l’Afghanistan et l’Alliance du Nord en 1992. Trois ans plus tard, un chasseur Mig, piloté par les talibans, a intercepté un avion cargo loué par Bout pour la livraison de plusieurs millions de munitions destiné au gouvernement de Kaboul. Les talibans se sont emparés de l’avion cargo et son équipage a été emprisonné. Bout a négocié avec les mollahs pendant des mois. Enfin, après un an, l’équipage a réussi ce qui semblait être une évasion miraculeuse, déjouant leurs ravisseurs et volant l’Ilyushin resté à l’extérieur de Kandahar (Ils seront restés détenus 368 jours). Mais les services de renseignement occidentaux et les rivaux de Bout sont restés sceptiques, et ont suggéré plus tard que la libération de l’équipage était liée à un contrat secret avec les mollahs. Juste après, en 1995, Sharjah a établi une zone de libre-échange qui est rapidement devenue réputée pour ses contrôles laxistes et des liens étroits avec des islamistes radicaux. Parce que les Emirats Arabes Unis ont été l’un des trois seuls pays (avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite) à reconnaître le gouvernement des Talibans en Afghanistan, Sharjah est devenu le principal centre commercial du régime, où il a pu acheter tout ce qu’il désirait, des armes et aux téléphones par satellite aussi bien que les réfrigérateurs et les générateurs”. Toute l’affaire a bien commencé avec des livraisons pour l’Alliance du Nord, payées alors par les USA ! Wolosky a vraiment la mémoire courte ! Et ça a même commencé avant encore, comme nous allons le découvrir… Viktor Bout n’est pas né d’une génération spontanée ! Loin de là !

 L’avion intercepté par un MIG-21 taliban, je vous l’ai retrouvé, en Russie, dans un article paru cet été. C’est l’IL-76TD RA-76842. Dans un hangar, en train d’être remis à neuf et de devenir, repeint au pinceau (!) l’Aviacon Zitotrans RA-76842. Photographié ici en 2009 à… Cayenne. Mais aussi ici à l’atterrissage sur la base de Verona Villafranca, une base américaine. Ou à l’arrêt à Eindhoven Welschap, autre base US. L’avion a semble-t-il été restauré dès son échappée, et a depuis été repeint (au pinceau ?) plusieurs fois ; en 2006, on pouvait le voir immaculé à Vatry, en France. Alors qu’en 2001, déjà…. il se baladait à Ostende, le fief européen de Victor Bout, sous le nom d’Airstan Heavy Lift..(retenons ce nom !). au moment même où l’équipage et son leader, le „Captain Vladimir Sharpatov, échappés des mains des talibans” racontaient leur fable dans la presse mondiale, voilà qui tombait pile…. on l’avait pourtant déjà aperçu à Palma de Majorque, en 1998… à peine deux ans après avoir échappé aux talibans… En 2005, le revoilà chargeant des choses qui ne désiraient visiblement pas trop être vues, en Estonie. A ce moment là, Victor Bout est à peine soupçonné et ses avions font des norias journalières en Irak pour l’US Army. Ou interviennent au nom de l’ONU qui les loue lors des catastrophes comme les inondations ou les tremblements de terre. Si bien que parfois, certains appareils siglés ONU ont un tout autre chargement à bord…

 Des livraisons d’armes dès 1992 de la part de Victor Bout, avec des avions déguisés au nom de l’ONU ? Oui, comme le confirment Farah et Brown dans leur livre ; mais pas uniquement vers l’Afghanistan. Dans les Balkans, d’abord : „Un véritable pipeline à armes secrètes en Bosnie, en violation de l’embargo de l’ONU sur les armes est découvert. De gros avions de transport arrivent une fois par semaine pendant quatre semaines, du Soudan à Maribor, en Slovénie. La cargaison est marqué comme l’aide humanitaire, mais en fait les avions transportent des tonnes d’armes, principalement de l’excédent les stocks de vieux armes soviétiques. Les avions sont gérés par une société appartenant à Victor Bout, un marchand notoire d’armes illégales qui plus tard travaillera en étroite collaboration avec les talibans en Afghanistan.” Dès 1992, le système est donc en place : les avions portent les marques de l’ONU (parfois même pas, mais ils sont immatriculés UN, ce qui prête à confusion car c’est le symbole du Kazakhstan, là où Victor Bout enregistre ses avions !) et alimentent le conflit via un circuit assez sophistiqué (ici via le Soudan, où Bout fait effectivement dans l’humanitaire à l’aller et ramène des armes au retour !) et font à la fois dans l’humanitaire (à l’aller) et dans l’armement (au retour, ou l’inverse, c’est selon !).

 Viktor Bout, avait effectivement commencé son activité non pas en Afghanistan, à apporter des armes aux Moudjahidines que soutenaient les Etats-Unis ; mais ailleurs en Europe, en plein milieu des Balkans. Il est en effet venu en livrer d’autres auparavant, eux aussi soutenus par les Etats-Unis… mais cela, nous le verrons plus tard si vous le voulez bien.

 (*) à part si c’est comme à l’habitude, avec un plaider coupable pour tenter de réduire la peine : le jeune islamiste Faizal Shahzad n’a pas échappé à la règle. Résultat, nous n’avons rien su de son recrutement, et du rôle qu’à pu y jouer David Headley. A noter les „expériences” faites par le FBI sur l’équipement de la voiture de Faizal : évidemment, chez eux, ça marche et c’est dévastateur. Menée le 29 juin 2010 à Osceola Mills, en Pennsylvanie.

17/09/2012 Posted by | Armata, Ciocoii de serviciu, Deontologii, presa si serviciile secrete, Diplomatie, Justitie si injustitie, KGB, Ministerul de Interne, Rapirea din Irak, Raportul Ohanesian, Securistii vechi si noi, Serviciul Roman de Informatii, Servicul de Informatii Externe | Un comentariu